Madagascar

Le cyclone Ivan entraîne la mort de 22 personnes et endommage les réseaux de communication

Image de l'UNICEF
© UNICEF Madagascar/2008/Rajaonisaona
Une famille de Madagascar marche à la recherche d’un abri pour se protéger du cyclone Ivan.

TOAMASINA, Madagascar, 21 février 2008 – Peu de temps après la tempête exceptionnelle qui a ravagé Madagascar le mois dernier, l’État insulaire, une fois de plus, a été dévasté cette semaine lorsque le cyclone Ivan a atteint sa côte nord-est, près de Toamasina.

Selon le Bureau de gestion du risque et des catastrophes de Madagascar, le cyclone Ivan a frappé en tout six régions du pays, entraînant la mort de 22 personnes et laissant des milliers d’autres sans abri ou ayant besoin d’aide. Avec des vents violents, atteignant 190 km/heure, et de fortes chutes de pluie, ce cyclone a également porté un coup sévère aux réseaux de communication.

Alors même que le village d’Ambodiatafana était balayé par le vent dévastateur du cyclone, ses habitants s’efforçaient désespérément de se protéger, eux et leurs biens, contre les destructions qui se produisaient sous leurs yeux.

« C’était incroyable », se rappelle une habitante du village, Marie Claire Ravelonanosy. « Notre maison a été emportée par le vent et nous n’avons pas pu sauver nos biens. Heureusement, il n’y a pas eu de victimes. »

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© UNICEF Madagascar/2008/Rajaonisaona
Malgré des réseaux de communication gravement sinistrés et des coupures d’électricité, l’UNICEF est rapidement venue en aide aux familles déplacées par le cyclone Ivan, à Madagascar.

Destruction des moyens de liaison avec le nord

À trente kilomètres au nord de Toamasina, la capitale de la région d’Atsinanana, le pont d’Antaratasy est en ruines – une victime de plus du cyclone Ivan.

Ce pont était important pour les liaisons routières avec les villes de l’extrême nord de Madagascar. Sa destruction, allant de pair avec les dommages considérables subis par les réseaux de communication, a empêché d’entrer en contact avec un bon nombre de ceux qui ont pu être affectés par la tempête.

« Ma femme et mes enfants sont actuellement à l’autre bout du pont », a dit Jean Pierre Rafenomanana, un homme d’affaires. « Que vais-je faire ? Je suis sans nouvelles d’eux. »

Réaction immédiate devant la catastrophe 

La ville même de Toamasina est privée d’eau et d’électricité depuis que le cyclone a frappé. Le vent a arraché des arbres et jeté au sol des lignes électriques, et la montée des eaux est, elle aussi, préoccupante. La nouvelle de la confirmation des premières victimes commençant à se répandre, les organisations d’aide, les autorités locales et les ONG se sont rapidement mobilisées afin d’apporter des secours.

En l’espace de quelques heures, l’UNICEF a entrepris d’acheminer des couvertures, du matériel pour l’assainissement et d’autres fournitures destinées aux familles se trouvant dans les zones sinistrées. Vis-à-vis des autorités, l’UNICEF a poursuivi son aide pour l’évaluation complète des dégâts entraînés par le cyclone.

Ce cyclone survient moins d’un mois après le Cyclone Fame, qui a frappé le pays fin janvier, occasionnant la mort de 12 personnes et faisant 5 000 sans-abri. Deux autres cyclones ont causé de très graves destructions en mars et en avril 2007.


 

 

Vidéo (en anglais)

20 février 2008:
Melissa Leschuck, de l’UNICEF, décrit les destructions causées par le cyclone à Madagascar.
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