Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Assurer la santé des enfants des îles Andaman et Nicobar un an après le tsunami

Image de l'UNICEF
© UNICEF India/2005/Bagla
Biju est né 2 mois et demi après le tsunami de l’océan Indien qui a frappé les îles Andaman et Nicobar en décembre dernier, y faisant 3 500 victimes.

Par Priyanka Khanna

CAR NICOBAR, Inde, décembre 2005 – Un an après le tsunami qui a ravagé les îles Andaman et Nicobar au large des côtes de l’Inde, y faisant environ 3 500 victimes – dont un tiers d’enfants – 46 000 habitants de l’archipel vivent encore dans des abris provisoires. L’apport de suppléments nutritionnels et des mesures pour prévenir les épidémies ont contribué à protéger la santé des enfants; pendant ce temps, le travail de restauration des services essentiels continue.

« Le tsunami a causé une destruction presque totale », dit Subhash Misra, Coordinateur des programmes de l’UNICEF pour les îles. « Les arbres ont disparu – surtout les cocotiers qui avaient tellement d’importance ici. »

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Biju dort sous une moustiquaire car le paludisme est endémique sur l’île de Car Nicobar. Depuis le tsunami, l’UNICEF a distribué 20 000 moustiquaires dans les îles Andaman et Nicobar.

L’UNICEF est la seule organisation humanitaire qui a été autorisée à intervenir dans les 572 îles de l’archipel après le tsunami, et il continue à être le principal partenaire de l’administration locale dans ses efforts pour rétablir une situation normale.

Intervenir contre les maladies

Apporter des suppléments nutritionnels est vital pour préserver la santé des enfants. En collaboration avec l’administration locale, l’UNICEF distribue de la vitamine A et des biscuits fortifiés et aide à opérer des contrôles sanitaires à partir de dispensaires provisoires.

Une campagne conjointe de distribution de vitamine A et de vaccination contre la rougeole (également menée sur le continent dans l’État de Tamil Nadou) a été un élément décisif pour empêcher la propagation de sérieuses épidémies dans la région à la suite de la catastrophe.

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Pour aider à combattre la propagation du paludisme, on a introduit dans les îles Andaman et Nicobar des poissons qui se nourrissent de larves de moustiques.

Le paludisme est endémique dans les îles Andaman et Nicobar. L’UNICEF a
aidé à la distribution de 20 000 moustiquaire ainsi que de produits insectifuges sur les îles et a pris des mesures pour empêcher les moustiques de se reproduire, y compris en introduisant des poissons qui se nourrissent de larves de moustiques. Résultat : le nombre de cas de paludisme rapportés depuis le tsunami est en diminution.

L’UNICEF contribue également à la formation des agents de santé locaux et travaille à rouvrir les centres de soins de santé infantile appelés « anganwaadis ».

« La contribution de l’UNICEF est exceptionnelle, phénoménale », témoigne Vivek Porwal, le Commissaire-adjoint pour l’île de Car Nicobar.


Rachel Bonham Carter a contribué à la rédaction de cet article à partir de New York.


 

 

Vidéo (en anglais)

Enquête de Rachel Bonham Carter, correspondante de l’UNICEF : Comment l’UNICEF a contribué à protéger la santé des enfants des îles Andaman et Nicobar au cours de l’année qui a suivi le tsunami (Reportage en Inde de Priyanka Khanna.)

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