En bref : Nigéria

L'allaitement maternel est essentiel pour la survie de l'enfant, déclare la Directrice générale de l’UNICEF en visite au Nigéria

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© UNICEF Nigeria/2009/Adeshida
Le Vice-Président nigérian, Goodluck Jonathan, la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman (au centre), et le Représentant de l’UNICEF au Nigéria, Suomi Sakai, dans la villa présidentielle d’Abuja (Nigéria).

ABUJA, Nigéria, 31 juillet 2009 – Alors que le Nigéria se joint au reste de la communauté internationale pour célébrer la Semaine mondiale de l'allaitement maternel organisée du 1er au 7 août, la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, se trouve au Nigéria, où elle souligne la nécessité d'améliorer la santé et la nutrition des enfants.

Au cours d'une visite officielle dans ce pays, Mme Veneman a fait observer aujourd'hui que le Nigéria compte 2 pour cent de la population mondiale mais 12 pour cent du nombre total de décès d'enfants de moins de cinq ans – une situation à laquelle il faut absolument remédier si l’on veut progresser à l'échelle mondiale dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

Comme l'a rappelé Mme Veneman, de toutes les interventions préventives, c’est l’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de la vie qui peut avoir le plus d'impact sur la survie de l'enfant.

« La sous-nutrition joue un rôle dans un tiers du nombre total de décès de moins de cinq ans, » a-t-elle déclaré. « Pendant les six premiers mois de la vie, le lait maternel répond à tous les besoins nutritifs du nourrisson. Mais, au Nigéria, seuls 13 pour cent des enfants sont exclusivement allaités au sein de la naissance à l'âge de six mois. »

Lancement de la Semaine de la santé de l'enfant

Aujourd'hui également, lors d'une visite de courtoisie effectuée auprès du Vice-Président nigérian, Goodluck Jonathan, Mme Veneman a instamment prié les dirigeants nationaux d'investir davantage en faveur de la survie des mères et des enfants. Tout investissement en faveur des enfants est un investissement dans l'avenir du développement national, a-t-elle ajouté.

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© UNICEF/NYHQ2007-0471/Nesbitt
Des femmes attendent de faire vacciner leurs enfants contre la rougeole dans un dispensaire de l'État de Bauchi dans le Nord du Nigéria. La première Semaine de santé de l'enfant jamais organisée au Nigéria vise à offrir à plus grande échelle des interventions peu coûteuses et à fort impact en faveur de la survie de l’enfant, notamment la vaccination.

Dans cette même perspective, Mme Veneman s'est jointe au Ministre nigérian de la santé, Babatunde Osotimehin, pour donner le coup d'envoi de la première Semaine nationale de la santé de l'enfant, qui débute demain.

« Le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique, qui compte 149 millions d'habitants, dont 75 millions d'enfants, » a-t-elle dit. « Malheureusement, le nombre de décès d’enfants est plus élevé au Nigéria que dans tout autre pays d'Afrique, en grande partie à cause de maladies pouvant être évitées. Les Semaines de la santé de l'enfant se sont avérées efficaces pour sauver des vies et prévenir des maladies. »

Unis pour venir en aide aux enfants du Nigéria

Mme Veneman a demandé à divers partenaires – structures gouvernementales de tous niveaux, secteur privé, organisations de la société civile, médias et groupes religieux – d’unir leurs efforts en faveur des enfants du Nigéria.

Ils pourront y parvenir, a-t-elle suggéré, en contribuant concrètement à l'amélioration de la situation des enfants et à la réalisation de tous leurs droits, qui sont énoncés dans la constitution du Nigéria, la loi nationale sur les droits de l'enfant et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.


 

 

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