Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Construction de nouvelles maisons pour les Maldiviens déplacés par le tsunami

Image de l'UNICEF
© UNICEF Maldives/2005/Dan Thomas
Des pêcheurs au large de l’île abandonnée de Kan’dholhudhoo

Par Dan Thomas

Atoll Raa, Maldives, 19 avril 2005 - Vue du ciel, l’île de Kan’dholhudhoo ressemble à une ville, une ville petite mais très compacte. Des maisons étroites bordées de maisons, le dôme d’une grande mosquée et une école moderne au toit rouge se découpent sur l’horizon, de même qu’une digue en béton qui entoure l’île. Mais c’est un silence surnaturel qui accueille le voyageur qui arrive par bateau.

Kan’dholhudhoo a été abandonnée par ses 3 700 habitants. Ceux-ci ont quitté l’île  par bateau le 26 décembre 2004, jour du tsunami, pour n’y plus jamais revenir. Le Gouvernement des Maldives a déclaré l’île inhabitable parce que l’eau de mer a endommagé les fondations des bâtiments restés debout.

« J’ai cru que l’île entière s’enfonçait dans la mer, se souvient Haaron Musa, 51 ans, un employé de l’usine de poissons qui se trouvait sur la jetée lorsque le tsunami a frappé. Ce n’était pas vraiment une vague géante mais plutôt comme si l’océan s’était soulevé d’un coup et était passé par-dessus la digue, inondant l’île. Le niveau de l’eau était au-dessus de ma tête. »

Chance extraordinaire, seuls trois habitants de l’île se sont noyés ce jour-là. Au total, le tsunami a tué une centaine de personnes aux Maldives. Sur les 1190 îles de l’archipel, neuf seulement n’ont pas été inondées.

Selon Zaha Waheed, du Bureau gouvernemental des personnes déplacées, plus de 15 000 personnes ont perdu leur foyer et vivent à présent dans des abris temporaires.

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© UNICEF Maldives/2005/Dan Thomas
Bâtiments en ruine sur l’île de Kan’dholhudhoo

Haaron Musa a fui par bateau avec sa femme Arifa Hassan, leurs neuf enfants et treize petits-enfants. Ils se sont rendus dans l’île toute proche d’Un’goofaaru, où ils ont trouvé refuge chez Abdul Sattar Wajdhee.

Comme beaucoup de membres de sa communauté, Abdul Sattar Wajdhee avait l’habitude d’accueillir des gens chez lui. Avant le tsunami, il donnait souvent l’hospitalité à des habitants des îles voisines qui devaient se rendre à l’hôpital ou rencontrer le chef local.

La nuit après le tsunami, Abdul Sattar Wajdhee a accueilli soixante-deux personnes chez lui. Quelque quatre mois plus tard, il en reste encore trente-deux. Pratiquement tous les habitants d’Un’goofaaru ont été affectés par les déplacements de ceux qui n’ont plus de logement et ne savent où aller.

Depuis le tsunami, la population d’ Un’goofaaru a doublé. L’île compte à présent 2 600 habitants, ce qui pèse sur les ressources communales, y compris l’alimentation en eau, l’assainissement, les services de santé et l’école.

Mais grâce à l’UNICEF et d’autres agences humanitaires, les pouvoirs publics construisent des logements temporaires sur Un’goofaaru, afin de pouvoir loger tous les nouveaux venus.
L’UNICEF est la principale institution des Nations Unies pour l’eau et l’assainissement et il aide à garantir une alimentation en eau suffisante en fournissant des citernes d’eau et des unités de dessalement qui peuvent transformer l’eau de mer en eau potable.

L’UNICEF aide aussi à s’occuper des enfants déplacés dans les écoles en construisant de nouvelles salles de classe et des logements pour les enseignants de plus qu’il a fallu engager.


 

 

Vidéo (en anglais)

19 avril 2005
Rob McBride, correspondant de l’UNICEF, parle de la situation des habitants des Maldives dont la maison a été détruite par le tsunami.

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19 avril 2005
Dan Thomas, correspondant de l’UNICEF, s’entretient avec Mohamed Naeem, Représentant de l’UNICEF pour la protection de l’enfance aux Maldives.

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