En bref : Liban

Des camps d’été pour les enfants libanais leur permettent de surmonter les séquelles de la guerre

Image de l'UNICEF: Lebanon, summer camp
© UNICEF Lebanon/2007
Un camp d’été qui bénéficie de l’appui de l’UNICEF aident les enfants du village de Aita el Shaeb (Liban) affectés par la guerre.

Par Eliane Asmar

AITA EL SHAEB, Liban, 30 août 2007 – À entendre les enfants de Aita el Shaeb chanter et danser, il est difficile de croire qu’il y a tout juste un an ce village du Sud Liban souffrait des conséquences du conflit. Ces enfants participent à un nouveau programme de camp d’été, qui contribue, grâce au jeu, à la guérison des jeunes marqués par la guerre.

Ces camps d’été, bénéficiant de l’appui de l’UNICEF, offrent des possibilités à quelque 150 enfants venant de villes encore en reconstruction après la guerre de 2006. Les jeunes, âgés de 6 à 10 ans, sont encouragés à s’exprimer grâce à l’art, aux jeux et à l’artisanat – des activités essentielles pour les aider à se remettre de l’angoisse après les situations d’urgence qu’ils ont connues. Ce programme est appuyé par l’UNICEF en partenariat avec la Fondation Imam el Sadr.

Dans ces camps d’été, les enfants abordent des questions importantes telles que l’hygiène personnelle, les droits de l’enfant et la tolérance.

« J’ai appris beaucoup de choses ici », a dit Nour, 11 ans. « J’ai appris à éviter de manger trop de sucreries et à les remplacer par des fruits et des légumes. J’ai découvert des habitudes bonnes pour la santé. »

« Troublés et perdus »

Le Dr Imran Mirza, responsable du Projet santé de l’UNICEF Liban, a dit que le moment était venu d’apprendre aux enfants affectés par la guerre des notions en matière de santé et de les aider à gérer la tension.

Les aînés, de 15 à 18 ans, ont joué bénévolement un rôle de facilitateur dans le camp d’été, travaillant en groupes afin d’encourager des activités créatives et interactives chez les participants au camp plus jeunes.

« On en est au premier anniversaire de la guerre, et les enfants sont encore troublés et perdus », a dit Nisreen, un jeune dirigeant de la Fondation Imam el Sadr. « Ils viennent ici pour bien s’amuser. »

Le jeu est essentiel dans la guérison

Bien que la jeunesse ait du ressort, les cicatrices laissées par la guerre sont encore profondes. Le jeu est un élément déterminant, permettant d’aider les enfants à bien réagir devant une situation de tension et à acquérir en même temps des compétences importantes.

« Pour l’UNICEF, le véritable défi c’est de faire découvrir aux enfants, par le divertissement, des habitudes saines et des comportements sans danger », a dit la responsable Communication de l’UNICEF Liban, Soha Bsat Boustani.  « C’est par le jeu que les enfants acquièrent leurs compétences sociales, physiques, cognitives, affectives et créatrices. »

« Les enfants apprécient beaucoup ces activités », a dit le Coordonateur du camp d’été, Iman Izz El Dine. « L’UNICEF apporte de la joie, des soins et de l’espoir aux enfants. Ils sont ravis de venir ici tous les jours. »


 

 

Vidéo (en anglais)

30 août 2007 :
La correspondante de l’UNICEF, Elizabeth Kiem, décrit un camp d’été dans la vallée de la Bekaa, qui contribue au rétablissement des enfants affectés par la guerre.
 VIDEO  haut | bas

Recherche