Kenya

Apporter de l’aide aux familles déplacées par les troubles civils au Kenya

Image de l'UNICEF: Civil unrest, Kenya
© UNICEF/2007/Sittoni
L’UNICEF fait tout pour assurer un environnement protégé aux femmes et enfants vivant dans des camps provisoires au Kenya.

Par Pamella Sittoni

NAIROBI, Kenya, 16 janvier, 2008 – On estime à 250 000 environ le nombre de Kényens encore déplacés à la suite des émeutes qui ont éclaté dans la capitale et dans d’autres régions du pays peu après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle le 27 décembre.

Jane Wamuyu, 23 ans, est une mère de quatre enfants qui vit dans le bidonville de Mathare à Nairobi. Dernièrement, elle et ses enfants ont été pris en otage par des assaillants, qui ont fini par leur ordonner de quitter leur maison.

 « Ils ont attrapé mon bébé et l’un d’eux le portait en l’air d’une main. Puis ils m’ont demandé de choisir qui devait mourir, » raconte-t-elle. « J’étais terrifiée. Je n’ai rien emporté avec moi. Je n’ai même pas laissé à mes enfants le temps de prendre leurs chaussures. »

Abri provisoire

Jane Wamuyu et ses enfants ont maintenant trouvé refuge dans une paroisse proche avec environ 300 autres personnes déplacées. L’église fait partie des douzaines de camps provisoires qui ont été mis sur pied depuis le début de la violence.

Pour ces personnes déplacées, les émeutes ont été une totale surprise.

« Le 27 décembre, nous avons voté paisiblement et tout allait bien – jusqu’à ce que le résultat final de l’élection présidentielle soit annoncé, » dit Grace Nyambura, qui s’est aussi réfugiée à l’église. « Tout à coup, des bandes de jeunes ont traversé nos villages, ordonnant aux membres de notre communauté de partir. C’était l’anarchie. Nous avons eu de la chance d’avoir trouvé un abri ici.»

Répondre aux besoins élémentaires

L’UNICEF travaille maintenant avec le Département chargé des enfants kényens pour assurer un environnement protecteur pour les enfants à l’intérieur des camps. L’organisation a fourni des trousses de première nécessité à des familles, couvrant les besoins de plus de 60 000 personnes. Dans ces trousses, on trouve des bâches goudronnées, des couvertures et des ustensiles de cuisine. Les familles déplacées reçoivent aussi des médicaments, compléments alimentaires, et de quoi purifier l’eau et faciliter l’hygiène.

Des « Trousses dignité » ont été distribuées à plus de 10 000 jeunes filles et femmes. Elles comprennent du savon, du dentifrice et des étoffes traditionnelles Kanga.

Pour l’instant, les familles attendent de pouvoir rentrer chez elles. Elles sont à l’affût de toutes nouvelles pouvant offrir une solution au conflit en cours et leur permettre donc de reconstruire leur vie.


 

 

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