Namibie

VIH/SIDA – Le combat d’une jeune fille

Image de l'UNICEF
© UNICEF/HQ05-1504/ Toutounji
Livey Van Wick Samaria est une éducatrice pour pairs qui travaille dans plusieurs programmes sur le VIH/SIDA en Namibie.

Par Livey Van Wyk

Livey Van Wick Samaria, 20 ans, de Windhoek en Namibie, vit avec le VIH/SIDA depuis l’âge de 16 ans. La naissance de son fils l’a incitée à chercher conseils et soutien et à parler ouvertement de sa maladie. Aujourd’hui, Livey, formée à l’éducation pour les pairs, travaille avec les jeunes. Elle a expliqué à l’UNICEF que son objectif est d’effacer le stigmate social attaché au VIH/SIDA et  d’avertir les autres jeunes de ses dangers.

Elle raconte son histoire.

WINDHOEK, Namibie, 1 novembre 2005 - « Les plus grands défis pour moi sont le stigmate social et la discrimination. La manière dont je les combats est de m’adresser aux jeunes. Spécialement les jeunes, car ils courent un plus grand risque d’être infectés par le virus et ils croient que le SIDA ne les touchera pas.

L’infection m’a fait perdre énormément de choses. J’ai perdu mes parents, ma famille – pas parce qu’ils sont morts mais parce qu’ils ont décidé de ne plus avoir de contact avec moi. J’ai perdu mes amis. J’ai perdu mon école.

C’est difficile. Des gens m’ont jeté des pierres quand je marchais dans la rue.

C’est très difficile de vivre avec le virus mais je pense que j’ai regagné assez de confiance en moi pour le combattre. Combattre pour ma vie. »

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© UNICEF/HQ05-1499/ Toutounji
Livey Van Wyk à gauche est une des quatre jeunes gens affectés par le VIH SIDA qui ont participés au lancement de la campagne UNISSONS-NOUS POUR LES ENFANTS, CONTRE LE SIDA qui a eut lieu le 25 octobre 2005.

Travailler avec les jeunes

« Quand je vais voir des jeunes, je leur dis que le SIDA peut aussi les frapper. Je leur raconte aussi que ce n’est pas facile de vivre avec ce virus car vous devez surmonter de nombreux obstacles.

Prendre la parole en tant que jeune personne, parler de mon expérience avec des jeunes veut vraiment dire quelque chose – j’ai vu des jeunes changer de comportement.

Quand ils se rassemblent, les jeunes ont beaucoup de pouvoir. Rassemblés, je crois qu’ils peuvent se préparer un avenir très prometteur, mais il faut un plan car ils ne peuvent le faire seuls. Ils ont besoin d’aide, d’une manière ou d’une autre. »

L’avenir

« Je pense que nos dirigeants doivent savoir que les jeunes sont les dirigeants de demain et qu’ils pensent qu’ils ont été oubliés. Le gouvernement ne nous a pas vraiment écoutés. Ils connaissent les situations que nous vivons mais ils n’essayent pas vraiment de trouver des moyens de nous aider.

Ça va prendre un moment pour que notre pays donne un visage humain au VIH/SIDA, pour comprendre que ce n’est pas un virus qui vous permet de décider pour moi que je vais mourir, ou que je n’ai aucun avenir, ou que ma vie est finie. Je suis simplement un être humain qui porte en moi ce virus. Personne ne peut me dénier mes droits. »


 

 

Vidéo (en anglais)

21 octobre 2005 :
Livey Van Wyk Samaria parle de sa vie avec le VIH/SIDA et de son travail d’éducatrice pour pairs en Namibie.

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(Real player)

Audio (en anglais)

1 novembre 2005 :
Livey, 20 ans, est une éducatrice pour pairs qui travaille dans plusieurs programmes sur le VIH/SIDA en Namibie, malgré le stigmate social, elle confronte sa communauté comme une personne vivant avec le virus.


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