Madagascar

Une campagne soutenue par l’UNICEF pour protéger 1,5 million de personnes contre le paludisme

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Francette Rahantanirina, mère d’un enfant de 1 an, a participé à la campagne en traitant à nouveau sa moustiquaire avec de l’insecticide.

Par Kun Li et Sandrine Martin

ANTSIRANANA, Madagascar, 16 novembre 2005 – Le paludisme est la première cause de décès d’enfants à Madagascar. Chaque jour dans ce pays, environ 160 enfants meurent de maladies qu’on pourrait prévenir, plus d’un quart d’entre eux du paludisme.

« L’année dernière, mon petit frère est tombé malade, il avait une forte fièvre, »  raconte Derisy, 13 ans, qui habite à Antsahalalina, un village de la côte nord-est de Madagascar. « Mes parent l’ont amené au dispensaire. Là, le docteur a dit qu’il avait le paludisme et l’a soigné. Maintenant il va bien, mais j’ai vraiment eu peur, j’ai cru qu’il allait mourir » se souvient Derisy.

Dans la région de Sambava, où Derisy vit avec sa famille, le paludisme est fortement endémique et touche jusqu’à 20 pour cent de la population. « Il y a des moustiques partout! Tant qu’il y a de la lumière, je peux les voir et les tuer. Mais quand il fait noir, c’est dangereux parce qu’ils peuvent vous piquer et vous ne les voyez pas », dit Derisy.

Pour protéger les enfants contre cette maladie mortelle, l’UNICEF, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Ministère malgache de la santé, a récemment lancé une campagne dans les zones de la province d’Antsiranana où le paludisme est endémique.

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Des agents de santé apprennent aux villageois comment traiter correctement leurs moustiquaires à l’insecticide.

« En traitant les moustiquaires à l’insecticide, on protège les femmes et les enfants qui les utilisent car l’insecticide tue les insectes qui se pose sur la moustiquaire. C’est la raison pour laquelle nous encourageons le traitement des moustiquaires à l’insecticide », dit Francisco Basili, le Coordinateur de programmes de l’UNICEF.

Mais, pour obtenir les meilleurs résultats possibles, les moustiquaires doivent être imprégnées d’insecticide environ tous les six mois. La campagne, lancée cet automne, sert à rappeler aux familles qu’il faut renouveler le traitement. Le processus, qui consiste à tremper à nouveau la moustiquaire dans de l’insecticide, est relativement simple. Avec l’aide des agents de santé, les villageois peuvent vite apprendre à le faire eux-mêmes.

Le village de Derisy est l’un des derniers à prendre part à la campagne. « Comme ma mère est enceinte, on lui a déconseillé de toucher à l’insecticide. Alors j’ai retrempé la moustiquaire moi-même, dit Derisy, c’était assez facile à faire, mais il faut faire attention à la quantité d’eau et mettre des gants en caoutchouc. Quand le mélange d’eau et d’insecticide est prêt, vous plongez la moustiquaire dans la cuvette et vous attendez dix minutes. Après, vous lavez la moustiquaire à l’eau et au savon ».

Quand la campagne sera terminée, 240 000 moustiquaires au total auront subi un nouveau traitement à l’insecticide, assurant la protection de près de 1,5 million de personnes.

« Maintenant, je dors toujours sous une moustiquaire et je n’ai plus été du tout malade du paludisme, ça veut dire que ça marche vraiment! » conclut fièrement Derisy.


 

 

Vidéo (en anglais)

16 novembre 2005:
Le reportage de la correspondante de l’UNICEF, Misbah Sheikh, sur la campagne menée à Madagascar pour enseigner à la population comment retraiter leurs moustiquaires.

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