Kenya
Appels de fonds et interventions humanitaires
De nombreux facteurs contribuent à approfondir la crise de la sécurité alimentaire au Kenya. L'absence de pluies pendant la dernière grande saison des pluies (juin-juillet) marque la troisième saison des pluies consécutive à connaitre une faible pluviométrie, ce qui a un fort impact sur les plaines pastorales de la marge sud-est, et provoque une baisse substantielle de la production de bétail et des récoltes. La disponibilité limitée en eau potable a contribué à la hausse des maladies diarrhéiques et du choléra : 4316 cas de choléra ont été confirmés depuis le début de l'année et l'on dénombre 102 décès. Le nombre des Kenyans ayant besoin d'une aide humanitaire en ressources alimentaires de base est grimpée de 1,2 million de personnes en janvier à 3,8 millions en août 2009. Le nombre des enfants affectés par la malnutrition sévère est grimpé à 281 000 au lieu des 105 000 enfants dénombrés au début de l'année.
Pour répondre à la détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle dans les districts pastoraux et agricoles de la marge sud-est, L'UNICEF augmente ses programmes de gestion intégrée de la malnutrition aiguë afin de couvrir environ 40 000 enfants sous-alimentés au cours des prochains mois. L'UNICEF continue d'appuyer le Gouvernement et les partenaires dans leurs préparatifs de réponse d'urgence à la sécheresse et au choléra, en fournissant des kits pour le test et le traitement de l'eau, une aide à la rénovation et à la construction de nouveaux équipement de distribution d'eau et l'amélioration des capacités de gestion communautaires permettant de couvrir jusqu'à un million de personnes.
L'aide de proximité dans les districts affectés par la sécheresse est renforcée pour fournir des soins de santé aux communautés vulnérables en plus des fournitures de santé essentielles comprenant des réserves médicales indispensables au traitement du choléra. Le programme d'éducation de l'UNICEF soutient des pensionnats bon marché pour une capacité de 50 000 élèves dans les districts des régions pastorales qui connaissent la plus grande disparité en termes de scolarisation et de maintient des élèves à l'école, particulièrement les filles. Le suivi et les activités de plaidoyer avec les communautés vont être davantage soutenus et améliorés afin de protéger les enfants du conflit, de l'exploitation et des abus. L'UNICEF continue d'appuyer la coordination sectorielle des urgences, assurant la conduite des groupes WASH (eau, assainissement, hygiène), Nutrition, Éducation et les sous-groupes Protection des enfants et Violences à base de discrimination sexuelle.
Alors que l'UNICEF Kenya réclame immédiatement de 4, 9 millions de dollars américains pour répondre aux besoins les plus urgents, le manque de financement global s'élève à 14 millions de dollars soit 58 pour cent des fonds réclamés.
Kenya HAU - 22 septembre 2009 [pdf en anglais]
Après l'annonce des résultats de l'élection du 30 décembre, la violence a éclaté dans tout le pays entre les diverses communautés provoquant des pertes en vies humaines, des blessés, des pillages, la destruction de propriétés et le déplacement de milliers personnes. La violence a été alimentée par les rivalités ethniques du Kenya. Mwai Kibaki est issu de l'ethnie Kikuyu, la plus grande tribu du pays, tandis qu'Odinga est Luo, le troisième groupe ethnique du pays, après les Kikuyus et les Luhyass. Près de 500 000 personnes - principalement des enfants et des femmes - ont actuellement besoin de l'aide humanitaire. On dénombre plus de 300 morts jusqu'à présent,dont près de 50 enfants qui sont morts quand une église d'Eldoret dans laquelle ils s'étaient abrités s'est embrasée.
Les régions les plus touchées sont : Eldoret, Burnt Forest, Kisumu, Turbo, Timboroa, Kuresoi, Molo, Narok, Uasin Gishu, Kakamega, Bungoma, Mombasa et Mandera Où l'on rapporte des pillages,l'incendie de maisons, des viols massifs et autres formes de violences. La sécurité y est très volatile et pouvoir les secourir est une grande préoccupation alors qu'environ 100 000 personnes sont abandonnées sans nourriture, sans abri, ni eau, ni carburant ou médicaments essentiels etc. cela représente les besoins immédiats en aide humanitaire. La plupart de ces gens cherchent actuellement un abri dans les commissariats de police et les églises. Des points de friction demeurent dans les bidonvilles de Kibera et Mathare à Nairobi (au moins 1.5 millions de personnes). Ils restent aussi peu sûrs et le manque de nourriture y est patent après que des marchés locaux ont été détruits et pillés.
L'UNICEF a besoin de 5 104 300 dollars des États-Unis pour pouvoir répondre aux besoins qui affectent les enfants et les femmes vivant dans les domaines de la santé et de la nutrition ; de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène ; de l' éducation ; de la protection de l'enfant ; en matière d'abri, d'équipements non alimentaires, et des telecommunications d'urgence.
Document sur les besoins immédiats - Kenya agitations Civile, 5 Jan 2007 [pdf en anglais]
Alors que le Kenya est déjà classée dans les régions arides ou semi arides, les trois années de sécheresse ont grandement affecté 80 pour cent du Kenya, obligeant à déclarer la situation de catastrophe nationale en juillet 2004, et l'approfondissement de la crise humanitaire qui a saisi l'attention internationale en début 2006, le Kenya a été affectée par de fortes pluies en octobre 2006 provoquant des inondations en novembre. A la fin de novembre, les régions les plus touchées étaient situées dans le nord est et dans les régions côtières du pays, notamment dans le bassin de la Tana river où les populations ont été déplacées par la montée des eaux, le camp de réfugiés de Dadaab qui est situé dans une zone qui se transforme en marécage après de fortes pluies, et sur une partie de la côte, en particulier le district de Kwala. Environ 700 000 personnes sont fortement touchées dont 100 000 sont des réfugiés somaliens.
Corne de l'Afrique, document sur les besoins immédiats [pdf en anglais]
Appels reliés
Rapport sur l'action humanitaire 2009
















