En bref : Niger

L’UNICEF et ses partenaires transforment la vie des enfants au Niger en améliorant les écoles

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© UNICEF/Bob Coen
L’eau potable et l’assainissement figurent parmi les éléments de base de l’aide apportée par l’UNICEF aux enfants du Niger. Ici, une fille puise une eau qui a été améliorée.

Par Bob Coen

GARIN GUIZO, Niger, 10 mars 2010 – Dès l’aube, dans ce village rural du sud Niger, la routine quotidienne recommence à l’identique depuis des générations. Zhara, qui est âgée de onze ans, allume le feu, fait chauffer une casserole d’eau et balaye la cour familiale.

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Encore récemment, de telles tâches n’auraient constitué que le début d’une longue journée de corvées pour une fille telle que Zhara. Mais elle va aujourd’hui à l’école, comme tous les enfants du village, un exemple des initiatives passionnantes visant à élargir l’accès à l’éducation dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest.

À la base, il y a l’éducation

« Nous sommes vraiment heureux d’aller en classe. Nous voulons faire du bon travail et réussir, » confie Zhara. « Je veux devenir infirmière et mon amie enseignante. »

Les écoles « amies des enfants » et des filles, comme celle que fréquente Zhara, sont les éléments essentiels d’une initiative menée par l’UNICEF pour transformer ici non seulement l’éducation, mais aussi de très vieilles coutumes.

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Des écoles plus attentives aux filles constituent un élément essentiel d’une initiative de l’UNICEF au Niger en vue de transformer non seulement l’éducation, mais aussi de très vieilles coutumes.

Le Niger figure parmi les pays les plus pauvres du monde, avec l’un des taux de fréquentation scolaire les plus bas – seulement 44 pour cent des garçons et 31 pour cent des filles en âge d’aller à l’école primaire vont en classe. La grande majorité des filles de la partie rurale du pays sont mariées avant d’avoir 18 ans et elles finissent par avoir une moyenne de sept enfants.

Un enfant sur six va mourir avant l’âge de cinq ans d’une maladie facilement évitable. L’éducation est le moyen essentiel permettant de changer ce cycle.

« En donnant aux filles la chance d’aller à l’école, nous les aidons à éviter les mariages précoces et les mariages forcés, qui sont très courants dans la région, » déclare le responsable de la communication de l’UNICEF au Niger, Adamou Matti Dan Mallam. « On leur enseigne également des notions en matière de santé et de maternité et aussi des questions pratiques susceptibles d’avoir un impact réel sur leur vie quotidienne. »

Le soutien d’IKEA

L’élargissement de l’accès à l’éducation dans des pays comme le Niger nécessite un effort massif et l’UNICEF compte sur le soutien de partenaires décidés à aider des filles telles que Zhara à avoir un avenir meilleur.

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L’« Opération peluche », menée par IKEA dans ses magasins de New York à Stockholm, a permis d’obtenir plus de 6 millions de dollars É-U. en vue d’aider la campagne « Des écoles pour l’Afrique » réalisée par l’UNICEF dans six pays, dont le Niger.

IKEA, le fabricant de meubles et de produits déco pour la  maison, est l’un de ces partenaires. IKEA est la plus grosse entreprise donatrice par le biais de sa filiale d’action humanitaire, l’IKEA Social Initiative, qui a donné plus de 16 millions de dollars É-U. à l’UNICEF et à ses partenaires, apportant son aide, depuis 2003, à un total de 40 projets, dans plus de 20 pays.

Grâce aux fonds rassemblés en 2009, notamment avec l’« opération peluches » menée dans ses magasins de New York à Stockholm, IKEA soutient, dans six pays dont le Niger, la campagne Des écoles pour l’Afrique de l’UNICEF.

Ces fonds ont déjà aidé à former des enseignants, à acquérir des approvisionnements pour les classes, à construire de nouveaux locaux et à offrir de l’eau potable et un assainissement de base aux élèves, garçons et filles.

L’engagement de la communauté

L’approche des écoles “amies des enfants” se caractérise notamment par l’engagement de la communauté. Les parents, les anciens du village et les enfants eux-mêmes sont tous encouragés à participer à la gestion de l’école. C’est tout le village de Garin Guizo qui s’implique dans le comité de gestion de l’école.

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© UNICEF/Bob Coen
Par une chaude journée de février, tout le village de Garin Guizo s’est réuni afin de remercier IKEA et l’UNICEF de leur aide et pour célébrer les réalisations des enfants et de la communauté.

L’enseignant Hamissou Saoude explique : « Ils sont fiers de voir leurs enfants aller à l’école … et, à la maison, les enfants enseignent  même à leurs parents ce qu’ils apprennent en classe. »

 Par une chaude journée de février, tout le village se réunit pour remercier IKEA de son aide et pour fêter ce qui a été accompli non seulement au niveau des enfants mais aussi de toute la communauté. L’école est vraiment devenue le centre de la vie du village et chacun ici commence à admettre les bienfaits de l’éducation.

« D’habitude, nous devions aller à la ville seulement pour faire lire une lettre … À présent, j’attends le jour où une fille de notre village va devenir ministre, » dit le chef du village Ali Katoumbe.

Zhara est consciente de tels changements. « Si des garçons peuvent aller en classe pour s’instruire et réussir, pourquoi ne pourrais-je pas en faire autant ? » demande-t-elle.
Avec l’appui de partenaires tels qu’IKEA et avec la participation des communautés elles-mêmes, l’UNICEF contribue à provoquer un changement réel au Niger – une école à la fois.


 

 

Vidéo (en anglais)

Février 2010 : le correspondant de l’UNICEF, Bob Coen, décrit les écoles « amies des enfants » et des filles à Garin Guizo, au Niger.

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UNGEI

Site de l'Initiative des Nations unies pour l'éducation des filles

Des écoles pour l'Afrique (en anglais)

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