En bref: Iran (République islamique d'Iran)
Vue d'ensemble

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This map does not reflect a position by UNICEF on the legal status of any country or territory or the delimitation of any frontiers.
Avec 71,4 millions d'habitants, l'Iran est le pays le plus peuplé de la région et le seizième pays le plus peuplé du monde. Avec un produit intérieur brut de 110 milliards de dollars, l'Iran est la deuxième économie de la région. C'est également le deuxième producteur de pétrole de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ce pays détient les deuxièmes réserves de gaz naturel du monde. Le développement humain, qui s'était amélioré et progressait à la fin des années 1980 et au début des années 1990, s'est cependant ralenti et a stagné dans la seconde moitié des années 90.En 2001, l'indice de développement humain de l'Iran restait dans la catégorie « moyenne », bien qu'il ait progressé en passant de la 97e place en 2000 à la 90e en 2002. L'Iran poursuit sa transformation d'une société traditionnelle rurale à un pays semi-industrialisé et doit relever de nombreux défis, dont : a) un taux de chômage élevé (généralement estimé à plus de 25 %); b) une répartition déséquilibrée des revenus et; c) l'inégalité des chances (bien que le taux officiel de pauvreté soit de 18 %, on peut considérer que 16,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté).
L'état de santé des Iraniens s'est amélioré au cours des vingt dernières années. L'Iran a réussi à généraliser les services préventifs de santé publique en créant un vaste réseau de soins de santé primaire. Les taux de mortalité infantile et maternelle ont ainsi été considérablement réduits, et l'espérance de vie à la naissance a fortement augmenté. Les taux de mortalité infantile et de mortalité des enfants de moins de cinq ans ont respectivement chuté à 28,6 et 35,6 pour 1 000 naissances vivantes en 2000, contre 122 et 191 pour 1 000 en 1970.
Le taux de couverture vaccinale dépasse 90 % et la polio est presque éliminée. Plus de 85 % de la population a accès à des services de santé et 90 % des naissances ont lieu en présence de personnel de santé qualifié. Le taux de mortalité maternelle est de 37 pour 100 000 naissances vivantes. Environ 80 % des femmes sont vaccinées contre le tétanos. Les taux de prévalence de l'insuffisance pondérale modérée ou grave, de l'émaciation et des retards de croissance sont respectivement de 11 %, 5 % et 15 %. En 2000, le pourcentage de ménages ayant accès à de l'eau potable et à des toilettes sanitaires était respectivement de 93 % et 73 %. La malnutrition reste relativement élevée en raison de la répartition déséquilibrée des revenus et de pratiques de soins inadéquates, notamment en milieu rural.
L'Iran a un des taux de consommation de drogue les plus élevés de la région. Outre ses conséquences sociales et économiques, la toxicomanie s'avère être un facteur important de transmission du VIH/SIDA. D'après les statistiques officielles, on recense 3 680 cas de VIH/SIDA, mais le Ministère de la santé estime que le nombre véritable de cas de séropositivité est au moins trois fois plus élevé. Environ 64,5 % des personnes porteuses du VIH ont été contaminées par l'injection de drogue par voie intraveineuse, 8,9 % par voie sexuelle, 5,1 % par des transfusions sanguines et des transfusions de produits sanguins, 0,4 % par la transmission du virus de la mère à l'enfant. Environ 21 % des cas sont d'origine inconnue.
Des progrès ont également été réalisés dans le secteur de l'éducation. En 2001, le taux d'alphabétisation de la population de plus de six ans a atteint 80,4 % (85,1 % des hommes et 75,6 % des femmes). L'écart entre région urbaine et région rurale n'est plus que d'environ 14 % (86,25 % de la population urbaine contre 72,4 % des ruraux). On constate cependant d'importants écarts entre les différentes provinces iraniennes et à l'intérieur même de ces dernières. Le taux net de scolarisation dépasse 97 % et est quasiment le même pour les filles et les garçons.
Cependant, les moyennes nationales masquent des disparités entre les sexes et entre les régions. S'il est vrai que le taux de scolarisation des garçons est de 98 % à l'échelle nationale, il diffère considérablement d'une province à l'autre. Pour les filles, ce taux varie de 99 % à Téhéran à 84 % dans le Sistan-Baluchestan. L'amélioration énorme du niveau d'instruction de la population iranienne s'explique par les investissements très importants que le Gouvernement a réalisés en faveur de l'enseignement public (qui représente en moyenne 45 % du budget des affaires sociales du gouvernement depuis 1989). Malheureusement, le taux de fréquentation des établissements préscolaires est remarquablement bas (moins de 15 %), aucune différence notable n'étant constatée à cet égard entre les garçons et les filles. Des efforts devraient donc être entrepris afin de développer les possibilités d'apprentissage des enfants d'âge préscolaire.
Malgré tous les investissements réalisés en faveur de l'éducation et de la santé des femmes, le nombre de femmes travaillant, qui avait atteint juste avant la révolution un sommet de 13,8 % du nombre total des personnes employées, a décliné depuis (12 % en 1996). En décembre 2001, le Gouvernement a approuvé la présentation au Parlement d'un projet de loi relatif à l'adhésion de l'Iran à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), assorti d'une réserve générale. Le projet de loi n'a cependant pas encore été adopté par le Parlement.
L'efficacité de l'UNICEF dans ce pays s'explique par sa capacité à intégrer de nouvelles idées et des innovations aux programmes -- notamment le développement intégré du jeune enfant et la protection de l'enfant --, à leur apporter son soutien au moyen de ses ressources limitées et à y faire participer de nombreux partenaires. L'action menée en ce qui concerne la justice pour mineurs, la maltraitance des enfants, les enfants des rues et d'autres questions relatives à la protection de l'enfance a montré que le Gouvernement était disposé à écouter et à remédier à ces problèmes s'ils étaient présentés avec nuance et de façon constructive.
De même, l'UNICEF a joué un rôle de catalyseur dans la création et la mise en ouvre à l'échelle nationale de Centre ruraux de soins des enfants, ainsi que lorsqu'il s'est agi de « rompre le silence » qui entourait le VIH/SIDA et d'établir à l'intention des enfants réfugiés afghans des cours d'alphabétisation, qui ont ensuite été reproduits dans des régions de l'Afghanistan. Une étape importante a été franchie lorsque la compagnie de radio et de télédiffusion d'État a diffusé un plus grand nombre d'émissions consacrées aux droits de l'enfant. La campagne Dites oui ! pour les enfants a également suscité 1,3 million de votes d'enfants et de jeunes. La lutte contre le VIH/SIDA et l'éducation étaient les principales préoccupations des jeunes.
Les priorités de l'UNICEF
Le développement intégré du jeune enfant
- Prévention de la malnutrition chez l'enfant
- Santé infantile
- Soins et développement du jeune enfant
Éducation
- Éducation de qualité
- Réduction des disparités en matière d'éducation
- Éducation au VIH/SIDA et à la santé en milieu scolaire
- Éducation des enfants afghans réfugiés
- Éducation intégrée des enfants handicapés
Réduction des disparités sanitaires entre certaines provinces
- Réduction des disparités dans le Sistan-Baluchestan
- Réduction des disparités dans le Hormozgan
- Réduction des disparités dans l'ouest de l'Azarbayjan
- Réduction des disparités dans le Kohkiluyeh Boyer-ahmad
- Réduction des disparités dans le Kordestan
Protection de l'enfance
- Protection juridique des enfants en danger
- Prévention de la maltraitance des enfants
- Soutien familial et prise en charge dans des familles d'accueil des enfants privés de donneurs de soins
- Protection et autonomisation des enfants des rues et des enfants qui travaillent
- Soutien psychosocial en situation d'urgence
Promotion et suivi de la Convention relative aux droits de l'enfant
- Promotion de la Convention
- Suivi de la Convention
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Indicateurs de base
Classement selon le TMM5 | 83 |
Taux de mortalité des moins de 5 ans, 1990 | 72 |
Taux de mortalité des moins de 5 ans, 2006 | 34 |
Taux de mortalité infantile (moins d'un an), 1990 | 54 |
Taux de mortalité infantile (moins d'un an), 2006 | 30 |
Taux de mortalité néonatale, 2000 | 22 |
Population totale (milliers), 2006 | 70270 |
Nombre annuel de naissances (milliers), 2006 | 1407 |
Nombre annuel de décès des moins de 5 ans (milliers), 2006 | 48 |
RNB par habitant ($EU), 2006 | 3000 |
Espérance de vie à la naissance (années), 2006 | 71 |
Taux d'alphabétisation des adultes, 2000-2005* | 82 |
Taux nets de scolarisation/fréquentation à l'école primaire (%), 2000-2006* | 95 |
Part du revenu des ménages (%) 1995-2004*, les 40% les plus pauvres | 15 |
Part du revenu des ménages (%) 1995-2004*, les 20% les plus riches | 50 |













