Pakistan

Les centres d’apprentissage temporaires appuyés par l’UNICEF permettent aux enfants affectés par les inondations au Pakistan de recevoir une éducation

Par A. Sami Malik

SINDH, Pakistan, 1er novembre 2011 – Noor Jehan, 10 ans, fait partie des 60 élèves d’un centre d’apprentissage temporaire (CAT) établi par l’UNICEF dans le camp de Bukhaira grâce à son partenaire, la Strengthening Participatory Organisation (SPO).

VIDÉO (en anglais) : L’UNICEF fait le point sur les centres d’apprentissage temporaires qui donnent de nouveaux espoirs aux enfants touchés par les inondations dans la province de Sindh au Pakistan.  Regarder dans RealPlayer

 

« Un, deux, trois, quatre, nous apprenons à compter », explique Noor avec enthousiasme. « Ici, l’enseignement est bon – il est meilleur que dans l’école de notre village ».

Ses impressions sont partagées par son professeur du CAT, Mlle Shireen, qui sent que les élèves de l’école du camp sont davantage motivés pour apprendre et participer aux activités scolaires comme aux loisirs.

« Le matériel d’apprentissage et de loisirs fourni par l’UNICEF est motivant », explique-t-elle. « Pour moi, il est facile d’enseigner avec ce matériel parce que les enfants s’impliquent davantage ».

Un enseignement de qualité

Les familles touchées par les inondations se sont rendues au camp de Bukhaira après l’élévation des niveaux d’eau dans les zones de faible altitude de Tando Allahyar, l’un des districts les plus éprouvés par les inondations. Le camp accueille actuellement 350 familles déplacées. Les organisations humanitaires fournissent un abri, de la nourriture, de l’eau potable et des médicaments. 

Ayant perdu leurs biens dans l’inondation, les parents de Noor ont pour seule satisfaction le fait que leur fille reçoive un enseignement de qualité à l’école du camp.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Pakistan/2011/Sami
Noor Jehan lit au tableau dans le centre d’apprentissage temporaire établi par l’UNICEF au camp de Bukhaira consacré aux familles touchées par les inondations.

« C’est une bonne chose qu’elle étudie ici » a affirmé sa mère, Mitha Sumar. « Nous sommes pauvres et nous n’avons rien. Cette école a été mise en place pour les enfants, comme ça au moins ils peuvent étudier dans le camp ».

« L’école en boîte »

L’UNICEF et ses partenaires prévoient de mettre en place d’autres CAT pour les enfants dans la zone inondée. Jusqu’à présent, 1300 centres ont été établis, servant près de 70 000 enfants. Leur objectif est de mettre en place au moins 4000 CAT dans les zones affectées.

En plus de former les professeurs à travailler dans ces CAT, l’UNICEF fournit aussi aux centres des kits d’« école en boîte », qui contiennent suffisamment de matériel d’apprentissage pour gérer une école primaire avec 80 enfants, ainsi que des kits de jeux, des tapis, des tableaux, de la papèterie et d’autres fournitures.

Fawad Shah, spécialiste de l’éducation en situation d’urgence pour l’UNICEF, a souligné la nécessité pour les enfants de recevoir un enseignement digne de ce nom malgré ces circonstances difficiles. « Cette province a connu des situations d’urgence successives, les enfants ont déjà perdu beaucoup de temps dans leur scolarité et nous ne voulons pas que cela se reproduise », affirme-t-il. « Nous essayons de garantir la continuité de l’éducation, et que les enfants aient suffisamment de temps pour aller à l’école ».


 

 

Recherche