En bref : Nigéria

Les jeunes ouvrent la voie dans l’éducation sur le SIDA au Nigéria

Image de l'UNICEF
© UNICEF Nigeria/2008/Abdulmalik
Ruth, à gauche, 15 ans, et Jessy, 16 ans, sont des dirigeants communautaires dans le village d’Agunu-Dutse au Nigéria. Ils aident un grand nombre d’orphelins et d’enfants vulnérables.

Par Oluseyi Abdulmalik

ÉTAT DE KADUNA, Nigéria, 30 décembre 2008 — À la fin de la saison des pluies, le village d’Agunu-Dutse est verdoyant et magnifique. Mais la région est pauvre et la prévalence du VIH/SIDA est élevée.

Alice Bitrus est coordinateur de projet au Centre pour l’atténuation da la pauvreté (Poverty Alleviation Development Centre, PADEC). L’UNICEF soutient le travail du PADEC au sein de six communautés comme celle d’Agunu-Dutse. L’organisation aide à identifier les orphelins et les enfants vulnérables et fournit une assistance pratique.

Des parents de substitution pour les enfants vulnérables

Le PADEC a nommé 20 bénévoles qui jouent le rôle de parents de substitution pour les orphelins et les enfants vulnérables. L’UNICEF a aidé le PADEC à fournir des machines à tricoter, à coudre et à moudre pour les personnes qui prennent soin des enfants, afin qu’elles puissent générer des revenus.

Nehemiah est un dirigeant de jeunes et fait partie d’un réseau de protection des enfants. Il exhorte d’autres jeunes à dénoncer la situation.

« Les enfants sont très exposés ici, » dit-il. « Il n’y a guère de protection parentale. Les mariages précoces constituent un problème ; beaucoup d’enfants se marient dès la fin de leurs études scolaires, et certains se marient alors qu’ils sont encore à l’école. Et beaucoup n’ont jamais été scolarisés. Il n’y a aucune éducation sexuelle enseignée à l’école, ce qui fait que bon nombre de nos enfants ignorent tout du VIH/SIDA et ne savent pas comment il est transmis et comment se protéger. »

L’un des défis auxquels sont confrontés les dirigeants de jeunes est le tabou entourant le VIH/SIDA, ce qui fait qu’il est difficile d’en parler.

« La grande maladie »

Le VIH/SIDA est la grande maladie, » dit Ruth Emmanuel, 15 ans, qui est la seule fille au conseil des jeunes de la communauté « Je connais au moins six filles de mon âge qui sont malades et depuis longtemps et qui ne vont pas mieux. »

Grâce au soutien de l’UNICEF, le PADEC a organisé des formations sur le VIH/SIDA qui montrent comment le virus peut – et ne peut pas – être transmis.

« En tant que membre du conseil, j’estime que la diffusion de cette information nous incombe, car tout le monde n’est pas informé, » dit Ruth.

Le conseil des enfants

Jessy, 16 ans, est le président du conseil des enfants du coin. Le conseil se réunit une fois par mois afin d’examiner les moyens d’aider les enfants le plus vulnérables.

« Nous débattons des comportements inacceptables avec les autres jeunes de notre communauté, » dit Jessy.

Jessy est ce qu’on appelle dans sa communauté un « double orphelin », ce qui veut dire qu’il a perdu ses deux parents. Il a cinq frères et sœurs et ils habitent tous chez un oncle qui a neuf enfants à lui. Mais Jessy peut aller en classe grâce à l’aide du PADEC.

« Je travaille dur à l’école et j’ai de très bons résultats. J’aimerais aller à l’université pour faire des études et devenir ingénieur. Avec une bonne formation, je pourrais peut être avoir une vie meilleure pour moi et mes frères et sœurs, » dit-il.


 

 

Campagne contre le SIDA

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