Népal

Former les journalistes locauxaux questions concernant les femme et les enfants au Népal

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2009/Joshi
Dans la Région Centrale du pays, des journalistes de tout le Népal suivent la formation de l'UNICEF/Institut de la presse au Népal.

Par John Brittain 

KATHMANDOU, Népal, 27 juillet  2009 – Les étendues sauvages et naturelles abondent incontestablement dans ce pays magnifique. Mais une telle beauté a un prix : certains villages sont à au moins une semaine de marche de la route la plus proche, ce qui rend difficile la communication rapide des informations sur les conditions et évènement survenant dans ces régions.

L'UNICEF au Népal a cherché le moyen de résoudre ce problème afin de recevoir, sur une base régulière, des rapports sur la situation dans ces zones reculées – particulièrement concernant les femmes et les enfants. La solution envisagée a pris la  forme d'une nouvelle initiative qui a été lancée en juin, en partenariat avec l’Institut de la presse au Népal (NPI).

Cette initiative a établi un nouveau réseau de journalistes pour couvrir les régions reculées, et celles moins isolées. Plus de 50 journalistes venant de toutes les régions, la plupart des femmes, ont pris part au programme de formation conçu pour générer plus de reportages sur les questions intéressant les femmes et les enfants dans le pays.

Se concentrer sur les questions posant problème
Les journalistes participant au programme, bénéficient de cinq jours de formation pour apprendre à rédiger correctement des reportages sur les sujets les intéressant. Leur formation est suivie de huit mois de soutien pour les aider à publier leurs histoires.

« Aujourd’hui, un journaliste sur dix au Népal est une femme » explique le directeur du NPI, Chiranjivi Khanal. «  Les gens continuent d'avoir peur de faire des reportages, alors que le conflit civil est toujours présent dans  les esprits. Ils  restent prudents lorsqu'il s'agit  de trop élever la voix. C'est pourquoi cette formation particulière a suscité un tel intérêt. »

Le programme de formation, soutenu par l’UNICEF cherche à encourager les journalistes à rapporter non seulement sur les sujets déjà couverts par les grands médias – comme la politique, la violence, les crimes et les infrastructures – mais aussi sur les questions intéressant les rapporteurs eux-mêmes.

Des femmes racontant des histories de femmes
« La formation m’a véritablement ouvert les yeux, » raconte la journaliste de presse du district de Bara, Sonika Fauzdar. « J’ai vraiment pensé que « les nouvelles » signifiaient information sérieuses, mais maintenant je m’aperçois qu’il y a un fossé important entre ce que j’ai toujours lu dans les médias et ce que j’aimerais y lire. »

« N’importe qui peut écrire sur des sujets sérieux, mais maintenant j’ai le sentiment que je peux écrire de bons sujets sur des questions sensibles et importantes [affectant] les femmes et les enfants, » explique Samundra Poudel, la correspondante de la chaîne TV Sagarmatha.

« Et cela n’a rien d’un concept abstrait, car ces reportages portent sur des femmes et des enfants réels que je connais » ajout-t-elle.

Un contenu adapté aux enfants
Le NPI et sa filiale, le Centre de documentation médiatique régional, avisent les journalistes conseillent les journalistes sur le contenu et l'édition de leurs histoires, et les aident aussi  à veiller que leurs articles soient distribuées dans les médias locaux et nationaux. En guise de motivation, le NPI payera les journalistes pour chaque histoire ou émission publiée ou diffusée avec succès. 

« Je suis maintenant très intéressé de voir si nous pouvons créer une niche pour les reportages sur les femmes » déclare le responsable des actualités de Radio Chitwan, Mohan Bashyal.

«  Nous pensons que d’ici huit mois ou à peu près, les médias locaux seront prêts à accepter et s'attendront même à recevoir ces reportages, » déclare M. Khanal. « Si c’est le cas, nous aurons créé une demande pour des histoires racontées par des femmes sur les femmes du Népal sur l’ensemble des média d'information disponibles. »

Déjà, des histories au contenu accessible aux enfants commencent à être publiés dans le pays. De la région du Humla, la plus haute, et  la plus éloignée de l'Himalaya occidental, au Biratnagar situé au sud-est du Népal, et qui s'élève à peine à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer, les femmes racontent des histoires qui transcendent les différences énormes de la géographie, de la politique et de l'appartenance ethnique à travers le Népal.


 

 

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