En bref : Niger
Les chefs traditionnels encouragent les filles à aller à l'école
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| © UNICEF Niger/2004/Pirozzi |
| Le chef traditionnel de la province de Gobir |
Par Thierry Delvigne-Jean
TCHAD, Niger, 15 avril 2005 - Le rôle des chefs traditionnels du Niger a évolué dans le monde d'aujourd'hui.
Bien qu'ils ne détiennent plus le pouvoir d'un empereur ou d'un roi, ils travaillent vraiment « en tandem » avec les pouvoirs publics, réglant les conflits sociaux et agissant comme intermédiaires en cas de désaccord d'ordre foncier ou matrimonial.
Ils disposent d'une autorité et d'un prestige qu'on ne leur conteste pas.
L'UNICEF travaille officiellement avec l'Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN) depuis 2001, lorsque l'ACTN a convenu de collaborer et de modifier ses positions et ses convictions dangereuses pour la santé des femmes et des enfants.
« L'UNICEF a élaboré un partenariat avec les chefs traditionnels en raison de leur grande influence dans notre pays. La population leur fait confiance, et, lorsqu'un chef parle, elle écoute », déclare Anne Ouedraogo, chargée de programme de l'UNICEF au Niger.
La promotion de l'éducation des filles constitue l'un des axes sur lesquels les chefs concentrent leur activité, avec la prévention de maladies telles que le paludisme et la polio, et la promotion de la vaccination.
Dans la province de Gobir, leur message bénéficie de l'appui des Brigades de bonne conduite, qui ont été constituées dans 120 villages.
« Des jeunes gens ont été formés dans chacun des villages. Chaque brigade correspond à une équipe qui sensibilise la population à l'importance, par exemple, d'envoyer les enfants à l'école - en particulier les filles. Ou bien elle sensibilise aux risques des mariages précoces. En effet, on marie dans cette région trop de filles entre neuf et dix ans, et nous avons observé dans les villages environnants beaucoup de décès chez ces filles au cours de leur première grossesse - parce qu'elles ne sont pas assez solides », affirme Anne Ouedraogo.
Tous les chefs effectuent une large tournée entre les mois de mai et de novembre, au cours de laquelle ils visitent chaque village placé sous leur autorité, pour discuter des questions sociales importantes. Ceci est l'élément primordial de leur travail. L'UNICEF organise aussi des sessions régulières de formation destinées aux chefs, en vue d'améliorer leur compétence en matière de communication, et les encourage à participer aux réunions nationales et internationales afin qu'ils échangent leurs idées avec d'autres dirigeants.
Vidéo (en anglais)
23 novembre 2004 :
Chris Niles, de l'UNICEF, rend compte du message des chefs traditionnels aux filles de la province de Gabir.
Journalistes:
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