Indonésie

Les enfants d'Aceh attendent avec impatience l'ouverture de la première école permanente de l'après-tsunami

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© UNICEF Indonesia/2006/Estey
Dinda, 9 ans, écrit au tableau de l’école provisoire de Muhammadiyah à Banda Aceh, qu’elle fréquente depuis le tsunami. Le mois prochain, Dinda et ses amis emménageront dans leur nouvelle école, dont les bâtiments, construits aux normes sismiques, sont également adaptés aux enfants.

By Daniel Ziv

BANDA ACEH, Indonésie, 25 mai 2006 – Les enfants d’Aceh attendent avec impatience l’ouverture de la première des nombreuses écoles que l’UNICEF construit pour remplacer celles qui ont été emportées par le tsunami de l’océan Indien.

Conformément au plan de reconstruction de l’UNICEF « Reconstruire en mieux », ce projet ambitieux prévoit la construction de 364 nouvelles écoles à Aceh au cours des trois prochaines années. Toutes ces écoles devront répondre aux normes de construction et d’éducation les plus strictes.

« Nous aurons plus de place, et plus de jouets et même de nouveaux amis parce qu’on nous a dit qu’il y aurait encore plus d’enfants avec nous dans le nouveau bâtiment », affirme Rachmat, 10 ans, en regardant le chantier par-dessus la barrière de son école provisoire.

Profiter le plus possible de la journée à l’école

La famille de Rachmat habitait avant à Lamdingin, l’une des zones frappées de plein fouet par le tsunami de décembre 2004 et elle a échappé à la mort au tout dernier moment, en s’empilant dans la voiture d’un voisin et en fuyant les vagues qui arrivaient. Rachmat habite maintenant avec ses parents et ses quatre frères et sœurs dans un camp temporaire installé dans les contreforts de Banda Aceh. Tous les matins, un car de ramassage scolaire l’emmène à l’école de Muhammadiyah, au centre de la ville, en compagnie de deux de ses frères.

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© UNICEF Indonesia/2006/Stechert
La première école a être « reconstruite en mieux » à Aceh (Indonésie) suite au tsunami devrait ouvrir ses portes en juin. L’UNICEF prévoit d’ouvrir 364 nouvelles écoles dans la province au cours des trois prochaines années.

L’école provisoire, mise sur pied par l’UNICEF peu après le passage du tsunami, est déjà tout à fait convenable. Les classes y sont grandes et les enfants réussissent à jouer et à faire du sport dans la cour aménagée entre les deux ailes de l’école

Dinda, 9 ans, est une autre rescapée du tsunami qui semble profiter au maximum de sa nouvelle vie à Muhammadiyah. Elle est une des meilleures élèves de l’école et tellement appréciée que lorsque ses parents ont voulu l’inscrire dans une autre école, plus près de chez eux, les enseignants les ont suppliés de laisser Dinda à Muhammadiyah.

« Ici, les enseignants l’aiment beaucoup », constate Afnita, la maman de Dinda. « Les 35 minutes de trajet chaque matin ne semblent pas l’affecter. Surtout maintenant qu’elle sait qu’ils vont bientôt emménager dans les nouveaux bâtiments ».

Des installations adaptées aux enfants

A la maison, après l’école, la petite Dinda s’asseoit derrière un grand bureau, un meuble qui sert également de pharmacie le soir dans le quartier et qui est gérée par un voisin. Elle aide à emballer les médicaments vendus aux patients et affirme que c’est peut-être là une formation professionnelle pour l’avenir. « Je prévois d’être médecin quand je serai grande » assure-t-elle avec fermeté. 

« J’espère que la nouvelle école sera bientôt finie », ajoute Dinda alors que nous nous promenons sur le chantier. « Ils nous ont dit qu’elle serait prête le mois prochain. Je n’arrête pas de la regarder, elle a l’air si grande et je me demande comment ce sera une fois qu’on étudiera dans ces salles ! ».

La principale caractéristique de ces nouvelles écoles, c’est qu’elle sont « adaptées aux enfants ». Pour l’UNICEF, cela signifie, entre autres, que chaque école aura un accès à de l’eau potable, que filles et garçons auront leurs propres toilettes et qu’on y a aménagé un accès pour les enfants handicapés.

Le coût d’une école de ce type et qui réponde également aux normes de construction anti-sismique les plus strictes, s’élève à 196 000 dollars E.-U. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un investissement de 90 millions de dollars effectué dans le système éducatif d’Aceh et du Nord Sumatram. Le projet devrait être terminé en 3 ans environ.


 

 

Carte du projet (en anglais)

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