Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Dans la partie méridionale de l’Inde, les centres pour enfants jouent un rôle vital dans le rétablissement des enfants au lendemain du tsunami

Image de l'UNICEF
© UNICEF India/2006/McBride
Enfants qui jouent sous l’œil attentif des surveillants dans le centre Anganwadi, soutenu par l’UNICEF, du village de Singarathoppu, dans le sud de l’Inde.
Par Rob McBride

SINGARATHOPPU, Inde, décembre 2006 – Les parents arrivent les uns après les autres pour déposer petits garçons et petites filles ; leur babillage anime ce simple bâtiment en béton où sont rassemblés des enfants d’âge préscolaire.

C’est l’un des centres Anganwadi en Inde dont le but est d'améliorer le bien-être des enfants et de leurs familles. Il en existe plusieurs disséminés dans l’ensemble du pays, mais ici dans le sud qui a été ravagé par le tsunami, ils sont particulièrement utiles aux familles qui se relèvent de la tragédie qui les a frappées il y a deux ans.

Maintenant que l’UNICEF et ses partenaires ont fourni du matériel pédagogique et des meubles dans le cadre d’une initiative de redressement en cours, les parents se pressent aux portes des garderies comme celle-ci.

« Auparavant, les parents se contentaient d’amener leurs enfants pour le repas, » affirme K. Premavathi, le responsable local d’Anganwadi qui travaille dans le village côtier de Singarathoppu. « Mais maintenant, ils veulent qu'ils restent pour jouer. »

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Après la séance du matin, les enfants du centre Anganwadi reçoivent un repas nutritif.
Un centre bien équipé

Aujourd’hui, ce village de pêcheur qui a été ravagé par le tsunami repart du bon pied. Les ports sont animés, mais les épaves des bateaux détruits sont toujours là. Avec des souvenirs aussi douloureux, il est difficile de croire que la vie a repris son cours.

L’un des enfants qui joue au centre Anganwadi, Preetha, est née quelques semaines après le tsunami. Aujourd’hui, elle joue avec des animaux en bois à emboîter dans un puzzle.

Preetha et les autres enfants du centre passent leurs matinées à jouer et à apprendre, puis ils reçoivent un repas nutritif. Dans les communautés défavorisées, comme Singarathoppu, ce service est vital pour lutter contre la malnutrition.

Généralement, les parents reprennent leurs enfants après le déjeuner. Mais dans cette région, un groupe de volontaires soutenu par l’UNICEF, contribue à élargir le service dans la communauté.

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Uma (à gauche) qui travaille comme volontaire dans la communauté, discute nutrition avec une mère lors d’une visite à domicile.
Volontaires de la communauté

Sumathi est l’une de ces volontaires. Elle passe ses matinées au centre, et après le déjeuner, elle commence ses visites dans la communauté locale. 

« Pendant ma tournée, je rends visite aux femmes enceintes pour m’assurer qu’elles se soignent bien », explique-t-elle. « Je vais aussi voir les jeunes mères pour m'assurer qu'elles nourrissent leur bébé exclusivement au sein. »

Armé avec sa liste de demandes de l'après-midi, Sumathi se fraie un chemin en bas des petites routes, allant de maison en maison, rendant visite à des femmes et des filles comme le ferait une grande soeur. Quelques petites routes plus loin, son collègue, Uma, fait la même chose, vérifiant qu'une mère de famille a compris les principes fondamentaux de bonne nutrition.

Comme tous les autres volontaires d'Anganwadi, Sumathi et Uma fournissent un service essentiel dans une communauté se rétablissant encore des effets du tsunami.


 

 

Vidéo (en anglais)

Décembre 2006:
Le Correspondant de l'UNICEF Rob McBride raconte comment un centre d'accueil pour les enfants d'âge préscolaire bien équipé fait la différence dans une communauté indienne du sud ravagée par le tsunami de 2004.
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