État de Palestine

Des « journées loisirs » atténuent la tension chez les enfants de Gaza

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Peinture du visage à une fête parrainée par l’UNICEF pour des jeunes touchés par les violences à Gaza.

Par Monica Awad

GAZA, Territoire Palestinien Occupé, 25 juillet 2008 – Chaque jour, des enfants et des adolescents d’un bout à l’autre de la Bande de Gaza souffrent de la perturbation des services de base et de la détérioration du niveau de vie. Les enfants de Shoka, une petite zone bédouine, à la frontière israélienne,  sont tout particulièrement touchés.

Avant la trêve israélo-palestinienne de juin 2008, les enfants de Shoka ont été les témoins d’incursions et de violences de façon quotidienne. Effrayées de s’aventurer à l’extérieur, les familles se sont tapies chez elles – beaucoup d’entre elles étant privées d’électricité et d’eau.

« Je me sentais tout perturbé et j’avais peur » a dit Qasem Al Rasoud, un garçon de 12 ans qui habite à Shoka. 

Le sentiment d’insécurité et d’angoisse est bien trop courant chez des enfants témoins de violences. Souvent, leurs résultats scolaires sont médiocres, ou ils cessent complètement d’aller en classe.

« Certains enfants ont des problèmes de comportement. Ils craignent d’être harcelés sexuellement ; l’abandon de l’école et les mauvais résultats scolaires sont fréquents », a dit le Coordonnateur de projet de Centre palestinien pour la démocratie et la résolution du conflit palestinien (PCDCR), AbdelQader Abu Jleidan.

Un progrès pour les enfants

L’UNICEF s’efforce d’offrir un répit dans la tension et la violence en programmant des journées loisirs. L’idée est de donner aux enfants l’opportunité de jouer, de s’amuser et tout simplement d’être des enfants.

« Ce qu’il y a de plus important pour les enfants, c’est de leur rappeler qu’ils sont des enfants, de telle sorte qu’ils vivent ce cycle de leur vie de manière positive » a déclaré M. Abu Jleidan.

Récemment, Qasem et 250 autres enfants de Shoka ont passé la journée à la plage, oubliant les difficultés de la vie quotidienne. Il y a eu des courses de sac de pommes de terre, on s’est peint le visage et on a dansé, et on a nagé dans la Méditerranée.

« J’ai fait des sorties avec l’école, mais cela n’avait rien à voir. C’est différent, cette fois, je me sens davantage en sécurité et plus heureux », a dit Ghadeer Al Kilani, qui a douze ans. 

Jusqu’à présent, plus de 9 600 enfants ont participé à des activités de loisirs comme celle-là, qui se situent dans le cadre d’un programme conjoint UNICEF/PCDCR, financé par l’Aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO).

Des effets sur les enfants

Depuis le début de cette année, le conflit est responsable de la mort de plus de 75 enfants – dont 69 dans la seule Gaza.

« Pour les enfants, les interventions d’ordre psychosocial sont très importantes. Ceci améliore leur bien-être en leur donnant l’occasion de s’exprimer, de jouer et d’avoir des interactions avec leurs pairs ; c’est un moyen de réduire leur tension » a dit Reem Tarazi, chef de projet pour l’UNICEF.

En partenariat avec ECHO, l’UNICEF a fourni une aide psychosociale a plus de 17 700 enfants et adolescents, ainsi qu’un soutien psychologique approfondi a plus de 2000 autres.

L’UNICEF a également contribué à fournir une aide socio-juridique a plus de 1 750 enfants par le canal de trois centres, ainsi qu’un numéro d’urgence gratuit.

Pendant ce temps, alors que les violences affectent le bien-être des enfants de Cisjordanie et de Gaza, le nombre de demandes d’aide émanant d’équipes appuyées par l’UNICEF continue d’augmenter.


 

 

Vidéo (en anglais)

La correspondante de l’UNICEF, Elizabeth Kiem, décrit les «journées loisirs » soutenues par l’UNICEF qui rendent leur enfance aux jeunes de Gaza.
 VIDEO  haut | bas

Obtenez des vidéos de qualité professionnelle chez The Newsmarket

L'UNICEF et l'UE

Aide humanitaire :
Partenaires de travail

Recherche