Pakistan

Au nord-ouest du Pakistan, des familles déplacées par les combats commencent à rentrer chez elles

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2009-0686/Ramoneda
Une femme et ses enfants assis sur le sol, près de rangées de tentes, au camp de Jaloza pour personnes déplacées situé dans le district de Nowshera, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, au Pakistan.

Par Chris Niles

NEW YORK, 16 juillet 2009 – Certaines des quelque 2 millions de personnes qui ont été déplacées par les combats au Pakistan dans la province de la Frontière du Nord-Ouest ont commencé à rentrer chez elles.

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« C'est à cause des températures extrêmement élevées que nous partons. Il fait trop chaud ici. Tous mes enfants sont tombés malades, » dit Ali Zafar qui vit dans le camp de Jalozai, dans le district de Nowshera. Durant la journée, les températures atteignent 45° C et les familles ont seulement des tentes pour abris.

L'UNICEF collabore avec ses partenaires de l'ONU et le Gouvernement pakistanais pour veiller à ce que le retour se fasse en toute sécurité et soit volontaire.  

La sécurité comme condition de retour

« Il était important pour nous de faire savoir aux responsables du gouvernement qu'ils doivent nous signaler clairement que la sécurité est assurée afin que nous puissions aider les réfugiés accompagnés, » a déclaré le Directeur des programmes d'urgence de l'UNICEF, Louis-Georges Arsenault .

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© UNICEF/NYHQ2009-0687/Ramoneda
Un petit garçon aide à dresser la tente de sa famille dans le camp de Jaloza, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest. Sa famille a été déplacée par les combats dans la vallée de Swat, au Pakistan.

« Ceci dit, il est évident que ces personnes n'ont pas l'intention de rester dans les camps, » a-t-il ajouté. « Elles veulent pouvoir rentrer aussitôt que possible et par conséquent nous veillons à ce que soient respectées des conditions préalables pour ce retour et ces conditions préalables sont la sécurité et la sûreté. » 

Bien que le nombre de personnes retournant chez elles ne représente qu'une fraction du million de celles qui sont déplacées, l'UNICEF espère que d’autres en nombres plus élevés pourront bientôt rentrer en toute sécurité. En attendant, l'UNICEF continuera à apporter son aide aux enfants et aux femmes qui regagnent leurs foyers ainsi qu'à ceux restant dans les camps.

Cependant, environ 90 pour cent des personnes déplacées ne se trouvent pas dans les camps mais restent plutôt dans des communautés d'accueil. La situation aggrave les difficultés auxquelles sont confrontées les familles dans la région, à la fois pour les familles d'accueil et pour celles qui sont déplacées.

« Cinquante personnes dans une pièce »

« Il y a des maisons dans lesquelles il y a 50 personnes dans une pièce et elles vivent comme cela depuis maintenant des mois, dans une chaleur extrême, » dit M. Arsenault.

« Ceci ne peut pas durer éternellement. Cela augmente considérablement les tensions. Nous espérons que le retour pourra avoir lieu progressivement et c'est ce à quoi nous nous préparons. »

L'une des priorités les plus urgentes de l'UNICEF est de veiller à ce qu'environ 70  000 enfants en âge d'aller à l'école - sur le total des enfants déplacés par les combats, estimé à 1 million – puissent retourner en classe au moment de la rentrée scolaire, en septembre. Mais de nombreux bâtiments dans la région de la vallée de Swat où les pires affrontements se sont déroulés, ont été détruits et environ 4000 écoles ont été transformées en abris pour les personnes déplacées.

« Nous travaillons d'arrache-pied pour définir des stratégies et des moyens d'aider le gouvernement, ce qui nous permettra de trouver d'autres refuges que ceux-ci, » dit M. Arsenault.


 

 

Vidéo (en anglais)

16 juillet 2009 :
le reportage du correspondant de l'UNICEF Chris Niles sur les personnes déplacées qui commencent à rentrer dans la région de Swat, au nord-ouest du Pakistan.
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