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Le tout premier « Rapport sur la situation du volontariat dans le monde » reconnaît la contribution des volontaires au niveau mondial

Image de l'UNICEF
© UNICEF Guatemala/2011
Julia Noethiger (au centre, en débardeur bleu), une volontaire de l'UNICEF, travaille avec les jeunes au Guatemala, les aidant à faire face à des problèmes tels que la violence, le manque d'accès à l'éducation et le VIH. Le tout premier « Rapport sur la situation du volontariat dans le monde » examine l'apport des volontaires dans le programme de développement.

Par Chris Niles

NEW YORK, États-Unis, 5 décembre 2011 – L'Assemblée générale des Nations Unies a aujourd'hui rendu hommage à l'action de ses « héros méconnus  » en donnant le coup d'envoi au tout premier « Rapport sur la Situation du volontariat dans le monde » lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée générale.

Il y a dix ans, le volontariat avait été reconnu comme un facteur important dans l'action pour le développement quand l'Assemblée générale de l'ONU avait adopté une résolution assortie de nombreuses recommandations pour les politiques de programmes afin d'encourager et d'appuyer le volontariat.

Mais, une décennie plus tard, les contributions apportées par les volontaires reçoivent rarement l’hommage qui leur revient. « Au même moment où nous célébrons le dixième anniversaire de l'Année internationale du volontariat, l'apport du volontariat n'est que toujours partiellement reconnu », a déclaré la Coordinatrice exécutive des Volontaires des Nations Unies, Flavia Pansieri. 

« Les volontaires peuvent changer le monde »

On estime que, chaque année, environ 8000 personnes se portent volontaires auprès des agences de l'ONU. S'exprimant lors de l'Assemblée générale, Flavia Pansieri a énoncé : « L'action des volontaires contribue au produit intérieur brut (PIB) des pays mais cela n'est pas juste une affaire de simple économie ». 

« Les volontaires contribuent à la paix et à la cohésion sociale, à la participation et à l'inclusion sociale. Ils contribuent au bien-être de la société en prouvant par leurs actions qu'il y a des valeurs qui motivent les êtres humains autres que le simple intérêt personnel », a-t-elle ajouté.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, n'a pas pu participer à l'assemblée mais il a adressé un message de soutien aux volontaires « avec passion et engagement, les volontaires montrent comment on peut changer le monde », a-t-il affirmé.

L'Assemblée générale a approuvé une résolution supplémentaire pour appuyer et encourager l'action des volontaires de l'ONU. En donnant le coup d'envoi au rapport, Helen Clark, l'Administratrice du Programmes des Nations Unies pour le développement, a dit qu'elle espérait que la contribution des volontaires serait complètement intégrée dans la réflexion stratégique sur le développement.

Résoudre les principaux problèmes de développement

Le rapport, qui  examine comment les volontaires peuvent contribuer à la solution des principaux problèmes de notre temps concernant la paix et le développement, montre aussi qui sont les volontaires. Il conclut qu'ils travaillaient principalement avec de petits groupes dans tout un éventail de secteurs du développement. Ils sont riches et pauvres, formés ou non, et les hommes et les femmes offrent bénévolement des quantités de temps égales. 

Il met aussi en lumière de surprenantes statistiques.

« Depuis 1998, 20 millions de volontaires, principalement locaux, ont été recrutés dans le cadre du programme mondial de l'éradication de la polio », a annoncé Helen Clark. « Ensemble, ils ont aidé à vacciner plus de 2,5 milliards d'enfants dans le monde ».

Elle a ajouté : « Le volontariat ne peut ôter aux États la responsabilité qui leur incombe de s'occuper de leurs citoyens mais il s'agit d'un complément significatif, d'un facteur qui est négligé dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ».

Le rapport a également souligné que les avantages du volontariat ne sont pas à sens unique. C'est un échange mutuel qui dote les volontaires de plus de moyens d'action et leur donne un sentiment d'accomplissement, de valeur personnelle et de dignité.

« Leur engagement n'est pas un acte condescendant de charité », a rappelé Flavia Pansieri, « mais plutôt l'expression de la relation de réciprocité où les deux parties concernées reçoivent et donnent à la fois quelque chose de positif ».   


 

 

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