Inde

Les vaccins, clé de la prévention des épidémies d’encéphalite japonaise

Image de l'UNICEF
© Reuters video
À l’hôpital BRD de l’État d’Uttar Pradesh, en Inde, une mère veille son enfant atteint de l’encéphalite japonaise. L’épidémie a tué plus de 800 personnes, pour la plupart des enfants.

Par Stephenie Hollyman

NEW YORK, 5 octobre 2005 – Dans le service pédiatrique surpeuplé d’un hôpital de l’État d’Uttar Pradesh, dans le Nord de l’Inde, Ram Kumar essaie désespérément de ranimer son fils Sagar, qui est gravement malade. Les médecins ont déjà fait tout ce qu’ils pouvaient pour aider ce jeune garçon amené ici par son père après un voyage de trois jours en char à bœufs.

Sagar, sept ans, a contracté l’encéphalite japonaise, une affection virale du cerveau qui peut entraîner la paralysie, le coma et la mort.

Des milliers de personnes sont tombées malades dans cette province du nord depuis qu’une épidémie de la maladie, transmise par les moustiques, s’est déclarée en juillet pendant la mousson. Plus de 800 personnes en sont mortes au cours des dernières semaines, pour la plupart des enfants.

Il aurait pourtant suffi d’organiser une campagne de vaccination extensive dans cette  province où l’encéphalite japonaise est endémique pour prévenir l’épidémie.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, environ 1 infection sur 300 aboutit à la maladie symptomatique, qui peut être mortelle dans 30 pour cent des cas. Les patients qui y survivent courent le risque d’être handicapés à vie.

Prévenir une nouvelle épidémie

« Nous n’avons pas les moyens nécessaires pour traiter autant d’enfants inconscients en même temps », déclare le docteur K. P. Kushwaha, professeur à l’école de médecine BRD Medical College de Gorakhpur, en Uttar Pradesh. « Nous n’arrivons malheureusement pas à fournir les soins nécessaires à tous les enfants qui ont en besoin ».

Le docteur Marzio Babille, Chef de la section santé au bureau de l’UNICEF en Inde, affirme qu’il faudrait mettre en place au moins trois millions de doses de vaccin contre l’encéphalite japonaise avant fin février 2006 pour pouvoir prévenir une nouvelle épidémie au cours de la prochaine saison de la mousson. La mousson est à l’origine de ces flaques d’eau stagnante qui facilitent la multiplication des moustiques.

Comme il n’existe que quelque 750 000 doses de disponibles d’ici à janvier prochain, M. Babille affirme que l’UNICEF et ses partenaires doivent accélérer l’acquisition d’approvisionnements en provenance d’autres sources en Asie, en Thaïlande et au Viet Nam.

« Il est inadmissible qu’en 2005 des enfants meurent parce que les vaccins ne sont pas disponibles ou sont fournis en quantité insuffisante. Ce n’est acceptable ni pour l’UNICEF, ni pour les mères dont les enfants ont été touchés par la maladie, ni pour ces enfants qui y survivront mais qui seront affectés par ses séquelles ».


 

 

Vidéo (en anglais)

5 octobre 2005 :
Le reportage de la correspondante de l’UNICEF, Stephenie Hollyman, sur les efforts déployés en Inde pour combattre l’épidémie d’encéphalite japonaise.
Vidéo fournie avec l’aimable autorisation de l’agence Reuters.

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Vidéo (en anglais)

5 octobre 2005 :
Le docteur Marzio Babille, Chef de la Section santé de l’UNICEF pour l’Inde, parle de la récente épidémie d’encéphalite japonaise dans la province d’Uttar Pradesh, dans le Nord du pays, et du besoin de se mobiliser pour une vaste campagne de vaccination.

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