Madagascar

Les enfants de Madagascar, déjà éprouvés, subissent une nouvelle inondation causée par le dernier cyclone

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© 2007 CARE
Déjà inondées suite au passage de précédents cyclones, les régions nord et nord-ouest de Madagascar ont été frappées par le cyclone Indlala le 15 mars.

Par Blue Chevigny

NEW YORK, USA, 19 mars 2007 – Des rideaux de pluie tombent sur la capitale de Madagascar, Antananarivo, conséquence du dernier cyclone, Indlala, à frapper la nation insulaire. 

Madagascar traverses une saison de cyclones extrême, ayant subi quatre grosses tempêtes depuis décembre dernier, la plus récente ayant eu lieu le 15 mars. Ce jour-là, le cyclone tropical Indlala a détruit 90 pour cent des habitations traditionnelles dans la région d’Antlaha, au nord de l’île et de nombreux bâtiments administratifs. Il a aussi endommagé les systèmes électriques et de communications,  et ravagé les cultures de la région.

Selon Misbah Sheikh, Responsable de la communication pour l’UNICEF, 293 000 familles sont déjà touchées par les inondations dues aux tempêtes précédentes. « Avec Indlala, les chiffres vont grossir »,  ajoute-t-elle.

Répercussions sur les enfants

Mme Sheikh s’inquiète des répercussions sur les familles et les enfants vivant au nord et nord-ouest du pays, les régions les plus éprouvées par la dernière tempête. L’UNICEF a immédiatement dépêché une équipe sur place pour évaluer les dégâts.

« Soixante-dix pour cent de la population de Madagascar vit en zone rurale », dit Mlle Sheikh.  Ils vivent dans des maisons de bois, parfois avec un toit de chaume, les dégâts y  sont sûrement très lourds. Les enfants représentent plus de la moitié de la population, et bien sûr, ce sont eux les premiers touchés ».

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© UNICEF video
A Madagascar, dans les zones rurales touchées par les flots, de nombreux habitants vivent dans des maison en bois avec toit de chaume, trop fragiles pour résister aux tempêtes.

Dans les régions de Madagascar frappées par les cyclones précédents, l’UNICEF a déjà envoyé de l’aide d’urgence sous forme de tentes, de purificateurs d’eau, des bonbonnes d’eau, tout comme un soutien nutritionnel et des fournitures scolaires d’urgence. C’est juste au moment où la situation se stabilisait que le Cyclone Indlala a frappé.

Mlle Sheikh dit que cette succession de tempêtes était un énorme problème. « Chaque fois que nous nous attaquons à une urgence, une autre survient », se lamente-t-elle.

Les Nations Unies lancent un appel éclair

La situation se complique plus loin, au sud de Madagascar –  immense pays de la taille de la France, la Belgique et le Luxembourg réunis – où persiste un problème totalement différent. Alors que les inondations affligent le nord et le centre, la population qui vit au sud est accablée par une grave sécheresse, qui entraîne des problèmes de malnutrition, d’eau et d’assainissement ainsi que la perte de tous les revenus agricoles.

« Dans le même pays, nous avons une région sous les eaux, et une autre où les enfants n’ont pas vu la pluie depuis longtemps », constate Mme Sheikh.

Entre les inondations au Nord et la sécheresse au Sud, on manque du minimum vital – y compris d’eau salubre, de moyens d’assainissement adéquats, d’équipements de santé publique et d’éducation, et de vivres. Le 16 mars, les Nations Unies ont lancé un « appel éclair » aux donateurs pour qu’ils redoublent d’efforts et augmentent leur aide. 

Pour l’UNICEF, ces fonds serviront dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement, de la nutrition, de l’évaluation rapide et de l’appui à l’éducation. « En l’absence d’un financement suffisant, nous ne serons pas capable de travailler efficacement pour faire face aux urgences au fur et à mesure qu’elles se présentent », Mme Sheikh.


 

 

Audio (en anglais)

19 mars 2007:
Misbah Sheikh, Responsable de la communication pour l’UNICEF, parle des conséquences des inondations sur les enfants dans ces régions du nord de Madagascar dévastées par le cyclone Indlala.
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