Kenya

Les tribus nomades du Turkana au Kenya sont parmi les plus gravement touchées par la sécheresse persistante

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Les tribus nomades du Turkana au Nord-Est du Kenya sont particulièrement fragilisées par la terrible sécheresse qui touche la région.

Par Sabine Dolan

NEW YORK, USA, 21 mars 2006 – Les tribus de nomades duTurkana vivant au Nord- Est du Kenya sont particulièrement fragilisées par la grave sècheresse qui sévit cette année dans la Corne de l’Afrique.

Comme la plupart des communautés de pasteurs ou d’agriculteurs de la région, ces tribus comptent sur leurs troupeaux pour survivre mais leurs bêtes meurent à cause de la sècheresse. Les pluies récentes ne sont pas tombées là où vivent ces communautés particulièrement vulnérables.

A travers l’Afrique centrale et orientale, des centaines de personnes et des dizaines de milliers de bêtes sont mortes de faim et de soif. Près de 3,5 millions de personnes, y compris au moins un demi million d’enfants en âge scolaire, ont besoin d’une aide d’urgence.

Malnutrition : taux critiques

Dans ce contexte difficile, les hôpitaux de la région s’efforcent de prodiguer un traitement au grand nombre d’enfants dénutris qui affluent à leurs portes tous les jours. Les taux de vaccination de routine dans beaucoup de zones sont très bas, et la malnutrition s’allie à la rougeole pour poser un grave danger.

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Les hôpitaux de la région du Turkina ont noté une augmentation alarmante du nombre d’enfants qu’ils soignent. Une enquête de l’UNICEF montre que les taux de malnutrition sévère sont dangereusement élevés dans toutes les zones de la région.

En fait, les cas de malnutrition et de maladie ont augmenté de façon significative parmi les personnes à hauts risques – particulièrement les femmes enceintes, les mères allaitantes et les jeunes enfants.

Une enquête de l’UNICEF montre que les taux de malnutrition sévère sont dangereusement élevés partout au Turkina.  « Dans ce district, le nombre d’enfants dénutris est très élevé, » constate Emily Teshome, nutritionniste UNICEF. « Nous avons un taux de malnutrition sévère qui tourne autour de 20 pour cent. C’est au-dessus du taux critique fixé par l’Organisation mondiale de  la Santé, à 15 pour cent. »

Vulnérabilité

L’UNICEF coordonne les actions d’urgence, travaille avec les Ministères de la santé, de l’eau et de l’éducation, et concentre ses efforts sur trois fronts:

  • Eau et assainissement (transporter en camion l’eau potable jusqu’aux écoles et centres alimentaires, installer des citernes d’eau et des pompes à main, et organiser une mobilisation sociale pour l’hygiène et l’assainissement)
  • Santé et nutrition (faire passer à plus grande échelle les programmes de nutrition thérapeutique et d’apports nutritifs complémentaires pour les enfants dénutris, soutenir les cliniques mobiles dans les régions mal desservies ou très isolées, et améliorer la gestion des maladies diarrhéiques et des campagnes de vaccination) 
  • Education et protection de l’enfance (maintenir la fréquentation scolaire et veiller à ce que les enfants restent à l’école, assurer la qualité de l’éducation primaire et fournir aux écoles des rations alimentaires, de l’eau et du matériel scolaire).

En avril, les Nations Unies vont lancer un appel régional pour la Corne de l’Afrique afin de soutenir les programmes d’urgence en cours et protéger la vie des enfants à un moment où ils sont particulièrement vulnérables.


 

 

Vidéo (en anglais)

21 mars 2006:
Sabine Dolan envoyée spéciale de l’UNICEF fait son rapport sur la terrible sècheresse au Kenya et ses conséquences sur les communautés nomades Turkana.

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