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Communiqué de presse commun

L’UNICEF, ONUSIDA et la princesse Mathilde de Belgique prônent de nouvelles mesures pour amortir l’impact du SIDA sur les enfants et adolescents en Tanzanie

Dar Es Salaam, le 17 février 2006 – Les directeurs généraux du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), ainsi que Son Altesse Royale la princesse Mathilde de Belgique, en sa qualité de Représentante spéciale de l'UNICEF et d'ONUSIDA pour les enfants et le SIDA, ont encouragé aujourd’hui la Tanzanie à redoubler d’efforts pour venir en aide aux enfants et adolescents dans le cadre de la lutte contre le SIDA.

Au cours d’une mission de trois jours en Tanzanie, la délégation de haut niveau a rencontré le Président et son épouse, de hauts fonctionnaires gouvernementaux, la communauté des donateurs, des enfants que le SIDA a rendu orphelins, ainsi que des personnes vivant avec le VIH. Elle a visité des programmes communautaires qui fournissent des soins et un soutien aux enfants et adolescents vivant avec le VIH, ainsi que des services de prévention comprenant des tests de dépistage et des services de consultation.

« Au cours de ces derniers jours, j’ai entendu la voix des enfants, une voix que l’on n’entend pas assez souvent, et ils ont apporté leur témoignage sur les questions liées au VIH/SIDA, a dit S.A.R. la princesse Mathilde de Belgique. Je suis convaincue que l’éducation est d’une grande importance pour les enfants et les jeunes. Il est plus que jamais évident que la prévention joue un rôle vital, parce que l’ignorance est notre pire ennemi dans la lutte contre le SIDA »

La prévalence du VIH en Tanzanie se situe aux environs de sept pour cent, ce qui veut dire que quelque deux millions de personnes sont séropositives. Ce sont les jeunes qui sont les plus exposés à une infection au VIH en Tanzanie, la moitié des nouvelles infections frappant des jeunes âgés de 15 à 24 ans, d’après ONUSIDA et l’UNICEF.

La délégation a mis l’accent sur l’importance de l’éducation et de la sensibilisation au SIDA, qu’elle a qualifiés de « vaccin social » à l’efficacité prouvée.  La Tanzanie a fait des progrès dans le domaine de l’éducation primaire gratuite, laquelle pourrait s’avérer un élément clé des stratégies de prévention du VIH. Mais la délégation a insisté sur la nécessité de renforcer l’éducation secondaire et les programmes d’activités pour les jeunes non scolarisés.

Les jeunes femmes ont plus de chances d’être infectées que les hommes du même âge, souvent par manque d’informations sur le VIH. Plus de 55 pour cent des jeunes femmes et 50 pour cent des hommes jeunes sont incapables de citer cinq mesures importantes à prendre pour prévenir le VIH. Selon certaines études, plus de 65 pour cent des filles sexuellement actives ont des relations avec des hommes plus âgés.

La mission a apprécié l’esprit de bénévolat qu’elle a pu constater au niveau communautaire, en particulier chez les femmes.

« Le bénévolat au niveau communautaire peut réellement faire avancer notre combat contre le VIH et le SIDA, a constaté Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF. Nous devons faire l’impossible pour aider ces communautés et renforcer les capacités communautaires et familiales à lutter contre le VIH et le SIDA, notamment en améliorant les systèmes d’éducation et de santé publique et en garantissant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement ainsi qu’une alimentation adéquate. »

La mission conjointe a exprimé son inquiétude face à la sécheresse actuelle, qui risque d’avoir un effet négatif sur les personnes vivant avec le VIH ou recevant des traitements antirétroviraux. Une alimentation insuffisante ou des carences alimentaires peuvent affaiblir le système immunitaire et diminuer l’efficacité du traitement.

La viabilité de services de qualité et un meilleur accès à ceux-ci représenteront des défis importants lors de la prochaine phase de la lutte contre le SIDA en Tanzanie.
Même si plus de 2 000 enfants ont maintenant accès à un traitement contre le SIDA, les jeunes ont encore relativement peu accès aux thérapies antirétrovirales, car les posologies pédiatriques n’existent qu’en quantité limitée. La délégation a pris note de la nécessité de renforcer les services de prévention de la transmission de mère à enfant, lesquels ne touchent encore que sept pour cent des femmes enceintes concernées. Les thérapies pour adultes ont quadruplé, mais restent bien en deçà des besoins réels.

Alors que le financement international de la lutte contre le SIDA est en hausse, il est crucial de s’assurer que l’argent sera dépensé à bon escient, en privilégiant les personnes courant des risques importants d'infection au VIH tout comme celles qui vivent avec le SIDA ou sont affectées par le SIDA. « Pour que les fonds soient productifs », la mission a recommandé que tout soit fait pour que ceux-ci servent au financement des initiatives communautaires s’attachant à la prévention, aux soins, au traitement et au suivi des enfants et des adultes.

La mission a conclu que la Tanzanie faisait des progrès. « Il est urgent d’accélérer la lutte contre le SIDA, afin que chaque citoyen tanzanien ait accès aux services de prévention, de soins et de traitement du VIH, a recommandé le Dr Peter Piot, Directeur exécutif d’ONUSIDA. Pour arriver à un accès universel, c’est la société tout entière qui doit se mobiliser. »

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ONUSIDA, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA, regroupe les efforts et ressources de 10 agences des Nations Unies en une action mondiale contre le VIH/SIDA. Ses co-parrains comprennent le HCR, l’UNICEF, le PAM, le PNUD, le FNUAP, l’ONUDC, l’OIT, l’UNESCO, l’OMS, et la Banque mondiale. Le secrétariat d’ONUSIDA est basé à Genève et coordonne des activités dans plus de 75 pays.

Depuis près de 60 ans, l’UNICEF est le principal défenseur de la cause des enfants. En menant des programmes sur le terrain dans 157 pays, il aide les jeunes à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays pauvres, l’UNICEF travaille pour la santé et la nutrition des enfants, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de gouvernements, d’entreprises, de fondations et de particuliers.


Unissons pour les enfants, contre le sida
La Campagne mondiale sur les enfants et le SIDA : Unissons pour les enfants, contre le sida a été lancée à la fin 2005 par l’UNICEF et ONUSIDA pour obtenir des ressources indispensables et attirer l’attention de l’opinion publique sur les initiatives visant à minimiser l’impact du SIDA sur les enfants. Elle est axée sur quatre domaines clés (les 4 P) : prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant, procurer un traitement pédiatrique aux enfants, prévenir l'infection chez les adolescents et les jeunes, protéger et soutenir les enfants affectés par le VIH/SIDA.

Contacts :
Afefa Nyuiadzi, Chargée de la communication, UNICEF, Tél. : 2196642
Georgina Mtenga, Chargée de la communication, UNICEF, Tél. : 2196644
Jacqueline Daldin, ONUSIDA Tanzanie, +255 22 213 0350


 

 

 

Vidéo (en anglais)

16 Février 2006:
Rachel Bonham Carter, correspondante de l'UNICEF, parle de la visite officielle de Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF, en Tanzanie.

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