Malaisie

En Malaisie, une « grande soeur » permet aux élèves de faire face aux brimades scolaires

Image de l'UNICEF
© UNICEF Malaisie/2009/Tee
Lors de séminaires et d'ateliers de travail organisés en Malaisie par son lycée dans le cadre du Programme pour des écoles sûres, Dashenee Huthamaputhiran, 17 ans, a appris que les brimades scolaires pouvaient revêtir de multiples formes dont celles de sévices psychologiques comme les moqueries, les injures, l'intimidation et l'exclusion.
Par Tee Shiao Eek  

A l'approche du vingtième anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant, un accord international sans précédent sur les droits fondamentaux de tous les enfants, l'UNICEF présente une série de reportages sur les progrès accomplis et les défis qui subsistent. Voici l'un de ces reportages.

KUALA LUMPUR, Malaisie, 26 octobre 2009 – En tant que surveillante principale, Dashenee Huthamaputhiran, 17 ans, est une figure familière du lycée du couvent de Sentul, apportant ses conseils aux élèves qui enfreignent les règles scolaires  ou apportant son aide à ceux qui ont des problèmes.

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Si elle aperçoit des élèves se moquer des autres, les harceler ou les brimer, elle intervient pour les aider à résoudre les difficultés ou pour porter le problème à l'attention des enseignants.

Programme en partenariat
Il s'agit de quelques-unes des qualifications que Dashenee a reçues grâce au Programme pour des écoles sûres qui est appuyé par l'UNICEF, en partenariat avec le Ministère de l'éducation de la Malaisie et le Collège universitaire HELP.

« Ce que j’ai surtout appris, dans ce programme contre les brimades scolaires, ce sont les différents moyens auxquels ont recours certains élèves pour en brimer d'autres. Par exemple, je n'avais jamais su qu'injurier les gens est une forme de brimade scolaire, » admet Dashenee.

En tant que surveillante, Dashenee a appliqué ce qu'elle avait appris et l'a utilisé pour aider ses camarades.

Les « cyber-brimades» prévalent
Les brimades vont au-delà de la violence physique; elles peuvent aussi prendre l'aspect de sévices psychologiques comprenant les moqueries, l'intimidation et l'exclusion.

De nos jours, de plus en plus de jeunes dépendent des téléphones mobiles et d'Internet pour communiquer et se distraire, et la technologie a favorisé l‘éclosion de nouvelles formes de brimades scolaires.

Par le biais de moyens communément utilisés comme les blogs, les salons de discussion, les programmes de partage de fichiers et messages sur les sites des réseaux sociaux et sur les téléphones portables, les enfants et les jeunes peuvent faire l'objet de menaces, être exclus d'activités ou humiliés en trouvant des messages fallacieux ou des photos les concernant publiés en ligne.

En Malaisie, des informations dans les médias suggèrent que de telles « cyber-brimades » sont courantes parmi les enfants et les jeunes. Et encore, il se pourrait bien qu’elles soient encore plus fréquentes, mais pas souvent signalées car rares sont les gens qui comprennent la gravité du problème.

Un environnement sûr pour les élèves
Le Programme pour des écoles sûres a pour but d'empêcher l'apparition de violence et de sévices dans l'environnement scolaire, particulièrement celle de brimades parmi les élèves. Grâce à des séminaires et à des ateliers de travail organisés dans leur école,  Dashenee et ses camarades ont reçu les moyens de faire face aux brimades scolaires et de les empêcher d'aller trop loin.

« Une école sûre est un droit pour chaque enfant, » affirme le Représentant de l'UNICEF en Malaisie et Représentant spécial au Brunei Youssouf Oomar.

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Les nouvelles technologies ont favorisé l’éclosion de ce qu’on appelle les « cyber-brimades», car de plus en plus de jeunes dépendent de téléphones mobiles et d'Internet pour communiquer et se distraire. Le Programme pour des écoles sûres a pour but de faire respecter le droit de chaque enfant à être protégé des mauvais traitements et à utiliser les moyens informatiques en toute sécurité.

« Une des façons de rendre une école sûre, c'est de s'attaquer au problème des brimades scolaires, » ajoute-t-il. « L'UNICEF s'est engagé à faire face à cela, à travailler en étroite collaboration avec le Ministère de l'éducation et le Collège universitaire HELP, parce que nous souhaitons veiller à ce que les enfants et les enseignants soient correctement équipés pour faire face aux brimades scolaires et à les empêcher. »

Le Programme pour des écoles sûres comprend également un manuel à l'intention des enseignants et des activités de formation pour donner aux professeurs des capacités d'intervention dans ce domaine.

Renforcer les capacités personnelles pour aider
Une fois qu’elle a mieux compris ce qu’étaient les brimades scolaires, Dashenee a pu apporter son aide à une fille de l'école âgée de 14 ans victime de « cyber-brimades » par l'intermédiaire du site d'un réseau social très utilisé. En utilisant ses qualifications de monitrice auprès de ses camarades, elle est intervenue et a encouragé la fille à chercher de l'aide auprès de la conseillère scolaire de l'école.

« Je traite chaque élève de cette école comme ma sœur et j'essaie d'aider de toutes les façons que je peux, » dit Dashenee.

Guidé par la Convention relative aux droits de l'enfant, l'UNICEF s'efforce avec ses partenaires de Malaisie et du monde entier d’assurer que chaque enfant et chaque élève, puisse vivre sans peur ni violence.


 

 

Vidéo (en anglais)

29 septembre 2009 : le reportage de Tee Shiao Eek, de l'UNICEF,  sur la façon dont les écoliers malaisiens apprennent à aider leurs camarades à faire face aux brimades scolaires.
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La Convention sur les
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Tous les droits,
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(Site Web en anglais)

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