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Communiqué de presse

L’UNICEF exhorte les belligérants à permettre la campagne de santé au Népal

Le conflit au Népal entrave l’activité des services de santé dont les enfants ont besoin pour survivre

Londres/Genève/New York, le 4 mars 2005 – L’UNICEF exhorte toutes les parties au conflit au Népal à faciliter l’acheminement de vaccins, de vitamine A et de comprimés antiparasitaires, retardé par l’arrêt récent des services de transports dans le pays. 

« Il est indispensable que ces fournitures arrivent dans les régions reculées aussi rapidement que possible », a affirmé Carol Bellamy, Directrice générale de l'UNICEF, qui se trouve en ce moment à Londres.

« Les deux parties doivent donner la priorité à la santé des enfants et permettre la distribution dans tout le pays de capsules de vitamine A et de comprimés antiparasitaires, prévue au mois d’avril pour 3,3 millions d’enfants. »

Sans cette distribution biannuelle de vitamine A au Népal, quelque 12 000 enfants pourraient succomber cette année encore à des maladies qui ne sont pourtant pas mortelles. Environ la moitié des enfants népalais souffrent de retards de croissance et de malnutrition. Les verminoses représentent un problème chronique qui réduit encore plus la quantité de fer qu’ils absorbent, ce qui les rend anémiques et les affaiblit.

« De même, la rougeole tue quelque 5 000 enfants chaque année, a dit Mme Bellamy. Il est essentiel de continuer le programme national de vaccination anti-rougeole en avril, quand le temps se réchauffera, afin d’atteindre les enfants vivant dans les sept derniers districts de montagne. »

La vie de milliers de jeunes Népalais est fragile. Chaque jour, 194 enfants de moins de cinq ans en moyenne succombent à des diarrhées par exemple, ou à des infections respiratoires aiguës, en dépit de campagnes nationales de vaccination et de distribution de vitamines. Près de 70 000 d’entre eux meurent chaque année de causes que l’on aurait pu éviter.

Mme Bellamy a fait également valoir que le conflit au Népal prive les enfants de leur droit à l’éducation. « Des écoles ont été fermées, attaquées, bombardées, minées, transformées en casernes tandis qu’on creusait des tranchées dans la cour de récréation. Des enseignants et des élèves ont été tués, arrêtés ou menacés. Des milliers d’élèves ont été emmenés de force à des séances d’endoctrinement politique… dont certains ne sont jamais revenus. Quelle tragédie pour un pays et ses enfants quand les parties en guerre permettent au conflit d’envahir les salles de classe ! Les écoles devraient être des havres de paix où l’on apprend et l’on joue. »

« Il est possible pour les dirigeants des deux parties de trouver un terrain d’entente et de s’entendre sur une paix durable, un impératif, a conclu Mme Bellamy. Il leur suffit de comprendre qu’ils partagent la responsabilité d’assurer la sécurité et le bien-être des enfants. Tel fut mon message lors de ma visite au Népal en 2003, et aujourd’hui, il n’a pas changé. Les besoins des jeunes Népalais passent avant tout. »

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Pour de plus amples informations, veuillez contacter

Gordon Weiss, UNICEF New York, +1 212 326 7426

Damien Personnaz, UNICEF Geneva, + 41 22 909 5716


 

 

 

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