En bref : Iran (République islamique d')

Les efforts se poursuivent pour apporter de l’aide aux survivants du séisme en Iran


Cette carte ne reflète pas une position de l'UNICEF sur le statut légal des pays et territoires représentés ou sur la délimitation de leurs frontières.

ZARAND, Iran, 23 février 2005 – Un grave tremblement de terre – d’une amplitude de 6,4 sur l’échelle de Richter – a frappé mardi, tôt le matin, la ville de Zarand, dans le sud-est de l’Iran. On déjà dénombré plus de 500 morts et ce bilan devrait s’alourdir. Des centaines de survivants ont dû passer la nuit suivante privés d’abri, dans des températures glaciales.

Le coordinateur des programmes d’urgence pour l’UNICEF, Steven Lauwerier, s’est rendu sur l’épicentre dès le tout début de la catastrophe. « J’ai visité 10 villages parmi les plus affectés. Dans quelques-uns des 40 villages touchés, quatre-vingt-dix pour cent des bâtiments se sont effondrés », indique M. Lauwerier.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Iran/2005
Au moins treize villages dans le secteur de Zarand, dans le sud-ouest de l'Iran, ont été touchés par le tremblement de terre.

Le village de Hotkan, au milieu d’une chaîne de montagnes, figure parmi ceux qui sont le plus sévèrement touchés. M. Lauwerier a observé les opérations de secours qui se déroulent en ce moment. « Des centaines de bénévoles fournissent de la nourriture, de l’eau, des tentes et des poêles pour que les gens se réchauffent. La plupart de ceux qu’on a retirés des décombres étaient morts. Le froid était glacial. Il pleuvait et neigeait. C’était vraiment épouvantable. Pourtant, dans tout ce désespoir, on a trouvé deux filles en vie sous les décombres ».

Le séisme a ravivé les souvenirs douloureux du tremblement de terre qui a ravagé Bam en 2003, une tragédie qui avait fait plus de 30 000 morts et laissé 80 000 personnes sans abri. « Dans les villages, ce sont les bâtiments construits exactement comme à Bam – en pisé – qui sont le plus gravement touchés. C’est effrayant, parce qu’on retrouve souvent en Iran ces bâtiments en pisé, qui ne résistent pas à des tremblements de terre d’une telle amplitude », a poursuivi M. Lauwerier.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Iran/2005
Les villages les plus proches de la montagne ont été parmi les plus durement touchés. Certains ont été complètement détruits.

« Sur le plan géographique, la position de l’Iran est parmi les plus exposées au monde », a expliqué Julianna Lindsey, du Bureau des programmes d’urgence de l’UNICEF. « Cela signifie que nous avons l’obligation d’aider le gouvernement à se préparer à ce type de situation. Voici pourquoi nous avons continué à accumuler des stocks dans ce pays, de telle sorte que nous sommes en mesure d’acheminer très rapidement des approvisionnements vers les zones sinistrées », a déclaré Mme Lindsey.

L’expérience que l’UNICEF a acquise à Bam lui a permis d’être mieux à même de faire face au séisme de cette semaine. L’UNICEF a déjà envoyé un camion à Zarand contenant 400 latrines d’urgence et 400 bâches en matière plastique, un camion qui était parti d’un entrepôt de Bam. Un second camion chargé de 14 grandes tentes et de 120 dalles pour la construction de latrines va partir demain pour cette zone. À la demande du gouvernement, l’UNICEF va également mettre en œuvre un soutien psychologique, avec recours à une thérapie basée sur les jeux pour les enfants, pour les aider à surmonter leur choc et leur traumatisme.


 

 

Vidéo (en anglais)

23 février 2005:
Julianna Lindsey, chargée de programme au Bureau des programmes d’urgence de l’UNICEF, parle du séisme qui a frappé Zarand (Iran).

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Audio (en anglais)

23 février 2005 :
Le Coordinateur des programmes d’urgence de l’UNICEF en Iran, Steven Lauwerier, décrit ce qu’il a vu  après le tremblement de terre de Zarand.
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