État de Palestine

La Représentante spéciale de l’ONU rend visite aux plus jeunes victimes du conflit à Gaza et dans le sud d’Israël

Image de l'UNICEF
© UNICEF HQ/2009/El Baba
La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, effectue une visite à l’école Omar Ben al-Khattab de Beit Lahiya, à Gaza.

NEW YORK, Etats-Unis, 5 février 2009 - La représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, se trouve cette semaine à Gaza et dans le sud d’Israël afin d’évaluer la situation et de sensibiliser l’opinion en vue de leur protection.

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A Gaza, Radhika Coomaraswamy, accompagnée par une équipe de l’UNICEF, a visité un dispensaire local, une école et un hôpital, tous situés dans le nord, dans la ville de Gaza ou autour. Elle a réitéré les appels lancés pour demander l’ouverture des frontières du territoire et un plus grand accès pour les organisations humanitaires.

« Les enfants veulent des réponses et la communauté internationale doit  les fournir, » a-t- elle déclaré. 

Pertes des deux côtés

Au cours de son séjour de quatre jours dans la région, Radhika Coomaraswamy a également rencontré des habitant de la ville israélienne d’Ashkelon qui a subi des tirs de roquettes en provenance de Gaza.

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© UNICEF HQ/2009/El Baba
Un enfant en classe à l’école Omar Ben al-Khattab. Plus de 160 écoles ont subi des dégâts et environ 540 000 élèves ont manqué un mois complet d’école à cause des récentes violences à Gaza.

Elle a affirmé que, des deux côtés, les enfants ont fait part de colère, de détresse ainsi que du besoin de savoir qui était responsable de la situation.

Dans l’école qu’a visitée Radhika Coomaraswamy à Zaitoun, un quartier dans l’est de la ville de Gaza, Almaza Hilmi Al Samuni, 13 ans, assistait à une séance de conseils psychologiques organisée par un organisme partenaire de l’UNICEF, le Centre palestinien pour la démocratie et le règlement du conflit. Almaza a expliqué qu’elle souhaitait que la Représentante spéciale rencontre les enfants qui, comme elle, ont perdu leurs mères.

« Ils sont morts juste sous mes yeux. Je ne pouvais rien faire pour les sauver, » a-t-elle dit en parlant des membres de sa famille.

Radhika Coomaraswamy a relevé que les enfants israéliens vivaient également dans la peur et a lancé un appel pour que soit mis un terme aux tirs indiscriminés de roquettes dans les secteurs habités par la population civile.

L’éducation comme droit fondamental

A Beit Lahiya, à Gaza, Radhika Coomaraswamy a visité l’école Omar Ben Al-Kathab qui utilise un système de classes alternées pour pouvoir recevoir les 400 élèves supplémentaires d’une école voisine qui a été fortement endommagée au cours des dernières violences.

Plus de 160 écoles de Gaza ont subi des dégâts au cours du conflit. Toutes les écoles de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies ont rouvert le 24 janvier après un mois de fermeture.

« Rebâtir les écoles et veiller à ce que les enfants retournent dans leurs classes et se sentent de nouveau en sécurité est indispensable à leur rétablissement, » a affirmé Radhika Coomaraswamy. « L’éducation est un droit fondamental, un besoin en cas de crise humanitaire et un impératif de développement. Elle doit recevoir la priorité lors de n’importe quelle intervention humanitaire. »

L’UNICEF fournit le matériel et les outils indispensables à l’enseignement dont des mallettes « école en boite »,  des stylos, des crayons et des cahiers d’exercice ainsi que des trousses récréatives et des trousses de maths et de sciences dans les six districts de Gaza.

Mise en place d’un environnement protecteur

Même avant les dernières hostilités, les enfants de Gaza souffraient depuis des années des conséquences du conflit, du blocus, de l’absence de services sociaux adaptés et de la pauvreté. Les mécanismes de défense des communautés étaient déjà affaiblis avant le conflit. La satisfaction des besoins fondamentaux et l’instauration d’un sentiment de sécurité ainsi que d’un environnement sûr est indispensable au bien-être des enfants.

« L’UNICEF demande un accès régulier, suffisant et sans entraves pour le matériel et le personnel humanitaires à Gaza, » a affirmé la Représentante de l’UNICEF dans le Territoire palestinien occupé, Patricia McPhillips, qui accompagnait Mme Coomaraswamy durant la mission. « Ceci inclut des fournitures pédagogiques et de loisirs… afin de donner un sentiment de normalité aux enfants qui ont été confrontés à des niveaux élevés de détresse. »

L’Assemblée générale de l’ONU a investi la Représentante spéciale du mandat de défenseur indépendant des enfants lors des conflits armés. L’UNICEF est le membre principal du groupe international de coordination qui s’efforce de surveiller et de rendre compte des violations graves des droits de l’enfant dans les situations de conflit.


 

 

Video

2 février 2009 :
le reportage d’Edward Bally, de l’UNICEF, sur la visite dans la Bande de Gaza et le sud d’Israël de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés.
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