En bref : Papouasie-Nouvelle-Guinée

La Fondation des amis : prévention du VIH/SIDA et soutien des mères et des enfants touchés par le virus

Image de l'UNICEF
© UNICEF EAPRO/2005/ Bloemen
Kerry, 7 ans, en compagnie de Tessie Soi, Directrice de la Fondation des amis – une organisation qui bénéficie du soutien de l’UNICEF et a pour objet de contribuer à prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant, en Papouasie- Nouvelle-Guinée.

Par Shantha Bloeman

PORT MORESBY, Papouasie-Nouvelle-Guinée, 16 janvier 2006 – En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’épidémie de VIH/SIDA fait de plus en plus de ravages chez les enfants : environ 11 000 d’entre eux sont actuellement séropositifs ou malades du SIDA, selon le bureau de l’UNICEF dans ce pays. Un travailleur social particulièrement dévoué rassemble de l’aide permettant d’apporter un soutien aux mères et aux enfants touchés par cette maladie.

Avec l’aide de l’UNICEF, Tessie Soi a lancé la Fondation des amis (Friends’ Foundation), une organisation qui met tout en œuvre afin de contribuer à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et qui fournit également une assistance aux mères et aux enfants séropositifs ou malades du SIDA.

La Fondation des amis fait participer des mères séropositives au programme de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PMTCT), qui se déroule à Port Moresby Hospital, – il s’agit en particulier de mères dont le test de dépistage s’est révélé positif alors qu’elles étaient déjà enceintes.

« La Fondation des amis » a pour but essentiel de s’occuper des mères dont on a diagnostiqué la séropositivité, de les aider jusqu’à l’accouchement, puis de les ramener chez elles », explique Mme Soi. « Nous assurons un suivi des enfants au cours de leurs 18 premiers mois ».

Mme Soi sait à quel point la prévention du VIH/SIDA de la mère à l’enfant est une question grave. À ce jour, elle a vu l’inhumation de 80 enfants victimes du virus.

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© UNICEF EAPRO/2005/ Bloemen
Des femmes viennent à la Fondation des amis s’informer sur la prévention de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant.

Un groupe de soutien

Dans un pays où le VIH/SIDA reste une maladie honteuse et suscite des pratiques très discriminatoires, il est primordial d’apporter aide et assistance aux mères et à leurs enfants. « J’ai vu qu’il fallait pénétrer dans la population pour que l’opprobre et la discrimination diminuent et qu’il était nécessaire de se rendre au domicile de ceux qui ont appris qu’ils étaient porteurs du virus », raconte Mme Soi.

La Fondation des amis offre de l’aide, dans le cadre d’un groupe de soutien, aux mères et aux enfants séropositifs ou malades du SIDA. Un bon nombre de membres de ce groupe l’ont intégré par le biais du service de pédiatrie de l’hôpital et, parmi eux, Lei et ses deux filles, Kerry, 7 ans, et Laho, 9 ans. Kerry et Laho n’ont été diagnostiquées séropositives qu’après leur naissance. Elles souffrent de tuberculose, de diarrhées et d’autres maladies.

« Lorsque Kerry est née, elle n’allait pas bien, et je l’ai donc amenée au service de pédiatrie de l’hôpital », dit Lei. « Cela se passait en 1999. Après un test de dépistage, les médecins ont annoncé qu’elle était séropositive. Aussi ont-ils analysé également mon sang et découvert que j’étais moi aussi séropositive.

« Nous sommes restées deux mois dans le service puis on nous a fait sortir. Pourtant, Kerry ne se sentait toujours pas bien. Pour cette raison, nous sommes revenues en juin et nous sommes restées dans le service jusqu’en janvier. On nous a de nouveau fait sortir. Mais Kerry était encore malade et ainsi nous retournons toujours à l’hôpital ».

Un développement des services offerts

Disposant de ressources limitées et de cinq travailleurs sociaux seulement, l’hôpital n’était pas en mesure de fournir l’assistance rendue nécessaire par l’augmentation du nombre de personnes souffrant de maladies liées au SIDA. La Fondation des amis s’est efforcée de combler ce vide, en enrôlant de jeunes bénévoles pour le suivi des mères et des enfants.

Les services ainsi fournis n’ont pas  de prix pour Lei, qui avait également deux filles plus âgées à élever. À présent, elle compte sur l’aide des bénévoles et sur l’amitié que lui apporte le groupe de soutien. Elle reçoit la nourriture, les conseils et les soins dont elle et ses enfants ont besoin pour s’en sortir.

« En venant à La Fondation des amis, cela m’a permis de savoir que j’avais des amis comme moi et que je n’étais pas seule au monde », déclare Lei.
 
On s’efforce actuellement d’empêcher que de nouveaux enfants soient infectés à la naissance par le virus en développant des services de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PMTCT) dans les hôpitaux de tout le pays. On espère qu’il sera possible de reproduire ailleurs le modèle de protection et de soutien créé par Tessie et La Fondation des amis.

Actuellement, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les traitements antirétroviraux sont peu accessibles aux personnes séropositives ou malades du SIDA. Aussi très peu d’enfants bénéficient-ils de ces traitements. Il ne suffit pas de travailler au développement de la PMTCT, l’action en vue d’un meilleur accès au traitement pédiatrique constitue une priorité urgente pour l’UNICEF et ses partenaires.


 

 

Vidéo (en anglais)

16 janvier 2006 :
Brian Hall décrit la manière dont La Fondation des amis contribue à la prévention de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

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Audio (en anglais)

16 janvier 2006 :
Des experts et des personnes atteintes par le virus débattent de l’aggravation du problème du VIH et du SIDA en  Papouasie-Nouvelle-Guinée, les femmes et les jeunes étant les plus touchés.
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