En bref : République démocratique populaire lao

Le danger des munitions non explosées pour les enfants

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Grâce au Programme d’enseignement « criquet magique », l’UNICEF et ses partenaires locaux aident les enfants à reconnaître les dangers que constituent des engins non explosés.

Par Steve Nettleton

PAKSONG, RDP Lao, 2 février 2006 – Sanchon et Andy ne sont toujours pas complètement rétablis depuis le jour où une bombe a explosé à leurs pieds. Les deux enfants s’occupaient du bétail de leur famille lorsque Sanchon a ramassé un objet rond dans l’herbe.

Il a cru qu’il s’agissait d’une balle. Sa sœur Andy ne le pensait pas. « Elle a dit que c’était une bombe. J’ai laissé tomber l’objet et il a explosé ». Tous deux ont été blessés par l’explosion et des éclats d’obus sont toujours logés dans leur corps.

Les enfants, tels que Sanchon et Andy, sont de plus en plus nombreux au Laos à avoir été blessés par ce terrible héritage de la guerre : des mines, des bombes et autres explosifs connus sous l’acronyme anglais « UXO », engins non explosés.

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Un démineur examine un champ à l’aide d’un détecteur de métaux. Le Laos est parsemé d’armes non explosées qui sont des vestiges des différentes guerres.

Se débarrasser des UXO est une opération de longue haleine

L’ONG  Landmine Action UK , dans son « Plan d’action au Laos contre les UXO pour 2003  décrit ce pays comme celui ayant reçu le plus de bombes par habitant de toute l’histoire du monde. À la suite des bombardements et des combats au sol qui ont eu lieu dans les années 60 et 70, il reste de grandes quantités d’engins non explosés dans 16 des 18 provinces du pays.

On compte au Laos plus de 200 accidents causés chaque année par les UXO, dont près de la moitié concernent des enfants. Certains types d’UXO, par leurs couleurs vives ou leur forme inhabituelle, par exemple les mines papillons ou les bombes à fragmentation, peuvent exercer une fascination mortelle sur les enfants. En manipulant un UXO, on risque de provoquer une explosion mortelle.

Les enfants qui survivent à de tels accidents en gardent souvent des séquelles physiques permanentes, et peuvent rester traumatisés pendant des années.

Des équipes d’action anti-mines sont à l’œuvre au Laos pour enlever et faire exploser ces engins. Mais il s’agit d’un travail de longue haleine qui devrait prendre des décennies.

La République démocratique populaire lao n’a pas encore adhéré au Traité sur l’interdiction des mines antipersonnelles mais il semble qu’elle s’y intéresse de plus en plus. 

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Sanchon et Andy, qui sont frère et soeur, ont été blessés par une bombe qui a explosé à leurs pieds.

L’aide du « criquet magique »

Ici, dans le sud du Laos, le criquet plaît tout particulièrement aux enfants. C’est une nourriture prête à la consommation et souvent les enfants à leur recherche creusent dans des champs qui pourraient cacher des engins non explosés.

À l’aide d’un « criquet magique », l’UNICEF et des partenaires locaux s’efforcent de sensibiliser les enfants aux dangers des explosifs et de diminuer les accidents. Des éducateurs se déguisent et conduisent les enfants dans le cadre d’un programme de jeux éducatifs. Les enfants apprennent comment reconnaître la présence de mines ou de bombes et ce qu’il faut faire s’ils en trouvent.

Khanphachanh, 11 ans, est l’un des enfants ayant bénéficié d’une formation sur les UXO grâce au « criquet magique ». Elle déclare : « Je me suis bien amusée et je me sens à présent plus en sécurité, car je sais comment éviter les bombes non explosées ».

Au Laos, le problème des engins non explosés est important, mais de tels programmes vont contribuer à garantir un avenir plus sûr aux enfants partout dans le pays.


 

 

Vidéo (en anglais)

1er février 2006 :
Le correspondant de l’UNICEF, Steve Nettleton, décrit le travail visant à protéger les enfants laotiens contre les mines et les bombes non explosés.

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