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| © UNICEF/NYHQ2012-0558/El-Baba |
| Un bébé dans une couveuse à la nouvelle unité néonatale de soins intensifs de l’hôpital pédiatrique Al Nasser de la ville de Gaza, qui a été remis en état par l’UNICEF et financé par le Comité français pour l’UNICEF en 2012. |
VILLE DE GAZA, Territoire palestinien occupé, 6 juillet 2012 – Par une journée ensoleillée, Mirfat Ali câline Mahmoud son bébé âgé de 10 jours. Ses inquiétudes se sont apaisées en voyant les rayons du soleil à travers les fenêtres : son bébé a finalement arrêté de tousser.
« Il est enrhumé et a eu de la fièvre toute la nuit », explique Mirfat Ali pendant qu’elle berce tendrement son enfant. « Je ne pouvais pas fermer l’oeil au début et j’étais réticente à l’amener ici ». Toutefois, mon mari a insisté pour que nous venions et maintenant je m’en félicite ».
Pour Mirfat qui est maman pour la première fois, venir à la nouvelle unité néonatale de soins intensifs de l’hôpital pédiatrique Al Nasser de la ville de Gaza a été la meilleure décision qu’elle ait prise.
Des soins de pointe
« Une grande partie de mes craintes se sont envolées dès l’instant ou j’ai mis le pied dans cette unité en constatant par moi-même combien elle était bien gérée » ajoute Mirfat Ali. « Le service semble bien équipé et entretenu. Les employés sont très professionnels et me donnent l’impression de bien prendre soin de moi ».
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| © UNICEF/NYHQ2012-0560/El-Baba |
| Une mère palestinienne regarde son bébé qui dort dans une couveuse à la nouvelle unité néonatale de soins intensifs de l’hôpital pédiatrique Al Nasser de la ville de Gaza, qui a été remis en état par l’UNICEF et financé par le Comité français pour l’UNICEF en 2012. |
Lancée en janvier grâce à un financement du Comité français pour l’UNICEF, cette unité néonatale de pointe spécialisée dans les soins des nourrissons jusqu'à 28 jours atteste du potentiel que la Bande de Gaza est en mesure de développer aujourd’hui. Dans la mesure où celle-ci est équipée de ce qu'il y a de mieux pour sauver la vie des nouveau-nés, c’est à cette unité que les hôpitaux de Gaza adressent les bébés prématurés, souffrant de jaunisse, d’insuffisance respiratoire, de septicémie et de cardiopathie congénitale.
« Avant que l’Unité ne soit rénovée, nous utilisions un vieil équipement non compatible. De même, nous entassions tous les bébés dans le hall, sans aucune salle pour isoler les cas contagieux », se rappelle l’infirmière en chef, Hamdi Al-Khudari. Les infirmières rassemblaient les nouveau-nés dans un coin et priaient pour que les autres ne soient pas infectés.
« Je me demande encore si je suis toujours à Gaza »
L’unité néonatale de soins intensifs dispose désormais de trente incubateurs et de trois salles de stérilisation ainsi que des espaces spécialement dédies aux mères allaitantes et souhaitant avoir un peu d’intimité.
« Chaque fois que je pénètre dans l’unité néonatale, je me demande si je suis encore à Gaza » déclare l’infirmière Hamdi Al-Khudari. « La plupart des mères de nouveau-nés me raconte à quel point les services offerts par cette unité leur donnent l’impression d’être ailleurs et combien elles se sentent en confiance ».
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| © UNICEF/NYHQ2012-0559/El-Baba |
| Le personnel médical vérifie la santé d’un bébé à la nouvelle unité néonatale de soins intensifs de l’hôpital pédiatrique Al Nasser de la ville de Gaza, qui a été remis en état par l’UNICEF et financé par le Comité français pour l’UNICEF en 2012. |
Hamdi Al-Khudari dirige une équipe de 34 infirmières qui délivrent avec huit docteurs des soins d’urgence aux bébés de Gaza 24h sur 24. L’unité néonatale de soins intensifs a été conçue pour faire face aux coupures d’électricité quotidiennes qui autrement menaceraient la vie des patients dépendants d’appareils de survie. En plus d’un générateur spécial desservant l’unité entière, chaque ventilateur du service est équipé d’une batterie spéciale autonome pouvant fonctionner sans électricité pendant les coupures. L’UNICEF a aussi attribué des fonds à l’approvisionnement de nouveaux équipements, tels que des lits et des brancards et autres nécessités indispensables à l’unité.
« Notre plus grand défi à venir, reste celui des ressources humaines », affirme Hamdi Al-Khudari. « Nous ne sommes jamais assez nombreux en personnel pour les nombreux cas qui nous arrivent chaque jour, mais au moins, nous voyons dans ce nouvel environnement une différence importante et positive ».
L’unité sert également d’hôpital de formation pour les étudiants en médecine de Gaza qui viennent là pour apprendre et pratiquer. « Cet environnement moderne inhabituel influe positivement sur chacun, le personnel comme les bébés et leurs familles », déclare Abdallah Salem, un étudiant en médecine de 21 ans.
« Les meilleurs soins possibles »
En attendant, les docteurs ont décidé que Mahmoud serait placé sous surveillance pendant la nuit. Sa mère, visiblement fatiguée, l'a laissé aux soins de l'équipe compétente de l'unité. Elle a souri à Reem Jindia Shajaif, une mère de dix enfants qui semblait également épuisée après que Mohasen, son bébé de jours, a été admis pour des troubles respiratoires.
« J’étais allée à un autre hôpital et ils m'ont dit de venir ici. D'abord cela m’a beaucoup inquiétée, mais maintenant je me rends compte que c'était la meilleure chose à faire » raconte Reem Jindia Shajaif. « Je peux déjà voir que mon bébé aura les meilleurs soins possibles ici ».
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