Indonésie

Le séisme dans le centre de Java aurait fait des milliers de victimes ; l'UNICEF réagit

Image de l'UNICEF: Image Reuters: une survivante du séisme de Yogyakarta, isle de Java, Indonésie
© REUTERS/Crack Palinggi
Une indonésienne regarde les ruines de sa maison après le séisme qui a fait des milliers de morts et de blessés à Yogyakarta et dans le secteur environnant, au centre de Java, en Indonésie.

NEW YORK, États-Unis, 28 mai 2006 – Plus de 5 000 personnes ont été tuées dans le tremblement de terre qui a frappé le matin du samedi, le centre de Java, en Indonésie, à 5 h 55 heure locale, selon l’Agence gouvernementale de coordination de l’urgence de la province.

Le séisme, d’une magnitude de 6,1 sur l’échelle de Richter, a occasionné de sérieux ravages dans la ville de Yogyakarta et dans le secteur environnant, dont la population totale est d’environ 3 millions. Des répliques ont ensuite été enregistrées dans la journée.

Réagissant à la catastrophe en cours, l’UNICEF a fait intervenir du personnel pour qu’il évalue les besoins immédiats des victimes – en particulier les enfants. L’organisation se prépare à envoyer des fournitures d’urgence dans la zone du séisme, notamment des tentes, des trousses d’hygiène, des colis sanitaires et du matériel éducatif pour les situations d’urgence.

Image de l'UNICEF: Reuters : des blessés devant un hospital après le séisme de Yogyakarta sur l'ile de Java
© REUTERS/Crack Palinggi
Un petit garçon blessé et son père attendent devant un hôpital après le séisme qui a frappé Yogyakarta, au centre de Java.

Un témoin oculaire des destructions

Lina Sofiani, chargée à l’UNICEF de situations d’urgence, se trouvait à Yogyakarta à l’heure du séisme. Elle a dit avoir vu des maisons rasées et des immeubles commerciaux gravement endommagés.

« Le plancher a commencé à bouger; j’ai levé les yeux et j’ai vu que le plafond ondulait”, a-t-elle raconté. « La secousse était la pire que j’ai vécue. Nous nous sommes précipités dehors en courant. J’ai pris la voiture en direction de l’aéroport et j’ai vu des gens massés sur les trottoirs, saisis de panique à l’idée d’un tsunami ». Toutefois, seule l’agglomération de Parentritus, qui se trouve sur la côte, aurait été frappée par une vague.

C’est le quartier de Bantul, dans le sud de Yogyakarta, qui aurait le plus souffert. C’est là qu’il y aurait eu le plus de morts et de blessés et environ 3 000 maisons auraient été détruites.

Dans la ville, les structures de transport sont également très endommagées, des routes et des ponts étant détruits. L’aéroport est fermé, la piste ayant été abîmée et le terminal effondré. Les communications avec Yogyakarta et les environs sont difficiles.

Des hôpitaux submergés

Le réseau sanitaire de la zone frappée par le séisme aurait été incapable de faire face à l’afflux des personnes blessées lors de la catastrophe. Selon la Croix Rouge indonésienne, 3 000 victimes au total ont sollicité des soins jusqu’à présent.

Mme Sofiani, de l’UNICEF, a été témoin de la demande urgente de soins médicaux à l’extérieur d’un grand hôpital, sur la route de Solo, une ville voisine. « Des blessés étaient allongés à l’arrière de semi-remorques dans l’attente de secours », a-t-elle dit. « Même les petits dispensaires et les centres médicaux étaient submergés ».

D’autres membres du personnel de l’UNICEF, notamment les responsables des bureaux locaux de Banda Aceh et du centre de Java, sont déjà à Yogyakarta afin d’aider à l’évaluation de la situation. Du personnel supplémentaire est en cours d’acheminement depuis Jakarta et Aceh pour participer aux efforts de secours.

Des fournitures d’urgence arrivent en provenance des stocks disponibles du Nord Sumatra et d’Aceh, l’ UNICEF travaillant en coopération avec d’autres organisations des Nations Unies et avec l’administration, dans le cadre d’une réaction coordonnée à la crise.

Le responsable de l’UNICEF chargé de la communication en Indonésie, John Budd, a dit qu’au lendemain du séisme la grande priorité pour l’UNICEF était d’aider à soigner les blessés, outre la fourniture aux survivants d’éléments essentiels, tels que des produits alimentaires, de l’eau et un abri. Il a noté que les enfants, qui constituent le tiers de la population de la zone affectée par le séisme, allaient être les plus vulnérables dans les jours et les semaines à venir.

« S’ils sont séparés de leurs familles, ils sont terriblement vulnérables », a précisé M. Budd, ajoutant que l’UNICEF s’efforcerait de réunir les enfants non accompagnés avec leurs êtres chers.


 

 

Vidéo (en anglais)

27 mai 2006 :
Lina Sofiani, chargée à l’UNICEF de situations d’urgence, décrit en témoin oculaire le séisme qui a frappé Yogyakarta, en Indonésie.
 VIDEO haut | bas

Audio (en anglais)

27 mai 2006 :
John Budd, chargé à l’UNICEF de la communication en Indonésie, décrit les efforts, qui ont suivi immédiatement le séisme, afin d’aider les familles victimes du tremblement de terre dans le centre de Java. Compte-rendu de notre correspondante, Sabine Dolan.

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