État de Palestine

Des sessions d’aide psychosociale pour encourager les enfants à affronter leurs peurs suite à la dernière flambée de violence à Gaza

Image de l'UNICEF: Counselling sessions, Gaza
© UNICEF video
A Gaza, la recrudescence de la violence contraint beaucoup d’enfants à rester chez eux pendant des jours, effrayés par les bruits qu’ils entendent.

GAZA, Territoire palestinien occupé, 24 mars 2008 – La recrudescence des combats le mois dernier a plongé Jabalia, une ville du nord de la bande de Gaza, dans le chaos et la violence. Les combats ont aggravé une situation humanitaire qui se détériorait déjà, conséquence du blocus presque total de Gaza depuis juin 2007. 

Au moins 25 enfants de Gaza auraient trouvé la mort au cours des incursions militaires qui ont suivi les attaques de rocket sur le sud d’Israël.

A la suite des combats, l’UNICEF, en partenariat avec le Centre palestinien pour la démocratie et la résolution du conflit, (CPDRC), s’efforce de soulager la détresse des enfants en organisant des sessions d’aide psychosociale en groupe.

Des enfants terrorisés par la violence

« La vie était horrible », se rappelle Ahmad, 12 ans. « Les combats étaient tellement intenses pendant des jours. La situation était vraiment mauvaise ».

Ne pouvant s’aventurer au-dehors, les familles et les enfants se cachaient chez eux, nombre d’entre eux sans eau ni électricité. Beaucoup d’enfants étaient terrorisés par le bruit de la violence. Les parents et agents médicaux ont dit que des enfants montraient des signes d’agressivité, d’hyperactivité. Ils souffraient d’énurésie nocturne, ils avaient des cauchemars et très peur de se retrouver tout seuls. 

Image de l'UNICEF: Counselling sessions, Gaza
© UNICEF video
L’UNICEF et ses partenaires pensent que des sessions d’aide psychosociale comme celle-ci aideront les enfants palestiniens à exprimer ce qu’ils ressentent.

« Mon petit frère avait tellement peur, et maintenant, il ne veut plus aller aux toilettes tout seul. Il se réveillait la nuit à cause de ses cauchemars et nous restions à côté de son lit pour l’aider à se calmer, lui disant de ne pas avoir peur », raconte Tahreer, 12 ans.

Guérir par la parole

« Les enfants ont vu des personnes se faire tuer ou blesser, dit Inas Al Khatib, coordinateur de projet du CPDRC, cela entraîne des problèmes chez eux. Nous essayons maintenant d’aider les enfants à surmonter leurs problèmes de comportement et à s’adapter à la situation ».

Le programme de soutien psychologique, fondé par le Département de l’aide humanitaire de la commission européenne, offre un espace ouvert et sûr aux enfants qui peuvent ainsi parler de leurs peurs et apprendre les techniques nécessaires pour gérer leurs émotions. Pour les enfants qui ont besoin de soins plus soutenus, les partenaires se sont assurés que des consultations individuelles pourraient être organisées.

Certes les rues de Jabalia ont retrouvé un certain calme en ce moment mais les jeunes gens ici se retrouvent dans une situation très incertaine. Des interventions comme celles procurées par l’UNICEF et le CDPRC les aident à garder l’espoir d’un avenir meilleur.

« Plus tard, dit Ahmad, j’espère être médecin pour soigner les blessés, surtout les enfants, et soulager leurs souffrances ».


 

 

Vidéo (en anglais)

16 mars 2008:
Anwulika Okafor, correspondante de l’UNICEF, présente les efforts déployés pour aider les enfants touchés par la dernière flambée de violence à Gaza.
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