En bref : Liban

Les réfugiés palestiniens déplacés au nord du Liban ont besoin d’aide

Image de l'UNICEF
© UNICEF Lebanon/2007/Ireland
Des enfants jouent avec de jeunes volontaires de l’UNICEF dans un terrain de jeu à Baddawi. Leurs familles s’y e sont réfugiées après les combats qui ont éclaté dans le camp de réfugiés palestiniens d’El Bared près de Tripoli.

Par Blue Chevigny

NEW YORK, 1er juin 2007 – Alors que les problèmes se poursuivent pour les réfugiés palestiniens au nord du Liban – déplacés à la suite du conflit armé au camp d’El Bared près de Tripoli –  l’UNICEF continue de répondre à la crise en coordination avec l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et autres partenaires.  

Les institutions s’efforcent d’apporter les soins d’urgence aux enfants réfugiés et à leurs familles, confrontés au conflit et à l’absence de soins. L’UNRWA estime qu’environ 21 000 réfugiés ont fui El Bared.

La plupart des réfugiés sont allés au camp de Baddawi, tout proche. Cinq écoles ont été transformées en abris et des familles accueillent ces réfugiés au sein de leur foyer déjà surpeuplé. D’autres réfugiés ont complètement quitté le nord du Liban pour se réfugier dans d’autres régions du pays.

Quelques signes d’amélioration

L’UNICEF et ses partenaires tentent de fournir de l’eau et des moyens d’assainissement, des services de santé et d’hygiène et une aide médicale aux populations touchées. Nicole Ireland, Responsable de la communication de l’UNICEF rapporte que l’organisation joue un rôle majeur dans l’éducation et la protection des enfants dans les camps, où les femmes et les enfants sont particulièrement éprouvés.

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© UNICEF Lebanon/2007/Ireland
Un garçon du camp de réfugiés d’El Bared participe à une classe de dessin dans le centre pour enfants et jeunes soutenu par l’UNICEF situé à Baddawi, au nord du Liban.

« Ils vivent dans des conditions totalement anormales », constate Mme Ireland à propos des enfants réfugiés. « Ils ne vont pas à l’école, leurs familles sont déplacées.”
Mais une semaine après l’arrivée de ces enfants et de leurs familles, on note quelques signes d’amélioration. « Ils vont au terrain de jeu, jouent avec les balançoires et les toboggans, et mettent même des jeux structurés en place », affirme Mme Ireland. « Hier, j’ai vu des enfants qui se peignaient le visage, d’autres qui dessinaient, d’autres encore qui organisaient des matchs de football.

« Et le plus important, continue-t-elle, « c’est que j’ai vu beaucoup de sourires. C’est incroyable, cette capacité qu’ont ces enfants à récupérer pour peu que vous leur offriez un peu de normalité. »

Bien-être physique et émotionnel

L’UNICEF fait son possible aussi pour le bien-être psychologique des enfants du camp de Baddawi en organisant des activités dans ce centre de loisirs.
Pour quelques enfants, le retour à l’école revêt une importance critique. « Environ 1 000 jeunes de 15 à 17 ans ont des examens importants pour la suite de leurs études », dit Mme Ireland. « Pour eux, l’UNICEF met en place un transport en bus vers les écoles de l’UNRWA à Tripoli et sa banlieue, où ces jeunes gens pourront préparer et passer leurs examens ». 

Pour les élèves plus jeunes, l’UNICEF distribue des kits « Ecole-en boîte » pour créer un environnement scolaire qui leur permettra de remettre leurs études sur les rails, à quelque niveau que ce soit. 

Au cours de sa visite dans le camp, ce qui a le plus frappé Mme Ireland, c’est que ces familles de réfugiés doivent reprendre leur vie à zéro. « Ces gens ont littéralement quitté leur maison sans rien, sauf les vêtements qu’ils avaient sur eux, ils repartent donc entièrement à zéro », affirme-t-elle. « L’UNICEF travaille pour que l’on accorde la priorité à ces enfants à leurs familles, Et nous voulons qu’ils soient en bonne santé, physique et affective ».


 

 

Audio (en anglais)

31 mai 2007 :
Nicole Ireland,  une des responsables de la communication à l’UNICEF, parle de sa visite dans le nord du Liban, où les réfugiés palestiniens, privés d’accès aux services essentiels, souffrent.
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Radio UNICEF

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