État de Palestine

La Commission européenne finance l’appui aux enfants palestiniens pris dans le conflit

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© UNICEF video
Pour des milliers de jeunes Palestiniens pris dans le conflit, des festivals mensuels ponctuent les séances de psychothérapie et de conseils.

Par  Jane O’Brien

NEW YORK, Etats-Unis, 4 octobre 2006 – Cette année, 91 enfants ont déjà péri en Cisjordanie et à Gaza, un bilan presque deux fois plus lourd que pour toute l’année de 2005. Dans le territoire palestinien occupé, peur et violence font partie de la vie de tous les jours et pour les enfants, le stress atteint des niveaux intolérables.

« Ils sont confrontés à des opérations militaires, des bombardements, des démolitions de maisons, des contrôles d’identité sur le chemin de l’école », rappelle Anne Grandjean, une des responsables de la protection de l’enfant à l’UNICEF. « Résultat, nous notons de nombreux symptômes de stress, comme des problèmes d’anxiété, d’appétit, de sommeil et de concentration à l’école ».

« Il faut soigner ces symptôme dès que possible pour éviter de graves répercussions à long terme sur le développement de l’enfant ».

L’UNICEF et le Département d’aide humanitaire de la Commission européenne ont mis sur pied des équipes d’assistantes sociales et de psychologues chargés de répondre aux besoins des jeunes Palestiniens. Chaque mois, ils entrent en contact avec environ 3 000 enfants et leurs familles et leur offrent un appui et des conseils suite à n’importe quelle sorte d’événement violent. Si les enfants ont besoin d’une aide supplémentaire – ce qui est le cas pour 5 % d’entre eux --, on les oriente vers un organisme spécialisé.

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Des jeux sur la plage et le contact avec d’autres enfants permettent de rétablir une certaine normalité dans la vie des enfants de Gaza.

Protéger l’enfance

« Notre Département d’aide humanitaire a d’excellentes relations avec l’UNICEF », affirme Hervé Caiveau, un des spécialistes de l’aide de la Commission européenne. « Ensemble, nous pouvons entrer très rapidement en contact avec les enfants qui en ont besoin. L’UNICEF, par exemple, avec notre financement et par le biais des équipes psychosociales, apporte immédiatement un soutien aux enfants qui en ont besoin, comme ceux de Gaza par exemple ».

Les sessions de conseil se terminent chaque mois par un festival et des jeux sur la plage organisés par l’UNICEF et ses partenaires. Des milliers d’enfants ont ainsi l’occasion de jouer et de se parler, à l’écart du conflit.

« Ces festivals sont importants car ils favorisent la protection de l’enfant, constate le Représentant spécial de l’UNICEF à Gaza et en Cisjordanie, Dan Rohrmann, « c’est l’occasion pour les enfants de redevenir des enfants. Ce qui est rare ici à Gaza, parce qu’ils vivent dans un environnement de violence, de peur et d’insécurité extrêmes ».

Les parents et les personnes qui s’occupent des enfants reçoivent aussi des conseils sur la façon de mieux protéger leurs enfants, d’atténuer leur anxiété en ces temps de conflit et de gérer leur propre stress.

Grâce au financement de la Commission européenne et au budget de préparation au secours d’urgence de l’UNICEF, des fournitures et des plans étaient déjà en place lorsque le conflit actuel a éclaté à Gaza. Les enfants palestiniens et leurs familles peuvent donc  recevoir une aide dans les meilleurs délais.

 

 


 

 

Vidéo (en anglais)

4 octobre 2006:
La correspondante de l’UNICEF Jane O’Brien présente les efforts accomplis pour soutenir les enfants palestiniens pris dans le conflit.

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