L'UNICEF dans les situations d'urgence

Darfour : la situation pourrait se détériorer encore plus

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Une femme tient son enfant dans ses bras, qui souffre de malnutrition, dans le camp de Karare à Nyala, la capitale du Sud Darfour.

Par John Allison

NEW YORK, 7 avril 2005 – À moins de parvenir dans les mois qui viennent à un respect de la paix sur le terrain au Darfour, la situation des femmes et des enfants devrait empirer. La crise a touché plus de deux millions de personnes. En outre, comme le conflit s’aggrave et qu’on se rapproche dangereusement d’une grave sécheresse, il va falloir poursuivre l’aide apportée à la population du Darfour dans les mois à venir, comme l’a dit le Représentant spécial de l’UNICEF Keith McKenzie.

« Cette communauté va avoir besoin qu’on poursuive l’aide qui lui est fournie – au niveau alimentaire, en matière de protection et en ce qui concerne tous les services. Nous allons épauler la population du Darfour pendant les prochains 18 mois au moins », a déclaré M. McKenzie.

Ceux qui ont dû s’enfuir de leur maison ont trouvé un soutien de ce type dans l’un des nombreux camps ouverts dans tout le Darfour. La plupart des personnes déplacées reçoivent ce qui leur est absolument indispensable, et en général l’accès aux personnes dans le besoin s’améliore.

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Un homme verse de l’eau à proximité d’un groupe de logements de fortune, à Otash, un camp de personnes déplacées à la périphérie de Nyala.

Mais les enfants restent encore exposés à l’exploitation et aux mauvais traitements. Or, 1,4 million d’enfants ont été directement touchés par le conflit. Non seulement ils ont absolument besoin de protection, mais un soutien psychosocial leur est nécessaire, pour les aider à faire face aux terribles épreuves subies

« Nous traitons leurs besoins physiques immédiats, sur le plan de la nutrition, de l’eau et de la scolarisation », a dit M. McKenzie, « mais ces enfants ont été terriblement marqués psychologiquement et il est probable qu’ils vont en garder des séquelles psychologiques jusqu’à la fin de leurs jours. C’est, je crois, la plus grande tragédie dans cette catastrophe ».

« Ils désirent tous rentrer chez eux », a dit M. McKenzie, en parlant de la population des camps, « à une condition – qu’on puisse leur garantir la sécurité ». M. McKenzie a ajouté qu’il était extrêmement important de toucher les familles qui vivent encore dans les zones rurales isolées du Darfour. S’il était possible de leur faire parvenir à temps l’aide et la protection nécessaires, ils pourraient ne pas être obligés d’accomplir ce périple dangereux et souvent interminable pour parvenir aux camps.


 

 

Vidéo (en anglais)

7 avril 2005 :
John Allison, correspondant de l’UNICEF, décrit la situation actuelle au Darfour

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9 mars 2005 :
Des millions de gens exposés à la faim et à la soif au Darfour

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