Kenya

Au nord du Kenya, la sécheresse compromet la santé et les chances de survie de l’enfant

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Un enfant kényan reçoit une provision de Plumpy’nut, un aliment thérapeutique qui peut sauver les enfants au bord de la famine.

Par Gary Stryker

TURKANA, Kenya, 31 octobre 2008 – Au nord du Kenya, la province de Turkana est au bord de la catastrophe. Il n’y a pas plu depuis des mois, les prévisions météo sont sombres et des milliers d’enfants se trouvent en danger.

Marthe est mère de six enfants et en attend un septième. Dans sa petite habitation au toit de chaume, il n’y a pas de nourriture dans le garde-manger familial. La nuit dernière, affirme-t-elle, elle a emprunté un peu de maïs à un voisin pour nourrir ses enfants mais ce matin ils sont allés à l’école la faim au ventre.

Autrefois, elle possédait trente chèvres dans son enclos mais toutes sont mortes d’une maladie qui en a tué deux millions d’autres dans la région.

Certains organismes achètent les chèvres malades ou affaiblies pour les abattre et procurent de l’argent aux familles pour leur permettre de remplacer leur bétail ou d’acheter la nourriture nécessaire. Les prix des denrées alimentaires sont montés en flèche, dans la province, encore plus que n’importe où au Kenya.

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Au Kenya, frappé par la sécheresse, les enfants sous-alimentés s’exposent aux maladies. Beaucoup arrivent à l’hôpital de Lodwar atteints de tuberculose, de pneumonie ou de diarrhée.

Sauvés de la famine
La sécheresse, la maladie et les lois du marché frappent les familles et surtout les plus jeunes.

Gladys, la plus jeune des enfants de Martha, est sous-alimentée et fait partie des 13 000 enfants de moins de cinq ans qui sont soignés dans des centres de secours comme celui qui a été mis sur pied sous un arbre aux grandes branches, dans le village de Nadapal, à dix kilomètres de la localité de Lodwar.

Parmi la douzaine d’autres enfants s’y trouvant par un après-midi brûlant, Lokali, dix mois,  est examiné par un agent sanitaire et reçoit assez de Plumpy’nut pour une semaine. Le Plumpy’nut est un aliment thérapeutique qui peut sauver les enfants se trouvant au bord de la famine.

« Parce que la situation alimentaire générale est si grave,” affirme Sara Cameron, la responsable de la communication d’UNICEF Kenya, « quand les enfants rentrent chez eux avec du Plumpy’nut ou des suppléments alimentaires, il les partagent avec de nombreux autres membres de leur famille. Et, bien sûr, les enfants ne se récupèrent pas aussi rapidement qu’ils le devraient. »

Centres de soins et d’alimentation
Insuffisamment nourris pour aller et venir, les enfants les plus faibles tombent facilement malades. Un grand nombre d’entre eux arrivent chaque jour à l’hôpital de Lodwar, atteints de tuberculose, de pneumonie ou de diarrhée.

Ce qui a de bien, c’est que la plupart des enfants qui sont à l’hôpital se portent maintenant bien. Même si le nombre de ceux qui sont à risque s’accroît, il en va de même pour le nombre de vies qui sont sauvées.

Le Gouvernement du Kenya sait comment faire face aux situations d’urgence. Les centres de soins et d’alimentation sont souvent débordés mais ils sont capables de prévenir la faim - et le font effectivement – s’ils disposent des moyens qui leurs sont nécessaires en temps opportun.

La situation à Turkana est critique et des solutions à long terme sont nécessaires. Mais pour des enfants comme Gladys, recevoir aujourd’hui plutôt que demain l’aide dont elle a besoin est sans aucun doute une meilleure chose pour elle, pour sa famille et pour tout le monde.


 

 

Vidéo (en anglais)

Septembre 2008 : le reportage du correspondant de l’UNICEF Gary Stryker sur la crise provoquée par la sécheresse qui, au nord du Kenya, décime les familles.
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