Kenya

Au Kenya, le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aurait quasiment doublé à cause de la sécheresse

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Un enfant souffrant de malnutrition grave à l’Hôpital du District de Wajir, où sa mère l’a emmené. Les services de l’hôpital sont débordés par le nombre d’enfants malades, conséquence de la sécheresse.

Par Jane O’Brien

NEW YORK, USA, 20 janvier 2006 – L’UNICEF prévient que le nombre d’enfants souffrant de malnutrition grave au Kenya semble avoir doublé au cours des tous derniers mois en raison de la sécheresse. En octobre 2005 on estimait leur nombre à quelque 20 000. Aujourd’hui, on pense qu’environ 40 000 enfants ont besoin d’être immédiatement secourus. 

Voilà plus d’un an qu’il ne pleut plus et des millions de personnes vivant dans le nord du pays affrontent les maladies et la famine. Environ 1,2 million de personnes commencent de recevoir de l’aide, mais ce nombre pourrait atteindre les 2,5 millions d’ici la fin de l’année. Les jeunes enfants, les femmes enceintes et les mères qui allaitent comptent parmi les plus vulnérables.

Le Gouvernement kényen a déclaré l’état d’urgence et réclame de l’aide  pour la nourriture et autres besoins. 

« J’aimerais que les gens entendent vraiment les rapports provenant de ces districts – les zones touchées - et réagissent », dit Heimo Laakkonen, le Représentant de l’UNICEF au Kenya.  «  Il faut commencer à aider ces institutions, le gouvernement et les autres agences extérieures, qui travaillent dans ces conditions pénibles.

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Les programmes de santé du gouvernement, soutenus par l’UNICEF et ses partenaires, permettent d’alimenter des centaines d’enfants sous-alimentés dans le district de Mandera.

Les plaines arides sont jonchées de carcasses de bétail. Les gens ici comptent sur leurs bêtes pour survivre mais les paysans ont perdu jusqu’à 40 pour cent de leur cheptel – et les mois qui viennent pourraient être encore plus catastrophiques.

« Plus nous approchons du mois d’avril et plus la situation va se détériorer », constate Abdi Rizak Ahmed, Adjoint au responsable de la lutte contre la sécheresse. « Nous prévoyons une perte de 70 à 80 pour cent du cheptel – 80 pour cent du cheptel d’ici à avril! ». 

Les programmes d’alimentation complémentaire de l’UNICEF, et la distribution de vivres, ont permis de réduire le nombre de décès d’enfants, mais les maladies comme la rougeole et la diarrhée restent une menace permanente.

L’UNICEF développe ses programmes à grande échelle pour venir en aide au gouvernement afin de prévenir et gérer ces maladies, et d’autres encore. Il redoublera également d’efforts en matière d’alimentation de populations ciblées.

Par ailleurs, des moustiquaires traitées à l’insecticide longue durée seront offertes à 150 000 enfants. Un traitement contre le paludisme sera dispensé à 40 000 adultes et 100 000 enfants.

On a besoin d’environ 8 millions de dollars pour une aide d’urgence en matière d’alimentation et d’assainissement, mais il y aura vraisemblablement un manque à gagner de plus de 3,5 millions de dollars.

Au fur et à mesure que la sécheresse perdure et que la température monte, la crise prend de l’ampleur. Sans aide d’urgence,  la crise fera des victimes en nombre encore plus nombreux.


 

 

Vidéo (en anglais)

20 janvier 2006 :
La correspondante de l’UNICEF Jane O’Brien évoque la crise de plus en plus grave qui touche les enfants au nord du Kenya.

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