État de Palestine

Les élèves palestiniens retournent en classe en dépit de graves problèmes et de la violence

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Dans le Territoire palestinien occupé, la violence, les grèves et les interdictions d’accès ont interrompu l’enseignement dispensé aux écoliers, mais des milliers d’entre eux retournent à présent en classe.

Par Val Wang

NEW YORK, États-Unis, 16 janvier 2007 – Des écoliers du Territoire palestinien occupé entament enfin un nouveau semestre après que la violence et les grèves d’enseignants les eurent empêchés d’étudier l’an dernier.

En Cisjordanie, il n’y a pas eu classe pour 750 000 écoliers, en raison d’une grève commencée à l’automne par des enseignants dont le salaire n’avait pas été versé. C’est ainsi que des élèves comme Hala, 9 ans, inscrite dans une école de filles du village de Marda, n’avaient pas cours depuis de nombreux mois.

« Je suis heureuse de retourner en classe. J’apprends tellement de choses importantes à l’école ! », a dit Hala.

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Un jeune garçon palestinien joue dans les décombres. Les deux tiers de la population de Gaza et de Cisjordanie vivent au-dessous du seuil de pauvreté et de nombreuses familles ont du mal à envoyer leurs enfants à l’école.

Les effets de la violence

En 2006, plus de 120 jeunes palestiniens de moins de 18 ans ont été tués dans le cadre du conflit armé, la plupart d’entre eux à Gaza. De nombreux autres ont été gênés par les interdictions d’accès, les barrages routiers et les postes de contrôle temporaires.

Les deux tiers de la population de Gaza et de Cisjordanie vivent au-dessous du seuil de pauvreté et de nombreuses familles ont du mal à envoyer leurs enfants à l’école même lorsque le conflit n’est pas à leur porte.

La directrice de l’école des filles de Marda, Mariam Al Ar’aj, dit qu’elle a vu les effets de cette violence sur ses élèves.

« Lorsque les élèves sont retournées en classe, nous avons eu à surmonter d’énormes difficultés – l’une des plus graves, c’était la quantité de travail qui revenait à chacun », a déclaré Mme Al Ar’aj. « Nous avons aussi remarqué un changement dans leur comportement. Il semble marqué davantage par la violence. »

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L’UNICEF et ses partenaires ont fourni des cartables, des uniformes, du matériel pédagogique et récréatif, ainsi qu’une formation pour les enseignants dans des écoles telles que celle du village de Marda en Cisjordanie.

Un cycle d’éducation non interrompu

Avec l’aide du Comité saoudien de secours au peuple palestinien et d’autres donateurs, l’UNICEF a fourni à des écoles réparties sur tout le territoire plus de 300 000 cartables et 75 000 uniformes scolaires – et d’autres matériels pédagogiques et récréatifs. Une formation des maîtres a été également effectuée.

Dan Rohrmann, le Représentant spécial de l’UNICEF dans le Territoire palestinien occupé, a visité l’école Al Tuffah dans la ville de Gaza, qui accueille 870 filles, pauvres pour la plupart. Il a fait l’éloge de la volonté d’apprendre des enfants palestiniens et a exprimé son admiration pour les résultats obtenus en dépit des énormes obstacles rencontrés.

« Compte tenu de l’environnement dans lequel vivent les enfants, tant en Cisjordanie qu’à Gaza, nous avons une chose à faire – protéger l’éducation des enfants, » a dit M. Rohrmann. « Il est extrêmement important que nous garantissions aux enfants le droit à une éducation de qualité.»

Avec le paiement de leurs salaires et le maintien du cessez-le-feu, les enseignants sont revenus dans les salles de classe, où leurs élèves ont besoin d’eux.


 

 

Vidéo (en anglais)

15 janvier 2007:
Le correspondant de l’UNICEF Val Wang décrit le retour en classe des élèves palestiniens.
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