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| © UNICEF Video |
| Nene, 12 ans, vit dans une des régions les plus pauvres et dangereuses d’Afrique. |
Au moment ou la Coupe du Monde de la FIFA 2006 démarre, l'UNICEF et la FIFA font campagne pour assurer un monde en paix pour les enfants. Ceci est le profil d'un des joueurs phare de l'équipe de l'UNICEF.
Par Jonathan Schienberg
NEW YORK, Etats-Unis - Roque Santerio est le grand marché de Luanda, capitale de l’Angola, un des endroits les plus pauvres et dangereux du monde. Les gens du coin disent que c’est le plus grand marché de toute l’Afrique ; rien ne le prouve, mais en revanche, sa réputation d’épicentre de la criminalité n’est pas à mettre en doute.
Le marché est jonché de monticules d’ordures, de flaques d’eau d’égout et d’aliments en décomposition. Il est envahi d’orphelins des rues souvent en butte aux revendeurs de drogue et aux bandes de malfaiteurs. C’est là que vit un fugueur de 12 ans qui répond au surnom de Nene.
Le père de Nene est mort quand il était tout petit, et Nene s’est sauvé de chez sa mère il y a deux ans.
« La nuit, on a toutes les chances de se faire voler tout ce qu’on a, y compris ses vêtements, et on peut même se faire tuer », indique le représentant de l’UNICEF en Angola Jose Marie Mendoça. « C’est très dangereux. Très, très dangereux. »
Avec d’autres enfants qui vivent ici, Nene est à présent inscrit à un programme financé par l’UNICEF qui fournit aux enfants des outils éducatifs de base et leur permet de jouer au football.
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| © UNICEF Video |
| Le football procure des joies à ce fugueur de 12 ans, dans une existence où la violence est partout. |
« Ma vie a changé »
L’Angola détient le second taux de mortalité infantile du monde. L’objectif partagé par Nene et des milliers d’autres enfants des rues en Angola est tout simplement de rester en vie. L’inspiration et la source d’espoir de Nene, c’est le football.
« Je me sens bien quand je joue au football », dit-il. « Ma vie a changé parce que maintenant je joue au football et je vais à l’école. J’aime jouer, parce que le football est une bonne chose. Tout ce que j’aime, c’est courir et me dégourdir les jambes. »
A son âge, Nene a déjà connu de nombreux traumatismes dans sa vie. Il a vu des amis se faire tuer et a dû voler de la nourriture et de l’eau simplement pour survivre. Il n’a pas de famille qui puisse s’occuper de lui.
« C’est vrai, ma famille me manque, mais ma mère vient me rendre visite de temps en temps », dit-il.
Ces temps-ci, Nene dit que tout ce qu’il veut faire, c’est jouer au football toutes les fois où il le peut. Chaque jour, il vient sur le terrain de jeux de l’église où l’UNICEF prend en charge les entraînements et les matchs de football. Ce jeu lui a permis de donner une direction à sa vie, et lui a même servi de passerelle vers l’éducation.
« J’aime le football et l’école, et j’aime apprendre à lire. Maintenant, je sais lire et écrire », dit Nene avec un sourire, l’attention rivée sur ses amis qui jouent au football.
Audio et vidéo (en anglais)
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