Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Myanmar : ils sont nombreux à dépendre depuis six mois des secours qui ont suivi le tsunami

Image de l'UNICEF
© UNICEF Myanmar/2005/Thame
Phyo Ei Khine, 12 ans, ouvre une boite avec des approvisionnements de l’UNICEF.

Par Jason Rush

PHONE DAW BYAE, Myanmar, 22 juin 2005 – Lorsqu’en décembre dernier le tsunami de l’océan Indien s’est abattu sur le village de pêcheurs plongé dans la torpeur de Phone Daw Byae, plus de 100 familles ont perdu leur logement – détruit par les vagues impitoyables. Six mois plus tard, des débris jonchent encore le sol sablonneux, à proximité du rivage.

Nombreux sont les enfants de Phone Daw Byae et d’autres parties du Myanmar dont la vie a été brisée.

« Ce matin-là, je vendais des casse-croûte avec ma mère, et nous étions en train de faire la cuisine lorsque la première grande vague a déferlé sur le rivage », dit Phyo Ei Khine, qui est âgée de 12 ans.  « Nous avons couru vers un monastère, puis la deuxième vague a frappé. Notre maison a été détruite et presque tout ce que nous possédions a été emporté ».

L’UNICEF a réagi rapidement, en fournissant aux familles touchées des colis de survie remplis de produits de première nécessité.

« Nous avons reçu de l’UNICEF une caisse contenant des couvertures, des oreillers, des casseroles et des poêles », raconte Phyo Ei Khine. 

Encore aujourd’hui, un bon nombre de familles touchées par le tsunami dépendent de ces approvisionnements.

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© UNICEF Myanmar/2005/Thame
Les enfants de Phone Daw Byaw retournent à l’école.

Rentrée des classes

Dès l’aube, le village de Phone Daw Byae vibre de la musique que déverse son école primaire. Au Myanmar, c’est le premier jour de la nouvelle année scolaire et les enfants sont visiblement heureux : revenir en classe signifie revenir à la normalité, oublier, au moins pour un moment, le chaos engendré par le tsunami.

L’UNICEF approvisionne en fournitures scolaires 60 000 enfants qui vivent dans les zones touchées par le tsunami, offrant aux élèves d’écoles primaires comme celle-là des manuels et d’autres fournitures scolaires essentielles, afin de contribuer à la réduction des frais de scolarité.

L’organisation soutient également la réparation et la remise à neuf de 400 écoles. Celles qui se trouvent dans les zones particulièrement touchées reçoivent de nouvelles citernes d’eau.

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Phyo Ei Khine devant la nouvelle citerne d’eau installée dans son école.

La vie est encore bien difficile

La famille de Phyo Ei Khine utilise encore des couvertures, des moustiquaires et d’autres fournitures provenant du colis de survie de l’UNICEF qu’ils ont reçu il y a des mois.  Sa famille dispose également de nouvelles latrines.

« Nous n’avions jamais eu de latrines avant le tsunami, mais nous possédons à présent celles fournies par l’UNICEF, [ce qui est] bien meilleur pour notre santé », indique Phyo Ei Khine.

La vie de Phyo Ei Khine et d’autres enfants du Myanmar touchés par le tsunami est encore bien difficile. L’UNICEF poursuit son travail en vue d’aider tous ces enfants dans le besoin.


 

 

Vidéo

20 juin 2005 :
La correspondante de l’UNICEF New York, Sabine Dolan, rend compte de la façon dont l’UNICEF aide les enfants du Myanmar touchés par le tsunami.

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