En bref : Niger

La stratégie « WASH » améliore l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement au Niger

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Un garçon boit l’eau d’un puits installé par l’UNICEF au Niger à Zabon Moussou. Le puits subvient aux besoins de 1 750 personnes.

Par Nina Martinek

Dans le cadre du  lancement de « Progrès pour les enfants No. 5 : un bilan de l’eau et de l’assainissement », l’UNICEF présente une série d’articles sur la réalisation de l’Objectif no. 7 des Objectifs du Millénaire pour le développement, réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable ou à des moyens d’assainissement de base.

GUIDAN GAZOBI, Niger, 8 septembre 2006 – L’accès à l’eau potable est une lutte de tous les instants pour les habitants du Niger, et surtout pour les femmes et les filles, qui sont chargées de l’approvisionnement de la famille.

Alors, les filles vont rarement à l’école, les femmes sont en mauvaise santé et donnent souvent naissance à des bébés dont le poids à la naissance est insuffisant.

Décès des nourrissons et enfants

« Il faut aller au-delà de la question de la disponibilité de la nourriture, aborder les questions fondamentales de la santé, l’eau salubre, l’hygiène et l’assainissement de l’environnement, qui contribuent à une large échelle à la malnutrition », constate le Représentant de l’UNICEF au Niger Aboudou K. Adjibade.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Les femmes se rendent au puits en ciment et rapportent de l’eau à la maison pour leur famille au village de Zabon Moussou.

Dans le Niger rural, 64 pour cent de la population n’a pas accès à l’eau salubre. Ils sont nombreux à boire l’eau des mares qu’ils partagent avec le bétail, de l’eau où vit le ver de Guinée et qui est contaminée par des taux élevés de produits chimiques comme le fluor et les nitrates.

De fait, la majorité des décès des nourrissons et enfants dans le Niger rural est liée à la pollution de l’eau, au manque d’hygiène et à des moyens d’assainissement inadaptés. Ces conditions compromettent la survie des enfants mais aussi leur développement physique et mental.  Les maladies comme les diarrhées entraînent, voire exacerbent la malnutrition, et peuvent avoir des conséquences sur le long terme.

Eau, assainissement et hygiène

L’objectif de l’UNICEF au Niger et dans le monde – conformément à l’Objectif no.7 des Objectifs du Millénaire pour le développement -- est de réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable ou à des moyens d’assainissement de base d’ici à 2015. 

Dans le cadre de sa stratégie « WASH » (acronyme anglais de Water, Sanitation and Hygiene, eau, assainissement et hygiène), l’UNICEF travaille avec les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les comités locaux afin de contribuer à l’installation et à la maintenance de meilleurs systèmes d’alimentation en eau.

Au cours des deux dernières années, par exemple, l’UNICEF a contribué à la construction et la réparation de 116 trous de sonde et 41 puits cimentés au Niger, au service de 235 000 personnes. Plus de 2 millions de dollars ont été alloués en 2006 pour permettre à  120 000 personnes (dont 60 000 femmes et 24 000 enfants de moins de cinq ans) d’avoir un accès plus facile à de l’eau potable et à un assainissement adéquat.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
L’installation d’une pompe à eau qui alimente sept fontaines un peu partout dans le village de Zabon Moussou facilite l’accès à l’eau potable.

« Nos enfants sont en meilleure santé »

L’UNICEF a aussi installé une pompe à eau solaire dans le village de Guidan Gazobi, fournissant de l’eau salubre à plus de 3 000 personnes via sept pompes facilement accessibles dans le village.

Ayu Yaou est à la tête du comité local de l’eau qui supervise la gestion et la maintenance de l’équipement en eau.

« Notre charge est beaucoup moins lourde car nous n’avons plus à marcher des heures pour trouver de l’eau maintenant qu’il y en a dans le village », dit Mme Yaou. « La qualité de l’eau s’est bien améliorée et aujourd’hui elle est potable. Nos enfants sont en meilleure santé. »

Diminution de la fréquence des maladies d’origine hydrique
 
La stratégie WASH  est axée sur le principe selon lequel en améliorant la vie des femmes et fillettes, on améliore la vie de l’ensemble de la communauté et on encourage un développement durable.

Avant l’installation du système d’approvisionnement en eau à Guidan Gazobi, rappelle Anne Ouedraogo, Responsable adjointe du programme de l’UNICEF, « nous avions beaucoup de problèmes liés à l’eau dans ce village, comme les diarrhées par exemple, et les femmes devaient aller loin du village pour trouver de l’eau ». Elle constate qu’avec la mise en place de ce système, les corvées d’eau prennent beaucoup moins de temps, et la communauté a vu une nette diminution de la fréquence des maladies d’origine hydrique.

Comme le montre clairement l’exemple de Guidan Gazobi, l’amélioration de l’accès à une eau salubre, à des moyens d’assainissement de base et une meilleure hygiène jouent un rôle capital dans la survie des enfants. 


 

 

Vidéo (en anglais)

7 septembre 2006 :
la correspondante de l’UNICEF Nina Martinek enquête sur le travail qu’accomplit l’UNICEF dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement au Niger.
 VIDEO  haut | bas

Obtenez des vidéos de qualité professionnelle chez The Newsmarket

Recherche