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Iran : Trois ans après le séisme, l’UNICEF ferme son bureau des urgences à Bam

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© UNICEF/HQ04-0005/Noorani
Fatima Hussain Zaidah, 5 ans, a été sauvée des décombres de sa maison de Bam, en Iran, mais six membres de sa famille ont été tués au cours du tremblement de terre de décembre 2003.

Par Bahareh Yeganehfar

BAM, Iran, 26 janvier 2007 – Trois ans après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé l’antique cité iranienne de Bam, développement et reconstruction s’y poursuivent à un rythme soutenu. L’UNICEF a fermé son bureau des urgences.
 
Le 26 décembre 2003, le séisme avait provoqué la mort de plus de 30 000 personnes et laissé des milliers d’autres sans abri. La ville et les agglomérations environnantes avaient été complètement dévastées.
 
Quelques heures à peine après la catastrophe, l’UNICEF Iran organisait l’acheminement de fournitures de première nécessité à partir de sa Division des approvisionnements à Copenhague afin de permettre aux enfants et aux familles rescapés de survivre.

Parmi les fournitures initiales figuraient des médicaments, du matériel médical, des bâches en plastique et des couvertures. D’autres fournitures avaient suivi telles que du matériel sanitaire, des centaines de trousses obstétriques et chirurgicales, des comprimés pour la purification de l’eau, des générateurs de courant électrique portables, des tentes, des « écoles en boîte » et des « trousses de récréation ».

Comme dans toutes les catastrophes, la priorité de l’UNICEF était, tout en se préoccupant de la santé des survivants, de rétablir des conditions de vie normales pour les enfants aussi rapidement que possible.

Enfants et familles réunis

Zahra, 14 ans, et Amir, 8 ans, sont devenus orphelins à la suite du tremblement de terre. Mais grâce aux efforts de l’UNICEF et du département d’état de la protection sociale, les enfants ont retrouvé leurs grands-parents et vivent aujourd’hui avec eux.

« Je me souviens toujours de mon père me poussant hors des décombres, raconte Amir, mais lui, il n’a pas réussi à sauver sa propre vie. Quand ils ont pu l’extraire de là, il avait de nombreuses côtes cassées et saignait abondamment. Il est mort avant d’avoir atteint l’hôpital. »

Immédiatement après le séisme, on avait compté environ 3 000 enfants qui avaient perdu un parent ou les deux. L’UNICEF a facilité leur soutien en formant des travailleurs sociaux qui poursuivent le recensement des enfants vulnérables et des familles ayant besoin d’assistance. Ils utilisent une base de données centralisée pour suivre les progrès des enfants et les orienter vers les services appropriés.

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© UNICEF/HQ04-0024/Noorani
Un employé de l’UNICEF distribue des carnets à des enfants d’une garderie sous une tente scolaire du camp de Bafia pour personnes déplacées par le séisme dans la province de Kerman, au sud-est de l’Iran.

Aider les enfants à faire face et à apprendre

Afin d’aider les enfants et leurs familles à faire face aux conséquences de la catastrophe et aux pertes occasionnées, l’UNICEF a établi un programme de soutien psychosocial bientôt suivi de la mise en place d’un groupe d’orientation et de la formation d’enseignants, de psychiatres et de psychologues. Dans la zone sinistrée, près de cinquante centres offrent aujourd’hui aux enfants, selon leur âge, livres, jouets, jeux, matériaux éducatifs, moyens d’accès à la technologie et services d’orientation.

Bien que presque 90 % des écoles de Bam aient été détruites par le séisme, les cours dans les classes provisoires ont repris en l’espace de seulement trois semaines. Durant le processus de suivi des enfants depuis la catastrophe, des milliers d’entre eux qui n’étaient pas encore inscrits à l’école ont été encouragés à le faire ou à reprendre leur éducation. Cinquante écoles ont été reconstruites et équipées de matériel informatique, de laboratoires de sciences et de bibliothèques.

« Cette école est plus grande, possède des espaces verts et une cour de récréation, a déclaré un fille à l’Ambassadrice itinérante de l’UNICEF Mahtab Keramati,  qui, en décembre dernier a effectué une visite à Bam. Notre ancienne école était plus petite, n’avait pas d’espaces verts et pas de terrain de sports. »

Santé et hygiène

L’appui de l’UNICEF est visible dans de nombreux secteurs dont ceux de la santé, de l’hygiène et de l’alimentation des habitants de Bam. Par exemple :

  • Un nouveau laboratoire d’analyse de la qualité de l’eau contrôle aujourd’hui la salubrité de l’eau.
  • Des centaines de canalisations résistantes aux séismes et fournies par l’UNICEF ont été installées dans la ville et un réseau local de distribution d’eau est en cours d’achèvement.
  • Neuf unités sanitaires ont été ajoutées aux lycées de filles et les cours d’hygiène sont aujourd’hui institutionnalisés.

«Aujourd’hui, la ville Bam est complètement différente de ville de Bam telle qu’elle était il y a trois ans. C’est grâce aux efforts menés par les organismes nationaux et internationaux, particulièrement l’UNICEF» a déclaré, le gouverneur adjoint aux affaires sociales de Bam, Mostafa Hemmat-Nejad.


 

 

Vidéo (en anglais)

25 janvier 2007 :
Le reportage de la correspondante de l’UNICEF, Rachel Bonham Carter, sur les progrès accomplis à Bam alors que l’agence met un terme à ses opérations d’urgence trois ans après le tremblement de terre.
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