Pakistan

Les secours aux victimes du séisme : prévenir les décès parmi la population des camps, en constante augmentation

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Les enfants sont les plus vulnérables face au froid, à une mauvaise situation sanitaire et à une alimentation inadéquate.

Par Kitty Logan

MUZAFFARABAD, Pakistan, 30 novembre 2005 – La menace d’une nouvelle vague de décès parmi les survivants du tremblement de terre qui a ravagé le Nord du Pakistan devient chaque jour plus sérieuse. Des familles continuent à arriver pour trouver un abri provisoire dans les camps, fuyant l’arrivée de l’hiver et laissant derrière elles leurs villages gravement endommagés il y a déjà plusieurs semaines par la catastrophe.

On rapporte que deux enfants exposés au froid hivernal sont déjà morts de pneumonie. Malheureusement, ce sont toujours les enfants qui sont les plus vulnérables.

Le danger vient du froid, des mauvaises conditions sanitaires et d’une alimentation inadéquate. Les conditions nécessaires à la propagation de maladies mortelles sont toutes présentes dans les camps : des ustensiles de cuisine improvisés, sales, gisent dans la poussière à l’entrée de chaque tente. Une mauvaise alimentation et le manque d’eau potable ont affaibli un grand nombre de réfugiés et les ont rendus vulnérables.

Eau potable et bonne hygiène sont indispensables à la survie

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
L’eau potable fournie par l’UNICEF est essentielle à la survie de milliers d’enfants et de leurs familles réfugiés dans les camps de secours.

Le responsable de l’UNICEF pour la santé, Tamur Mueenuddin, est bien placé pour constater l’aggravation des problèmes à Muzaffarabad. « La situation sanitaire est assez déplorable, l’eau et l’assainissement sont à ce moment nos priorités principales, » déclare-t-il.

« Les enfants sont sous-alimentés, les infections virales font des ravages. Les infections virales commencent souvent par une infection aiguë des voies respiratoires supérieures, et elles incluent parfois également des infections diarrhéiques. »

Le combat contre la maladie est mené sur plusieurs fronts. Un élément clé de ces efforts est l’approvisionnement en eau potable. Quand le séisme d’octobre a détruit le système d’adduction d’eau à Muzaffarabad et dans ses environs, l’UNICEF a immédiatement commencé à installer des réservoirs d’eau improvisés dans les camps et à creuser des latrines.

Des besoins financiers couverts à seulement 64 pour cent

L’éducation est aussi une préoccupation essentielle. Les familles déplacées qui n’ont jamais vu de latrine auparavant doivent apprendre à s’en servir. On enseigne aux enfants à se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon. Ces actes simples sont cruciaux pour préserver la santé des réfugiés et empêcher de nouveaux décès.

La formation de l’armée pakistanaise à l’administration des camps est également devenue une priorité de l’UNICEF. Aujourd’hui, les responsables militaires locaux parcourent régulièrement les camps en prêtant attention aux besoins de la population dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’alimentation.

Mais, à mesure que le nombre de personnes déplacées réfugiées dans les camps augmente, leurs besoins dans les domaines du logement, de l’eau, de l’assainissement, de l’alimentation et des soins de santé augmentent également. Soutenir et élargir les actions de secours exige des ressources plus importantes. L’appel d’urgence lancé par l’UNICEF n’a actuellement obtenu que 64 pour cent des 93 millions de dollars nécessaires.


 

 

Vidéo (en anglais)

Kitty Logan, correspondante de l’UNICEF, parle sur la menace de maladie qui plane sur les enfants et leurs familles dans les camps de secours du Pakistan installés dans la zone du tremblement de terre.

bas | haut débit
(Real player)

Journalistes:
Obtenez des vidéos de qualité professionnel chez The Newsmarket.

Recherche