Indonésie

L’UNICEF contribue à la formation de sages-femmes pour améliorer les soins aux mères et aux nouveau-nés en Indonésie

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© UNICEF Indonesia/2007/Susanto
Maria, 22 ans, attend en compagnie d’autres femmes enceintes d’être examinée par une sage-femme, dans une clinique de Kupang (Indonésie).

Par Suzanna Dayne

KUPANG, Indonésie, 26 mars 2007 – À à peine une heure d’avion du centre touristique de Bali, se trouve un archipel d’îles appelé East Nusa Tenggara (NTT). Avec ses plages de sable blanc, ses magnifiques couchers de soleil, ses habitants chaleureux et amicaux, on pourrait croire que ce petit archipel est un endroit idyllique.

Mais derrière la beauté de ces îles se cache un grave problème de santé qui affecte presque toutes les familles. East Nusa Tenggara souffre en effet d’un des taux de mortalité infantile les plus élevés de toute l’Indonésie, en grande partie à cause d’une nutrition inadéquate et du manque d’accès à des agents de santé dûment formés.

Grâce à des fonds d’Australie et du Royaume-Uni, l’UNICEF collabore avec le Gouvernement indonésien pour offrir de meilleurs services aux mères et à leurs nourrissons. Le projet comprend un appui aux cliniques de santé locales et à la formation de sages-femmes.

« Notre projet a pour but d’améliorer le niveau de professionnalisme des sages-femmes locales, explique la Chef du bureau de l’UNICEF à East Nusa Tenggara, Virginia Kadarsan, mais nous nous heurtons à de nombreux obstacles. De nombreuses femmes enceintes ne se rendent pas compte que, même si la grossesse est une condition tout à fait normale, elle pose des risques sanitaires supplémentaires ».

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Solikha Primoes, une sage-femme, explique à Maria comment bien se nourrir pendant sa grossesse.

Des sages-femmes qui manquent de formation

Nombre d’Indonésiennes vont chez des « dukuns » – sages-femmes traditionnelles – lorsque le moment est venu d’accoucher. Ces sages-femmes ont rarement bénéficié d’une formation de santé et elles n’ont pratiquement pas accès à des équipements d’urgence.

« Les sages-femmes disent souvent aux femmes en train d’accoucher de pousser lorsqu’elles ont mal, affirme une sage-femme d’East Nusa Tenggara, Solikha Primoes. Mais après, elles risquent d’avoir des problèmes. Beaucoup d’entre elles finissent devant chez moi, épuisées et dans un état de faiblesse généralisée.

« Voilà pourquoi il est capital que toutes les femmes aient accès  à des soins adaptés au cours de leur grossesse, de façon à ce que l’on puisse identifier les problèmes de santé à l’avance », ajoute-t-elle.

Des soins de base sont essentiels

Maria, une femme de 22 ans dont s’occupe Solikha, est enceinte de son premier enfant. Un test sanguin de routine a montré qu’elle était anémique et qu’elle manquait de fer. Cette condition peut entraîner de graves hémorragies au cours de l’accouchement et même la mort du nourrisson et de la maman.

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Le bébé de Cely découvre sa mère.

Solikha a donné des conseils de nutrition et de régime alimentaire à la jeune femme et lui a fourni des comprimés de suppléments en fer, évitant ainsi ce qui aurait pu devenir une situation dangereuse pour elle et son bébé. Des soins de base de ce genre revêtent une importance capitale pour les femmes enceintes, mais beaucoup de sages-femmes traditionnelles sont incapables de les donner.

Comme de nombreuses autres sages-femmes d’Indonésie, Solikha travaille non seulement dans des centres de santé publics mais aussi dans des dispensaires privés. En plus, elle dirige un centre d’accouchement dans sa propre maison. Elle a consacré quatre salles de sa maison à cette clinique, pour l’accouchement et la récupération.

Chaque nouveau-né est un miracle.

Dès que Cely, une femme enceinte pour la première fois, a commencé à avoir des contractions, elle est vite allée chez Solikha et y est arrivée juste à temps. « Il a fallu que je parte très vite de la clinique locale où je me trouvais, affirme Solikha, cela arrive assez souvent. Mais voilà 25 ans que je fais des accouchements et j’en ai l’habitude ».

« Chaque fois que j’aide à la naissance d’un bébé, je me rends compte du miracle que cela représente et à quel point cette journée est spéciale, pour chaque mère », ajoute-t-elle.

Grâce à l’aide de Solikha, l’accouchement de Cely s’est déroulé sans incident. Son miracle à elle ? Un petit garçon de plus de trois kilos, en bonne santé.


 

 

Vidéo (en anglais)

26 mars 2007 :
La correspondante de l’UNICEF Suzanna Dayne présente la formation de sages-femmes organisée en Indonésie pour améliorer les soins aux mères et nouveau-nés.
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