Mali

Au Mali, la Directrice générale examine les questions de sous-nutrition et l'impact du changement climatique

Image de l'UNICEF
© UNICEF Mali/2009
La Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman avec une mère et son fils au Centre de santé n°1 de Bamako, au Mali.

Par Guy Hubbard

BAMAKO, Mali, 11 novembre 2009 – Partagé en deux par l'immense Sahara, un désert qui ne cesse d’avancer, le Mali est un pays où la sécurité alimentaire et nutritionnelle sont précaires même pendant les meilleures périodes.

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Mais avec la forte hausse des prix alimentaires, un effet de la crise financière mondiale, de plus en plus de personnes y ont beaucoup de mal à se procurer une alimentation correcte. La sous-nutrition a atteint les seuils d'alerte de l'Organisation mondiale de la Santé et les hôpitaux sont pleins.

Le Centre de santé n°1 de Bamako, un hôpital central de la capitale, a du mal à s'adapter à l'afflux des nouveaux cas, particulièrement ceux concernant des enfants. Avec l'appui de l'UNICEF, le Dr Habibata Traore et ses infirmières sont capables de traiter les cas les moins graves au moyen d'une alimentation thérapeutique.

« Nous recevons des enfants se trouvant dans des états différents, » dit le Dr Traoré.  « Certains ne peuvent pas manger. Certains sont hypersensibles. Certains ont perdu leurs capacités cognitives et ont besoin d'une sonde gastrique. »

Sous-nutrition et mortalité infantile

Selon un rapport de l'UNICEF publié aujourd'hui et intitulé « Suivre les progrès dans les domaines de la nutrition de l'enfant et de la mère », le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a dépassé le milliard et la sous-nutrition joue un rôle dans un tiers de l'ensemble des décès chez les enfants de moins de cinq ans.

La semaine dernière, la Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman a effectué une visite au Mali, un des pays les plus pauvres du monde, dans le but d'attirer l'attention sur ce problème. 

« Au Mali, un enfant sur cinq ne survit pas avant d'avoir atteint son cinquième anniversaire, » a dit Ann M. Veneman. « La plupart de ces enfants meurent de maladies évitables comme la pneumonie, la diarrhée et le paludisme, souvent aggravés par la sous-nutrition. Au Mali, 32 pour cent des enfants de moins de cinq ans souffrent d'insuffisance pondérale. »

Démarrer dans la vie en meilleure santé

A la suite de réunions avec le président Amadou Toumani Touré et les ministres de son gouvernement, Mme Veneman a visité une clinique où elle s'est entretenue avec les médecins et les infirmiers de leur travail et de la sous-nutrition. Elle a également rencontré des mères parmi lesquelles Rocacaya Diarra dont le fils d'un an a été hospitalisé après être devenu trop faible pour pouvoir lever sa tête.

Après avoir subi une perfusion alimentaire suivie d'un régime à base de lait thérapeutique, l'enfant a commencé à récupérer.

« Il va maintenant bien mieux, » dit Rocacaya Diarra. « Quand nous sommes arrivés, il ne pouvait pas s'asseoir et sa tête retombait mais maintenant, il peut s'asseoir et rester comme cela. Il mange également, il boit tout son lait thérapeutique et attend avec impatience l'heure des repas. »

Ann M. Veneman a félicité le personnel pour son attachement à la survie de l'enfant au Mali. Elle a relevé que l'UNICEF et différents partenaires collaborent étroitement avec le gouvernement pour permettre d'améliorer les conditions générales en vue de réduire la sous-nutrition et la mortalité parmi les mères et de donner à leurs bébés une meilleure santé au début de leur vie. »

Changement climatique et sécurité alimentaire

Alors que l'approvisionnement alimentaire du Mali est pour l'instant assuré – avec le maximum de la production agricole prévu entre aujourd'hui et mars 2010 – le changement climatique et la désertification menacent les agriculteurs du pays.

Durant sa visite, Ann M. Veneman s'est rendue à Tombouctou, en bordure du Sahara, où des groupes d'agriculteurs constitués de femmes repoussent le désert grâce à l'utilisation de canaux et de puits et à une organisation minutieuse. Les femmes y cultivent non seulement du riz, des courges, du maïs, des céréales et des oignons mais y plantent aussi des arbres pour abriter les légumes contre le soleil, stabiliser les sables en mouvement et empêcher l'érosion des sols.

Ann M. Veneman a planté son propre arbre, un parmi tant d'autres qui, dans quelque temps, formera une barrière contre l'un des plus grands déserts de la planète.

« Ces femmes disposent des moyens de produire les aliments nécessaires tout en s'adaptant aux effets du changement climatique, » a dit Ann M. Veneman. « Alors que le sommet de Copenhague sur le changement climatique approche, il est important de reconnaître que ce changement affecte négativement les vies des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde. »


 

 

Vidéo (en anglais)

7 novembre 2009 :
Le reportage de Guy Hubbard, de l'UNICEF, sur la visite de la Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman au Mali où elle a abordé le problème de la sous-nutrition chez l'enfant et la mère..
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