Indonésie

Dans l’Aceh, de nouvelles classes et une zone protégée pour les enfants touchés par le tsunami

Image de l'UNICEF
© UNICEF Indonesia/2007/Estey
Après avoir jadis connu la violence, Sri Rahmadani, 10 ans, trouve aujourd’hui que l’école est un endroit sûr et agréable.

Par Steve Nettleton

PANCA, Indonésie, décembre 2007 – Sri Rahmadani, 10 ans, une élève en 4ème année de primaire, est très fière de la régularité avec laquelle elle va à l’école. « Je veux toujours aller à l’école, sauf quand je suis malade, » affirme-t-elle.

C’est un renversement spectaculaire par rapport à il y a deux ans. A cette époque, comme tous ses camarades de classe, elle était terrifiée à l’idée d’aller à l’école.

Même avant que le tsunami ne frappe cette région en décembre 2004, son village, situé aux environs de la capitale de la province, Benda Aceh, avait longtemps souffert des combats entre les rebelles de l’Aceh et l’armée indonésienne. L’école primaire de Panca avait été brûlée pendant le conflit et les classes, qui se déroulaient dans une structure provisoire bâtie à la hâte, étaient souvent annulées à cause de la violence.

Le père de Sir Rahmadani avait été kidnappé pendant le conflit et est toujours porté disparu. Elle affirme qu’elle craint toujours d’être enlevée.

« Aujourd’hui les choses vont mieux »

« Cette situation du passé, c’était dangereux mais aujourd’hui les choses vont mieux, » affirme-t-elle. « Maintenant, aller à l’école est devenu sûr, vous pouvez vous faire des amis et vous êtes à l’aise pour étudier. »

Bientôt, Sri Rahmadani et ses camarades s’installeront dans une nouvelle école permanente qu’est en train de construire l’UNICEF dans le cadre de son programme de rétablissement de l’après-tsunami ,« reconstruire en mieux ». La nouvelle école, conçue pour mieux résister aux séismes, possède des salles de classe plus grandes, une vaste cour de récréation et des toilettes séparées pour les filles et les garçons.

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© UNICEF Indonesia/2007/Estey
Dans l’Aceh Besar, les écoliers apprécient le nouveau bâtiment et les équipements de leur école.

Les responsables de l’établissement placent beaucoup d’espoir dans le nouveau bâtiment.

« Nous espérons qu’avec la nouvelle école, les enfants seront encouragés à acquérir une meilleure éducation et qu’ils pourront avoir la même qualité d’études que les élèves des villes plus grandes  – et que cette motivation stimulera l’ensemble de la communauté, » explique le responsable de l’école, Muslim, qui ne se fait connaître que sous ce nom.

Promesses pour la construction d’écoles

Panca est l’une des quelque 346 écoles que l’UNICEF s’est engagé à bâtir dans tout l’Aceh et dans l’île de Nias. Plus de soixante d’entre elles ont été achevées et environ 130 sont en construction. Quatre-vingt-six autres sont en cours de conception.

Parallèlement au remplacement des écoles qui ont été détruites ou endommagées par le tsunami, l’UNICEF s’emploie à aider des communautés qui ont pu être négligées même avant la catastrophe. L’organisme est en train de construire de nouvelles écoles dans six districts de l’Aceh touchés par le conflit, là où les inscriptions scolaires et l’accessibilité sont extrêmement faibles.

Pour Sri Rahmadani, la nouvelle école sera bien plus qu’une salle de classe.

« Je souhaite avoir des livres pour que nous puissions lire et lire encore, » affirme-t-elle. « Ici, nous pouvons aussi manger nos gâteaux, boire et nous pouvons venir avec des amis qui vivent loin de l’école. » 

Avec le soutien de  l’UNICEF, les nouvelles écoles de l’Aceh offrent aux enfants
des espaces plus favorables à  l’enseignement et pour leur permettre de grandir à l’abri de la violence.


 

 

Vidéo (en anglais)

Décembre 2007 :
Le reportage du correspondant de l’UNICEF Steve Nettleton sur l’aide apporté par l’UNICEF après le tsunami dans la reconstruction des écoles dans le département d’Aceh Besar, en Indonésie.
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