En bref : Nigéria

Un partenariat pour faire reculer le paludisme dans l’État de Bauchi (Nigéria)

Image de l'UNICEF: Nigeria, Malaria, World Malaria Day
© UNICEF/Nigeria/2009/ Gangale
On explique aux femmes les risques que présente le paludisme à la Maternité urbaine de Bauchi.

A l’occasion de la Journée mondiale du paludisme le 25 avril, l’UNICEF et ses partenaires soulignent les succès obtenus mais appellent à redoubler d’efforts afin d’éradiquer cette maladie meurtrière. Voici une histoire liée à ce sujet.

BAUCHI, Nigéria, 22 avril 2009 – Au Nigéria, le paludisme tue environ 250 000 enfants de moins de cinq ans tous les ans. Quel que soit le jour, les salles d’attente des hôpitaux spécialisés – le plus grand se trouvant dans l’État de Bauchi – sont pleines de patients qui attendent depuis l’aube. Si l’un de ces enfants souffre de paludisme, il peut mourir dans les 24 heures s’il ne bénéficie pas de traitement efficace. 

« Soixante pour cent de ces décès ici à l’hôpital, surtout ceux concernant les enfants, sont liés au paludisme », constate le Dr Shola,  pédiatre à l’hôpital. Cette année, ajoute-t-il, sur les 525 personnes mortes du paludisme dans cet hôpital spécialisé, 65 étaient des enfants de moins de cinq ans.

« Beaucoup d’activités »

Le paludisme est responsable de près de 66 pour cent des consultations en clinique au Nigéria. Les agents de santé sont parfois obligés de faire des heures supplémentaires, et les médecins et infirmières peuvent être de garde pendant plus de 12 heures d’affilée. Et pourtant, femmes et enfants doivent patienter des heures durant avant de pouvoir être examinés.

« On s’active beaucoup contre le paludisme au Nigéria, mais il existe encore des lacunes mortelles dans le système. Il faut redoubler d’efforts pour éviter que les enfants ne soient infectés et pour s’assurer de la qualité du traitement contre le paludisme, » affirme Suomi Sakai, Représentant de l’UNICEF au Nigéria. 

Donner aux familles et aux communautés les moyens de se prendre en charge – tout en améliorant leurs connaissances sur la prévention, le diagnostic et le traitement du paludisme – est un élément important du travail de prévention du paludisme accompli par l’UNICEF. Les agents de communautés tentent de sensibiliser la population locale aux questions de prévention du paludisme grâce à l’utilisation de moustiquaires traitées à l’insecticide et d’apprendre à le soigner par une thérapie combinée sur la base via artémisinine (ACT).

Image de l'UNICEF: Nigeria, Malaria, World Malaria Day
© UNICEF/Nigeria/2009/ Gangale
Un enfant chez lui à Gwaltukurwa, où les lits ne sont pas encore protégés par des moustiquaires.

Cependant, même les personnes qui connaissent bien les questions de paludisme sont rarement en mesure de se faire soigner pas à cause de la pauvreté. « La plupart ne peuvent se payer ni ne moutiquaire préalablement traitée à l’insecticide, ni la thérapide combinée », constate Maryam Hashim, qui travaille à la Clinique de soins de base Wandi.

Partenariat pour faire reculer le paludisme

En 1998, l’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF, le Programme de développement des Nations Unies et la Banque mondiale se sont associés pour alléger de moitié le fardeau du paludisme d’ici à 2010.

L’UNICEF, travaillant étroitement avec ses partenaires de Faire reculer le paludisme, soutient cet effort. L’organisation est, par exemple, le plus gros acheteur de moustiquaires traitées à l’insecticide du monde. L’UNICEF fournit aussi des traitements préventifs intermittents pour les femmes enceintes, par le biais des cliniques néonatales. 

Ces traitements, qui peuvent empêcher un enfant de contracter le paludisme avant sa naissance, prévoient que la mère reçoive au moins deux doses d’un médicament antipaludique à chacune de ses visites médicales prénatales programmées après le premier trimestre de grossesse. Ces traitements préventifs ont entraîné des diminutions significatives des risques d’anémie maternelle et des insuffisances pondérales chez les nouveaux nés. La maternité de la ville de Bauchi propose ce traitement aux femmes gratuitement. 

L’un des objectifs du programme Faire reculer le paludisme consiste à diminuer de moitié la morbidité et la mortalité dues au paludisme au Nigéria, d’ici à 2010, tout en minimisant l’impact socio-économique de cette maladie.


 

 

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