Mozambique

Deux tempêtes majeures se sont succédées rapidement, frappant le Mozambique et causant d'importants dégâts

Image de l'UNICEF
© UNICEF Mozambique/2012/Castro
Une habitation dans la province au nord de Maputo est submergée par les inondations.

Par Arild Drivdal

MAPUTO, Mozambique, 27 janvier 2012 – Le Mozambique a été confronté à deux catastrophes naturelles ce mois-ci quand  la Tempête tropicale Dando et le Cyclone Tropical Funso ont frappé les zones côtières, causant des dégâts importants aux habitations et aux infrastructures.

Les tempêtes se sont succédées très rapidement, avec Dando qui a provoqué des glissements de terrain le 16 janvier, et Funso qui frappt quelques jours plus tard seulement.

Des dégâts importants

Les averses provoquées par les tempêtes ont causé des inondations qui se sont répandues le long du domaine côtier. Au nord de Maputo, un tronçon de l'autoroute principale d’une longueur de 60-à 80 mètres a été balayé par les débordements du fleuve Incomati, interrompant le trafic et laissant des personnes en pleine détresse.

Les rues et les maisons ont été inondées dans les villes de Maputo et de Quelimane. Dans certains cas, des tourbillons ont rendu impossibles les déplacements d'un quartier à un autre. Les quartiers peu élevés de Beira, la capitale provinciale du Sofala, ont été aussi inondés, obligeant les gens à fuir pour des terrains plus élevés.

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© UNICEF Mozambique/2012/Castro
Au Mozambique, des résidents traversent en barque les zones inondées.

Au moins 12 890 personnes dans la province du Zambèze ont été affectées, et les chiffres réels pourraient être plus élevés. Dans les districts ruraux de la province, y compris ceux de Pebane et  Maganja da Costa, des dégâts majeurs ont été causés aux écoles, aux maisons, aux routes et aux terres cultivées. Le district de Nicoadala était parmi les plus touchés, avec 66 maisons effondrées.

Les inondations provoquées par Dando ont endommagé 169 écoles. Les dommages causés à l'éducation des enfants sont souvent moins visibles lors des désastres naturels ; et garantir la continuité de l'éducation après une urgence est une priorité essentielle  de l'UNICEF. 

Une réponse efficace

L'Institut national de gestion des catastrophes (INGC) a organisé la réponse à l'urgence et coordonné l'aide d'urgence à la suite des deux tempêtes. L'intervention d'urgence est menée par des « Groupes sectoriels » d'organisations, dont l'UNICEF, chacun de ces groupes intervenant dans des domaines essentiels comme l'éducation, la santé, l'eau, ou l'assainissement.

Le recours au système basé sur les Groupes sectoriels, et à la préparation aux situations d'urgence, ont permis une réponse rapid, particulièrement en comparaison des catastrophes naturelles précédentes. Cependant, les routes endommagées  et le mauvais temps persistant continuent d'entraver les activités de secours. 

Les organisations humanitaires collaborent pour satisfaire les besoins immédiats des personnes affectées, y compris fournir des abris aux personnes déplacées, des moustiquaires pour la protection contre les moustiques vecteurs de paludisme, et du chlore pour prévenir la diffusion des maladies d'origine hydrique.


 

 

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