État de Palestine

Aires de jeux protégées pour les enfants palestiniens qui vivent dans les zones de conflit

Image de l'UNICEF
© UNICEF OPT/2005/Dolan
Enfants de la ville de Till (Cisjordanie) dans leur aire de jeux protégée.

Par Sabine Dolan

NABLUS, Territoire palestinien occupé, le 3 janvier 2006 – Nichée dans les collines dorées entourant Nablus en Cisjordanie, la petite ville de Till abrite quelque 3 000 personnes. Comme dans beaucoup de villes et villages de cette zone de conflit, l’accès des enfants à des terrains de jeux où ils ne risquent rien était pratiquement inexistant… jusqu’à récemment. 

Il y a quelques mois en effet, l’UNICEF a participé à la création du premier espace de jeux protégé pour les enfants.

« Pour moi il y a une grande différence entre la vie avant la construction du terrain de jeux et après », affirme Majdi Ramadan, neuf ans, un élève de quatrième d’école primaire qui vit à Till avec sa famille. « Avant, je jouais dans les rues, mais on devait s’arrêter chaque fois que quelqu’un passait. En plus, c’était dangereux à cause de toutes les voitures; un de mes amis a été blessé. Maintenant je n’ai plus à craindre les voitures, je peux jouer tranquillement ».

Jusqu’à présent, 20 aires de jeux ont été créées dans le Territoire palestinien occupé : 11 dans la bande de Gaza et neuf en Cisjordanie. Ces aires de jeux ont permis à environ 30,000 enfants de se rencontrer, se socialiser et jouer dans un lieu sûr.

Dans certains endroits, L’UNICEF a conçu des espaces qui rassemblent les familles en leur proposant des activités auxquelles participent les parents. Eux aussi, en effet, ont bien besoin de distractions.

Image de l'UNICEF
© UNICEF OPT/2005/Dolan
Vingt aires de jeux protégées comme celle-ci ont été créées dans le Territoire palestinien occupé.

« Avant, les enfants auraient joué dans les rues ou autour de leur maison », dit la maman de Majdi, Fatima Ramadan.  « Lorsqu’ils jouaient autour de la maison, ils abîmaient les plantes, endommageaient les arbres et cassaient toutes sortes de choses. Lorsqu’ils jouaient dans la rue, j’avais terriblement peur qu’il leur arrive quelque chose surtout à cause des voitures. En fait, il n’y avait pas de vrais endroits pour jouer. Aujourd’hui je suis contente d’avoir cet espace où ils peuvent participer à toutes ces activités qu’ils ne connaissaient pas ».

Des programmes incluant jeux collectifs et diverses activités sportives sont organisées chaque semaine pour sortir les enfants de la rue et rétablir une sorte de routine dans leur quotidien. Pour diriger et maintenir ces zones, des comités de gestion locaux ont été installés pour chaque aire. On y retrouve les parents, les membres de la communauté, le personnel des ONG et les enfants eux-mêmes. Ces comités sont chargés d’alerter la municipalité sur les problèmes de maintenance par exemple. Les comités organisent aussi des activités qui permettent de garder la zone de jeux en bon état et propre.

« J’adore jouer dans la cour! J’adore les balançoires, c’est ce que je préfère », dit Shada Ramadan, 12 ans, la sœur de Majdi. En général, je vais jouer avec mes amies après l’école. Ce que j’aime c’est pouvoir acheter des bonbons et les partager avec toutes mes amies. Chaque fois que j’y vais, c’est comme si je m’échappais. Ici je n’ai pas peur. ”

Ces zones de jeux protégées de l’UNICEF, qui font partie de l’Initiative des Nations Unies pour des villes amies des enfants, permettent de faire respecter le droit des enfants à jouer et de promouvoir leur bien-être.


 

 

Vidéo (en anglais)

Décembre 2005: la correspondante de l’UNICEF Sabine Dolan évoque la mise en place de ces aires de jeux protégées pour les jeunes Palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

bas | haut débit
(Real player)

Journalistes :
Obtenez des vidéos de qualité professionnel chez The Newsmarket

Recherche